Le monde à l’envers

La manipulation de la Loi sur les langues officielles

Il est tout de même ahurissant de voir les présidents de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) et de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), MM.  Robert Melanson et Carol Jolin, appuyer les briques et le mortier des écoles « vides » de langue anglaise comme le réclame le groupe Quebec Community Groups Network (QCGN), dont la raison d’exister est d’angliciser le Québec, plutôt que de soutenir le droit à des parents et enfants francophones et allophones du Québec, ici de Montréal, à des écoles de langue française pour les 3000 enfants entassés dans des écoles défavorisées et surpeuplées de la commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI).

Nous soulevons de sérieux doutes sur la représentativité de ces deux présidents quand on sait que le peuple acadien et la communauté franco-ontarienne se sont, eux-mêmes battus et continuent de se battre, pour leurs écoles et leur université!

Tout comme les Acadiens et les Franco-Ontariens, les Québécois de toutes origines ont aussi droit à leurs écoles de langue française quoiqu’en disent le groupe anglicisant et défrancisant QCGN et les présidents « complices et manipulateurs » de l’AFO et de la SANB. Plutôt que d’appuyer le droit des francophones et allophones du Québec à des écoles de langue française, les deux présidents, MM.  Carol Jolin et Robert Melanson, préfèrent signer un protocole en faveur du développement et de l’avancement du suprémacisme anglophone canadien au Québec en appuyant le Quebec Community Groups Network (QCGN) qui cherche par tous les moyens à « protéger les briques et le mortier » des écoles de langue anglaise vides et cela contre tout bon sens.

Si les présidents de la SANB et de l’AFO ont été à ce point dupes pour se laisser manipuler par la majorité canadienne-anglaise vivant au Québec au point d’engager leurs communautés « qu’ils sont censés » représenter, nous demandons, ici, aux populations acadienne et franco-ontarienne d’exiger d’eux qu’ils se rétractent, sinon d’envisager de les remplacer.

Adresses utiles :
Mélanie Joly, ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie : Melanie.Joly@parl.gc.ca
Quebes Community Groups Network (QCGN) : info@qcgn.ca
Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) : phominuk@monassemblee.ca
Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick : info@sanb.ca

Il est possible de se procurer le livre en cliquant sur la bannière ci-dessous

Sur le même sujet : https://www.lapresse.ca/actualites/education/201905/20/01-5226870-la-commission-scolaire-de-la-pointe-de-lile-en-crise.php

3 commentaires

  1. La loi 101 n’interdit absolument pas les menus bilingues. Au contraire ils sont considérés comme culturels et ils peuvent être de la même taille que le menu français, contrairement à la décision de la Cour Suprême. Toute personne qui est allée dans un restaurant au Québec depuis 40 ans devrait s’en être aperçue, contrairement à Ottawa où l’anglais unique est la norme.
    Quant à la loi 21, ma famille est musulmane et approuve totalement, sauf que les femmes trouvent qu’elle n’est pas assez sévère.

  2. Quand on considère qu’un restaurant peut s’afficher principalement en chinois à Scarborough mais que la loi 101 interdit à un restaurant de Gatineau de le faire en algonquin et que la loi 21 supprime les libertés des femmes en plus, il me semble que la communauté anglo-minoritaire nous fera de meilleurs alliés dans la lutte pour les droits fondamentaux que le fera la communauté franco-majoritaire.

  3. La nouveau front politique sera selui entre les partisans de l’unilinguisme officiel sur le principe de territorialité et les partisans du bilinguisme officiel sur le principe de personnalité. En fait, même les franco-ontariens se divisent dans ses deux camps selon le site suivant:

    https://www.nationfrancaiseducanada.com/

    Ceci soulève la question: dans lequel de ses deux camps Impératif Français se placera?

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