La colère citoyenne : les cris du cœur!

« Il est où le problème? C’est qui,... qui dort au gaz? » (Lettre ouverte)

Qui veut tuer notre belle langue française?

J’ai 62 ans et ma famille habite le Québec depuis 1652.

Aujourd’hui je me demande : suis-je trop sensible? Suis-je stupide? Est-ce moi le problème?

Chaque jour je constate de plus en plus la disparition de notre belle langue française (mon amour). J’habite à Dorval depuis 8 ans et j’ai passé la majorité de ma vie dans la région du Centre-du-Québec et de la Mauricie. Ici, les enseignes au coin des rues pour enjoindre les automobilistes de s’immobiliser, indiquent : « STOP » tabarnac. Ne vous en déplaise, ce dernier mot est dans le dictionnaire français. Ça serait beaucoup plus joli : « ARRÊT ».

Lorsque j’arrive à la caisse au supermarché, il y a beaucoup plus de revues en langue anglaises que françaises. Lorsque je vais chez le coiffeur, une majorité de leur personnel a de la difficulté à aligner deux mots français un derrière l’autre. Pas très rassurant, on ne sait jamais avec quelle tête on va sortir de là. L’autre jour, ma conjointe entre dans une boutique au centre commercial et surprise, aucune des vendeuses ne parlait français. Elles ont raté une belle vente. Lorsque je vais chez McDonald, ce que j’entends, la langue de travail est l’anglais et ils me servent en anglais. Croyez-moi sincère, je fais le « cave » je ne comprends rien en anglais. Lorsque je vais à la pizzeria, la langue de travail est, je crois, le « syrien ». Ce n’est pas rassurant non plus. De quoi ma pizza va-t-elle avoir l’air?

L’émission « La voix ». Remarquable émission pour permettre à nos artistes en devenir d’émerger et de nous épater. Mais je suis encore une fois en tab… Est-ce qu’ils font exprès pour choisir des chansons en anglais? Est-ce parce qu’il n’y a pas assez de mots dans le dictionnaire français? N’y a-t-il pas d’excellente chanson francophone pour que la relève puisse exprimer son talent? J’espère qu’ils ne sont pas subventionnés avec nos crédits d’impôt.

Les animateurs et animatrices (quotidiennes, nouvelles, émissions de variétés {pour ceux et celles qui ne comprendraient pas ce que signifie : « émissions de variétés » eh bien en anglais le mot est : « talkshow »}). On dirait qu’ils ont un frisson lorsqu’ils réussissent à introduire un ou plusieurs anglicismes dans leur présentation. Même tendance chez une majorité de nos artistes. Et que dire de la mise en marché des produits de beauté! Écrivez-moé, j’vais vous en trouver des beaux p’tits mots français qui donnent des frissons! Les publicités à la télévision, exemple la publicité du Nissan Kick = chanson anglaise. Tous les jours j’entends dans le discours français : « « marketing » (mise en marché), « cash flow » (flux de trésorerie), etc. ». Que devons-nous faire, ou jusqu’où devons-nous attendre avant d’enrayer l’hémorragie?

Il est où le problème? C’est qui,… qui dort au gaz?

Payons-nous quelqu’un avec nos taxes et impôts pour s’occuper de notre belle langue d’amour? Si oui, donnez-moé son nom!

Sur le site web de l’Office québécois de la langue française, il n’a pas d’adresse courriel pour leur écrire. Il y a seulement un « tit » formulaire. Ont-ils peur d’avoir une lettre en français trop longue à lire ? J’espère que M. Jolin-Barrette leur transférera mon courriel.

Devrons-nous mettre en œuvre un mouvement planétaire « Moi mon français »? Nous pourrions même avoir une chanson pour saluer notre langue sur le thème d’une des chansons de Félix : « Moi mes souliers ont beaucoup voyagé, ils ont fait le tour de la terre… », qui pourrait débuter de la façon suivante : « Moi mon français s’fait beaucoup maganer, il a fait tour d’la misère… »

C’est ici une minuscule, pour ne pas dire, une nano exemple de l’agonie de notre belle langue. Et que dire de l’enseignement que nous faisons à notre descendance via les jeux vidéo, les réseaux sociaux, les émissions de télévision, le manque dans les écoles. Il y a des disciplines au CÉGEP et à l’université où il est difficile de trouver des livres en français, et encore plus difficile d’en trouver des bons. Avec ce que je voie venir derrière nous en termes de génération et d’immigration, pauvre petite langue !!! J’espère que tu ne seras pas frappée par le COVID-19 en plus!

Merci de me lire, ça me fait du bien de partager mon inquiétude!

Merci de faire circuler!

Christian Hould

P.S. À moins que je me trompe et que ce sujet n’intéresse plus personne!

4 commentaires

  1. Vous avez entièrement raison, je corriges souvent les gens du slang qu’ils utilisent à propos de tout et de rien, les stations de radio, sont maudites pour cela…ils n’ont mème pas le courage de me répondre,,, moi je rie un peu d’eux…j’aimes la poutine fesses(au lieu de fest) la plée liste(play list)Mème Charlevoix, le berceau de la plus grande famille du Québec, les Tremblay, ne cesse d’employer des mots en anglais, dans leur publicité…quel mépris de notre belle langue française…

    • Je corrige*

  2. Et que dire delà un Belair direct assurance on emploie des mots comme (bumper ). Zipper) c’est choquant

  3. Comme vous avez raison M.Hould ! J »endosse toutes vos récriminations : chansons anglaises accompagnant les commerciaux, choix anglais de Pascale Picard et de bien d’autres. . C’est d’un snobisme. Être bilingue est un plus , mais on se doit d’ utiliser le français quand on s’adresse aux francophones dans une province francophone , de surcroit. Pauvres colonisés !

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