Discrimination fondée sur la langue : le Projet de loi n° 40

Le Projet de loi n° 40, système à deux vitesses qui accorderait des droits aux anglophones dont ne disposeraient pas les francophones.

Impératif français suit avec intérêt le débat de structures en éducation et s’étonne de constater que, dans son Projet de loi n° 40, le gouvernement du Québec veuille instaurer un système à deux vitesses qui accorderait des droits aux anglophones dont ne disposeraient pas les francophones.

Il s’agit-là d’une discrimination fondée sur la langue et il nous apparaît injustifiable que des Québécoises et Québécois aient davantage de droits parce qu’ils sont de langue anglaise. Accepter la perte d’un droit citoyen et démocratique pour les francophones lorsqu’il est maintenu pour les anglophones représente un recul pour tout le Québec et un geste discriminatoire que nous demandons au gouvernement de réexaminer en profondeur. Une approche revalorisante de la démocratie scolaire est plus importante, à notre avis, que la mise sur pied d’un système discriminatoire à deux vitesses. Par exemple, pourquoi ne pas tenir les élections scolaires au même moment que les élections municipales, comme cela se fait ailleurs, faciliter le vote électronique…?

À défaut de traiter toutes les Québécoises et tous les Québécois avec équité et sur un pied d’égalité, soit en abolissant toutes les commissions scolaires sans discrimination linguistique, soit en les maintenant toutes, le gouvernement doit envisager de mettre en veilleuse son projet le temps de le réexaminer et en profiter entre temps pour s’attaquer aux enjeux centraux pour l’éducation et la réussite de nos jeunes à l’école.

À ce sujet, les besoins criants en éducation et particulièrement en éducation publique réclament toute l’attention du gouvernement. La valorisation des enseignants, leurs conditions de pratique dans la salle de classe, l’intérêt pour la profession, la pénurie d’enseignants, l’apprentissage et la maîtrise du français dans le système scolaire de langue anglaise du primaire à l’université, la langue d’usage hors classe dans les écoles de langue française entre autres à Montréal et en Outaouais, la composition des groupes et les services périphériques aux élèves ayant des besoins spéciaux ne sont que quelques exemples de priorités urgentes.

1 commentaire

  1. Au Québec depuis 40 ans, d’origine française, je ne vois aucune amélioration dans l’usage du français: toujours aussi mauvais aussi bien parlé qu’écrit. Oubliez les anglais et enseignez un français authentique! Dans 20 ans, vous parlerez comme les gentils acadiens!

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