« Nos politiciens vendus » et les politiciens Libéraux du Québec ont pris le pas!

La fonction publique fédérale, dont la langue de travail est l’anglais, même au Québec, est l’instrument par excellence d’assimilation des francophones du Québec et du Canada.

De longue date je déplore la piètre qualité de la langue des médias électroniques et je tente d’en saisir les salles de rédaction et autres instances. En vain!

J’ai dû constater que, bien au-delà de la faiblesse de la langue dans des médias, il y a une suite bien orchestrée qui a, encore de nos jours, pour trame le rapport de l’infame Lord Durham : soit l’oblitération de la francophonie au Canada!

C’est l’excellent ouvrage de l’ancien journaliste Paul Morissette, « Jean-Paul Perreault – Contre la colonisation des cerveaux », qui me l’a expliqué. L’affaire est sérieuse, à mon avis.

Ci-dessous, le résumé que je fais de ma compréhension de cet ouvrage, espérant que ça t’incite à le lire et à réagir face à nos politiciens VENDUS!

Raconter au Québec que la langue française en Outaouais est en danger, voire en sérieux recul, n’a rien pour inciter un Montréalais, par exemple, à appeler sa mère. Pourtant, c’est un fait. Tellement que des Québécois de cœur – pas de souche, de cœur – ont fondé, il y a une quarantaine d’années, l’organisme de combat Impératif français dans l’ancienne Aylmer, chef-lieu du comté de Pontiac.

Pendant ces 40 ans, l’état de fait a évolué, et pas dans le sens d’une amélioration du sort fait au fait français et aux parlants français. Notre langue, la seule qui soit officielle au Québec, est désormais malmenée jusqu’à Montréal. Cela devrait faire écarquiller les yeux de bon nombre de Québécois de cœur!

Vu cette inquiétante évolution, Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français et son énergique porte-parole depuis 30 ans, a élargi ses recherches et interventions au plan national. Le compte-rendu très détaillé de sa croisade pour le français se lit comme un roman (politique) dans l’ouvrage Contre la colonisation des cerveaux, de l’ancien journaliste Paul Morissette.

À l’origine

Il y a quelque 40 ans, une résidente d’Aylmer, Mme Lyse Daniels, constate que la minorité aylmeroise de la majorité canadienne-anglaise a une influence néfaste d’assimilation du tissu social québécois. Elle constate aussi que l’assimilation des francophones est encore pire dans le Pontiac. Cela l’amène à s’entourer de gens de cœur et de fonder Impératif français. Au terme de 10 ans, Mme Daniels cède sa place et c’est Jean-Paul Perreault qui accepte, à contrecœur à l’époque, d’assumer la relève.

L’ère Perreault a été riche en attaques. Même que le député libéral de Pontiac à l’époque, Robert Middlemiss (dieu lui règle son compte) lui a accolé la première étiquette trahissant sa haine à l’égard du défenseur de la Loi 101 dans son comté : « Perreault Gestapo » lui avait-il crié. Parmi les plus insignifiants politiciens à avoir siégé au Salon bleu, Middlemiss  était néanmoins le dieu des anglophones et francophones assimilés d’Aylmer et des orangistes et consorts du comté de Pontiac.

Curieusement, ces anti-francophonie préconisant des invraisemblances, comme l’annexion du Pontiac à l’Ontario, n’ont pourtant pas eu le réflexe de plier bagage et déménager de l’autre côté de la rivière, en Ontario. Sans doute parce que le gouvernement fédéral leur a rempli les poches pour pourvoir « leur défense ».

Nonobstant la Loi 101, d’abord adoptée par un gouvernement libéral (faut-il le souligner) de Robert Bourassa puis fortifiée par le gouvernement Lévesque en 1977, le gouvernement provincial a toujours eu une complaisance néfaste à l’égard de la majorité nord-américaine, vue comme minorité martyre du français au Québec.

L’attitude de Québec s’est davantage gâtée sous les premiers ministres John James Charest et Philippe Couillard, les chefs libéraux qui ont le plus fait fi de la Loi 101, comme le révèle l’auteur Morissette en citant Jean-Paul Perreault. C’est sous leur gouverne que s’est accentué le recul du français comme langue d’usage et du travail jusque dans la région de Montréal. Aussi, comme l’illustrent des statistiques incontestables évoquées au soutien de ses dires, Jean-Paul Perreault démontre que l’assimilation des francophones par les anglophones, jadis la tare d’Aylmer et du Pontiac, ronge maintenant Montréal et la métropole québécoise. Le recul du français est inquiétant partout!

Parce que, comme le démontre encore Perreault par l’entremise de Morissette, la fonction publique fédérale, dont la langue de travail est l’anglais, même au Québec, est l’instrument par excellence d’assimilation des francophones du Québec et du Canada.

Et les politiciens libéraux du Québec ont pris le pas dans le même sens en privilégiant le bilinguisme, au prix de l’affaiblissement du droit de parler et travailler en français. Ils font systématiquement fi, et impunément, de la Loi 101, leur loi, notre loi comme le démontre Perreault.

Patriote consacré

Si bon nombre de politiciens et de premiers ministres, dont John James Charest et Philippe Couillard, ont dénigré Jean-Paul Perreault et ont tenté de le ridiculiser à répétition, d’autres instances, crédibles celles-là, ont loué sa démarche.

–   Par exemple, le Richelieu international, dont la raison d’être est la promotion du français et de la francophonie à tous niveaux et paliers, lui décerne en 2005 la Médaille Richelieu international.

–   L’Ordre des francophones d’Amérique, du Conseil supérieur de la langue française lui est décerné en 2014.

–   Puis, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal fait de Jean-Paul son PATRIOTE DE L’ANNÉE 2016-2017.

–   Et, en 2018, la section canadienne de l’Assemblée des parlementaires de la francophonie le fait Chevalier de l’Ordre de la Pléiade, notamment pour ses nombreuses interventions publiques sur la place et l’importance de la langue française.

« Jean-Paul Perreault : Contre la colonisation des cerveaux »
On peut se procurer ce livre auprès d’Impératif français à www.imperatif-francais.org ou auprès de l’auteur (paul.morissette@videotron.ca)

Michel Beauparlant
Gatineau