Selon Mme Anglade, il serait impossible d’imposer des cours de français aux universités anglophones !

Pourtant les universités francophones exigent la connaissance de l'anglais !

1) (Non-) Exigences linguistiques de diplomation 

Les universités anglophones n’imposent pas une connaissance du français pour obtenir le bac, même dans les programmes menant aux ordres professionnels.

L’Université Laval impose la réussite d’un test d’anglais pour l’obtention du bac dans la quasi-totalité de ses programmes. Voici quelques exemples (histoire, philosophie, sociologie) :

https://www.ulaval.ca/etudes/programmes/baccalaureat-en-histoire#section-structure

« Réussir le cours ANL-3010 Advanced English I. L’étudiant qui démontre qu’il a acquis ce niveau (VEPT : 58) lors du test administré par l’École de langues doit réussir 3 crédits de niveau supérieur en anglais ou dans une autre langue moderne ou ancienne. »

https://www.ulaval.ca/etudes/programmes/baccalaureat-en-philosophie#section-structure

« Pour compléter son programme, l’étudiant doit avoir acquis le niveau avancé I en anglais »

https://www.fss.ulaval.ca/etudes/baccalaureat-en-sociologie/structure-du-programme

« les cours de langue seconde. L’étudiant doit atteindre le niveau Intermediate English II (VEPT : 53) pour compléter son programme. »

D’autres universités ont la même exigence pour certains programmes : https://www.usherbrooke.ca/admission/programme/215/baccalaureat-en-genie-mecanique#structure&acc-000-0

« Activités pédagogiques à option – 3 crédits

Choisie parmi les suivantes, en fonction du niveau obtenu au test de classement en anglais langue seconde administré par le Centre de langues de l’Université de Sherbrooke. »

 

2) Anglicisation des cycles supérieurs dans les universités francophones  

Je parle de l’enjeu de l’anglicisation est universités francophones aux cycles supérieurs dans cette commission parlementaire (laboratoires conjoints fonctionnant en anglais, thèses écrites en anglais par des francophones, offres affichées en anglais seulement, etc.) :

http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-45203.html

Certains programmes rendent la connaissance du français optionnelle (quoique fortement recommandée) :

https://www.ulaval.ca/etudes/programmes/maitrise-en-chimie-avec-memoire

« Même si la connaissance du français et de l’anglais n’est pas une condition d’admission, … »

Idem pour :

https://www.ulaval.ca/etudes/programmes/maitrise-en-genie-mecanique-avec-memoire

https://www.ulaval.ca/etudes/programmes/maitrise-en-physique-avec-memoire

https://www.ulaval.ca/etudes/programmes/maitrise-en-biologie-avec-memoire

Etc.

La conséquence est évidemment une pression pour tenir certaines activités en anglais. C’est correct d’accueillir des étudiants étrangers mais encore faut-il fournir aux universités les ressources pour procéder à la francisation.

Il semblerait que les sciences et le génie soient davantages touchés.

Une recommandation 

Le gouvernement doit imposer un contenu minimal à la politique linguistique de chaque université et des mécanismes d’application, de surveillance et de traitement des plaintes, internes et externes, et ce, de façon contraignante, puisque l’expérience démontre un je-m’en-foutisme généralisé. Ne surtout pas se fier à la bonne foi et ne pas se fier à l’auto-régulation. Voici un exemple du pourquoi :

https://www.lesoleil.com/actualite/education/usage-du-francais-a-luniversite-laval-breches-dans-la-politique-linguistique-716720714914a94228befdfd44c12cd0

« … affirme celui qui, en janvier, a envoyé un courriel à la secrétaire générale de l’Université Laval pour officiellement porter plainte. Cette missive demeure à ce jour lettre morte. Personne à la direction de l’Université Laval n’a pu donner suite à la demande du Soleil vendredi au sujet de la Politique sur l’usage du français. »

Définition : auto-régulation : se fier à Dracula pour surveiller la banque de sang.

L’AELIÉS (Association des Étudiantes et des Étudiants de Laval inscrits aux Études Supérieures) a produit un mémoire sur la situation : https://www.aelies.ulaval.ca/assets/medias/documents/M%C3%A9moire-sur-la-place-du-fran%C3%A7ais_V2.1.pdf

Dominique Beaulieu, B. Ing., M. Sc.


Impossible d’imposer des cours de français?

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2022-03-24/etudiants-anglophones/impossible-d-imposer-des-cours-de-francais-a-court-terme-selon-le-plq.php

Question : pourquoi alors l’Université Laval impose de réussir un test d’anglais d’au moins de niveau intermédiaire II dans 99% de ses programme de bac? En cas d’échec des cours sont imposés. Ma coloc sénégalaise n’a pas encore son diplôme parce qu’il lui reste le test d’anglais à réussir. L’Université Laval anglicise la francophonie.

Bizarrement cette exigence n’a pas déclenché de crise sociale.

Bizarrement, les universités anglophones n’exigent pas de réussir un examen de français, même quand le diplôme mène à un ordre professionnel.

Dominique

1 commentaire

  1. Cette situation est totalement inadmissible. Le deux poids deux mesures, c’est acheter la paix sociale.

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