Tout ceci pue! On vous manipule!

Des recherches prétendues scientifiques

Des (pseudo)chercheurs établissent qu’il y a un lien entre la réussite scolaire et la réussite scolaire. Ouah! Faut le faire! Et cela, de surcroît au sein de clientèles présélectionnées! Pour après, pour les besoins de la cause, établir une corrélation statistique qui confirme « la vision souhaitée »! C’est ce qui s’appelle du tripotage, de la manipulation, de la désinformation! En espérant que ces (pseudo)études n’ont pas été subventionnées à même nos impôts.

Mais, le pire est que, demain, des journalistes, des chroniqueurs et des animateurs de médias, comme celui-ci, le répéteront sans nuances participant ainsi à multiplier des perceptions au sein du public qui, à son tour,  les fera siennes et les répéteront aussi sans nuance comme étant une vérité, un mantra. Même des professeurs et enseignants le répéteront! Les facultés universitaires en sciences de l’éducation s’en galvaniseront.

Ce qui est vrai et cela sans aucun doute est que l’élève qui est fort a plus de chance de l’être dans plus d’une matière. Que l’élève qui est fort en français, le sera aussi dans d’autres matières. L’anglais n’a rien à voir avec ceci!!! Sauf si l’on veut vous laver le cerveau!

Réfléchissons un peu! Si, comme le dit le titre ci-dessous que «  L’anglais intensif ne nuit pas au français », pourquoi l’inverse « Le français (lire aussi l’espagnol, l’italien, le mandarin, etc.) ne nuit pas à l’anglais » ne s’applique pas à l’anglosphère mondiale qui pratique partout un unilinguisme béat d’exclusion. Juste ici au Canada, les Canadiens anglais ignorent le français dans une proportion de 91 %.

Ne soyons pas dupes! Ces manipulateurs et désinformateurs participent au pouvoir économique et culturel et à la vision suprémaciste pour faire de l’anglais, la langue unique universelle au détriment de la biodiversité culturelle mondiale! Et, ici, à la vision canadienne en faveur de l’anglicisation et du bilinguisme surtout des francophones! Tout ceci pue!

Pour en savoir plus sur cette désinformation : https://www.tvanouvelles.ca/2019/08/17/langlais-intensif-ne-nuit-pas-au-francais-1

1 commentaire

  1. Si vous me permettez en tant que franco-ontarienne de faire un petit commentaire sur la politique d’enseignement de langue seconde du Québec. Quand on la compare à la politique hongroise, la québécoise me semble écrite par des imbéciles.

    Ce n’est pas que la Hongrie ne met pas l’accent sur la maîtrise d’une langue seconde (bien au contraire, son ministère de l’éducation l’exige à un haut degré), mais plutôt qu’il n’impose pas une politique du tout-à-l’anglais. Les écoles peuvent choisir d’enseigner et les élèves d’écrire leurs tests parmi plus de 20 langues, la langue des signes hongroise, le latin et l’espéranto y compris. Comme résultat, le bilinguisme personnel ne rend pas l’hongrois superflu car l’hongrois demeure toujours la seule langue commune. Le Québec ferait bien d’inviter un expert du ministère de l’éducation hongrois pour aider le Québec à écrire une politique d’enseignement de langues secondes plus raisonnable que le tout-à-l’anglais actuel.

    En tout cas, voilà l’image d’une franco-torontoise de la politique d’enseignement de langues secondes du Québec.

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