Campagne « C’est en français que ça se passe »

Que du plaisir à adhérer et à participer au « mouvement de société Impératif français » en ne parlant et ne travaillant qu’en français au Québec, des droits après tout fondamentaux!

Impératif français lance sa campagne annuelle promouvant le droit de travailler et d’être servi en français partout au Québec, dans tous les milieux de vie et dans toutes les régions. Le dernier bilan quinquennal de l’OQLF ainsi qu’une nouvelle étude rendus publics donnent tous deux la mesure de cette dégradation massive de la place occupée par le français au Québec et, entre autres, sur le marché de l’emploi dont les grandes régions de l’Outaouais et Montréal.

En outre, l’étude montre qu’une majorité écrasante d’entreprises (62,9 %), et en particulier dans les municipalités et les 19 arrondissements montréalais (83,3 %), exigent ou souhaitent que les employés qu’elles recherchent maîtrisent l’anglais. Impératif français souligne que l’absence ou l’insuffisance de compétences en anglais cause le rejet des candidatures dans près de la moitié des cas (46,2 %) au sein des administrations montréalaises, bien davantage que dans le secteur privé (29,8 %). Dans le même sens, les employeurs du secteur public affirment que les besoins de formation en anglais oral sont nettement supérieurs (31,0 %) aux besoins de formation en français (17,2%). Impératif français s’est dit surpris et profondément choqué devant ce portrait de la situation :

« Il y a ici renversement du fardeau du bilinguisme : la majorité francophone se fend en quatre pour s’angliciser pour servir sa minorité. Un peu comme si les anglophones étaient intouchables et jouissaient toujours d’une supériorité au Québec », de dire M. Perreault.



 

1 commentaire

  1. Écoutez, après avoir vécu et travaillé à Montréal pendant 10 ans, considérant qu’il s’agisse d’une ville internationale recevant des visiteurs, investisseurs et étudiants provenant de partout dans le monde, la connaissance de l’anglais est nécessaire pour pouvoir servir une portion de la population qui est parfois en cours d’apprentissage du français, ou seulement de passage dans notre belle province. Une entreprise qui travaille avec le public ou qui a des contrats internationaux ne peut pas se premettre d’engager du personnel qui ne parle que le français car cela limiterait leur croissance économique. Dans un monde où à l’international la langue anglaise est, pour le meilleur ou pour le pire, la langue la plus populaire, on ne peut pas se mettre la tête dans le sable et s’isoler du reste du monde, à moins qu’on veuille demeurer pauvre et drastiquement limité, surtout au niveau service à la clientèle. Bref, le bilinguisme, c’est la solution logique dans un monde de plus en plus connecté.

    Les employés travaillant au Québec devraient-ils tous savoir parler français? Absolument. Devraient-ils avoir le droit de s’exprimer en français au travail? 100% oui. Devraient-ils pouvoir être capable de communiquer avec la clientèle et les partenaires d’affaires qu’ils servent, surtout si ces tâches sont fondamentales au bon fonctionnement de l’entreprise pour laquelle ils travaillent? Définitivement. Très souvent, cela inclut l’anglais, surtout dans une ville comme Montréal.

    C’est simple, c’est pas de la rocket science…!

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