« Nous collaborons à la disparition du français »

Nous sommes passés, dites-vous, de l'enrichissement mutuel des langues à l'asphyxie de la langue française par l'"anglobal".

Poète, essayiste, romancier, dramaturge et grand spécialiste de Rimbaud, Alain Borer déplore, en amoureux de la langue, notre soumission au modèle dominant de l’anglais. Un asservissement synonyme, selon lui, d’appauvrissement.

(…) Les Anglo-Saxons ont deux grands problèmes. Le premier est de ne pas vouloir savoir qu’ils parlent français à 63% : somme toute, l’anglais est du français mal prononcé. C’est un véritable symptôme collectif, un gigantesque refoulement. Le second, qu’ils s’interdisent de parler français. Leur projet est explicitement hégémonique. On l’a vu lors des Jeux olympiques de Londres.

(…) La langue et la culture françaises sont désirées partout dans le monde comme une alternative au modèle anglo-saxon. Mais nous, nous y avons renoncé. Sinon, nous verrions tous les jours à la télévision les Québécois, les Belges, les Suisses, les Burkinabés… Or que nous propose-t-on ? Des séries américaines. La France a renoncé à la francophonie pour prendre part à l’Europe anglophone.

La suite  à https://www.lexpress.fr/culture/nous-collaborons-a-la-disparition-du-francais_1611912.html

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1 commentaire

  1. J’ai fait connaître mon désir d’exclure la France de la Francophonie, afin que les français et, par là-même, les pays francophones et les francophones du monde entier, voient en face la réalité de la politique française. De la ville à l’État, en passant par les départements et régions, la France se ridiculise devant sa ferveur quasi mystique de passer à l’anglais pour accomplir je ne sais quelle tâche divine. La France a abandonnée une première fois en s’adossant aux États-Unis (abandonnant alors l’informatique et les ordinateurs, mais aussi le secteur des mémoires informatiques dont elle détenait une grande part de marché), puis plus tard en s’abaissant face aux pays qui avaient subi l’interdiction d’apprendre une autre langue que l’anglais en première langue étrangère, via les dispositions colonialistes de l’AELE (Suède, Norvège, Finlande, Danemark, Autriche, Suisse, Islande, Liechtenstein, Grande Bretagne). Profitant d’un gouvernement anglophile, celui de Jospin, et de l’ignominie de la droite française, l’anglophonie a donc progressé très vite alors que le français devait se trouver à priori renforcé par les pays de l’est, mais comme la France ne s’est pas opposée à l’Angleterre, qui aura appuyé des élus européens pour qu’ils imposent aux pays entrant dans l’UE d’échanger uniquement en anglais (et pas dans leur langue et encore moins en français), on voit donc tout le carnage linguistique d’aujourd’hui, avec des citoyens qui croient que l’anglais est langue mondiale et qu’elle l’a toujours été…alors que l’anglais était pratiquement inconnue en 1959 en Europe, et guère plus ailleurs que dans les colonies britanniques dans le monde, et même certaines de ses colonies (Egypte) préféraient le français… Bref, ce monde est complètement pourri économiquement, et il l’est aussi culturellement et linguistiquement. Rien à sauver, et c’est pour cela que tout le monde francophone doit se battre, car ce système est au borde de gouffre et il suffirait de peu pour le voir se désorganiser, en bousculant les élus et en changeant leur mentalité d’inférieurs inculquée par les germaniques et les anglophones, qui nous rabâchent sans cesse que la Francophonie n’est pas importante car ils ont peur justement de son importance, tant économique que culturelle, une sorte de vengeance intemporelle pour une langue qui a rayonné pendant plus de trois siècles et pourrait encore le faire sans ses politiciens formés à l’école anglo-saxonne et détruisant actuellement la nature libertaire, égalitaire et fraternelle de la France..

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