Des cégeps pour anglophones,

pas pour angliciser des francophones. Notre avenir national est en jeu.

Collège Dawson

Collège Dawson

Le gouvernement actuel fait des efforts louables pour combattre le virus de la Covid-19. Mais, en même temps, il anglicise la jeunesse dans les cégeps anglais à même nos impôts. Ces établissements existent pour desservir les seuls anglophones, soit 8,1% de notre population. À la suite d’une application étrange de la loi, la proportion des élèves inscrits au collégial anglais est passée à 19% en 2018, ce qui explique que les anglophones sont devenus minoritaires dans leurs propres cégeps. C’est le monde à l’envers.

Ainsi, 86% des élèves du cégep anglais Champlain (815 sur 947) ont le français pour langue maternelle en 2018. Ce cégep, dit anglais, est fréquenté par 94 élèves anglophones, soit 10% de l’effectif. Néanmoins, le gouvernement en a approuvé l’agrandissement en 2015. Il vient aussi d’accélérer le projet d’agrandissement du collège Dawson à Montréal (50 millions au moins), sans compter les 700 millions versés à l’université McGill (don du Royal Victoria).

L’État fournit un régime d’éducation public et gratuit dans la langue officielle à tous les citoyens, peu importe leur langue maternelle. Il assure, en outre, un régime parallèle propre aux anglophones. Les non-anglophones qui fréquentent sans droit le réseau anglais y prennent la place des anglophones et ils privent en même temps le réseau public de leur fréquentation.

Le jeune qui s’inscrit dans un cégep anglais y voit un moyen gratuit d’améliorer sa connaissance de l’anglais. Mais, ce qui l’attend au cégep est différent. Il va compléter sa formation générale à la manière des anglophones de souche et acquérir les différents savoirs en anglais : philosophie, histoire, sciences, arts et littérature. Ainsi, il apprendra Shakespeare, mais non Molière. Bref, il va baigner littéralement dans une autre culture pendant deux ans. Plus tard, il sera porté naturellement à poursuivre sa formation spécialisée dans une université anglaise et à vivre en marge de la société francophone du Québec. Des études ont d’ailleurs établi que le choix d’un cégep anglais constitue un choix de vie définitif.

Le gouvernement ne doit plus payer pour un élève non anglophone qui fréquente un cégep anglais. À bien y penser, cette politique de paiement est illégale parce qu’elle va à l’encontre de l’intention du législateur qui a institué ces cégeps pour la minorité anglaise. Un simple décret ministériel suffit pour y mettre fin.

Notre avenir national est en jeu.

Prière d’écrire à :

Le Premier ministre,
info@coalitionavenirquebec,org

ou

Monsieur François Legault, premier ministre
Édifice Honoré-Mercier
835, boul. René-Lévesque Est, 3e étage, Québec  G1A 1B4

Source : Gaston BERNIER et  Robert AUCLAIR

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