La Ville de Montréal et ses pratiques d’embauche anglicisantes

Tout est dit!

Les anglophones et allophones n’ont pas à apprendre ou à connaître le français puisque, pour les trois postes étudiants en horticulture à pourvoir ci-dessous, « la connaissance de l’anglais ou de toute autre langue est un atout. »

Après tout, selon l’offre d’emploi ci-dessous, les étudiants auront comme « défis » d’assurer « le bon fonctionnement des comités bénévoles des jardins communautaires de l’arrondissement Sud-Ouest, ainsi que le respect, à l’application des normes et des procédures. (Et de) dispenser des conseils de nature horticole aux jardiniers et ce, dans un contexte interculturel. »

Ce contexte interculturel ne devrait-il pas motiver « davantage » la Ville de Montréal à s’assurer que la langue de travail, d’information et de communication est le français, la langue commune d’usage public et de la diversité?


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Exigences

Scolarité
Être étudiant(e) à temps plein au diplôme d’études collégiales (DEC) général. Toute autre combinaison de diplôme et de domaine d’étude pertinent à l’emploi peut être considérée.

Expérience
Aucune expérience requise.

Autres exigences
Afin d’être admissible à l’emploi, il est obligatoire de joindre à votre demande d’emploi les documents attestant que vous remplissez les conditions d’admissibilité:
Une preuve d’inscription à temps plein dans une institution scolaire pour la session d’automne 2019 (Ce document peut être ajouté ou produit ultérieurement);
Une copie du relevé de notes de l’année scolaire en cours.

Notes additionnelles
La connaissance de l’anglais ou de toute autre langue est un atout. Posséder de l’expérience dans le domaine de l’horticulture est également considéré un atout.

5 commentaires

  1. J’ai aussi compris de cette offre d’emploi que la connaissance de l’anglais ou de tout autre langue est un atout et que le français est la langue de travail.

  2. Je travaille à la STM et l’anglais n’est pas une nécessité pour y travailler.
    Alors, à la Ville de Montréal , cela ne devrait être une nécessité.
    Vive la francophonie.

  3. Occulter (cacher) que le français soit prioritaire au Québec est un camouflet à notre langue commune et obligatoire pour TOUS…

    • Je suis d’accord que nous avons tout avantage à être très clair. Je comprends bien ce que je lis comme connaissances requises… Nous en avons assez eu de cela…

  4. En disant que c’est un atout, cela veut simplement dire que cela s’ajoute à la connaissance du français qui est la connaissance de base requise. Je dénonce quotidiennement les outrages trop nombreux faits à ma langue, mais là vous semez une confusion inutile et, surtout, vous lancez une inexactitude ce qui me semble tout à fait inapproprié et de nature à nuire à la cause que nous défendons.

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