APPEL INTERNATIONAL DES 100 POUR REFUSER LA DICTATURE DU TOUT-ANGLAIS

Au chef de l'État premier contributeur de la Francophonie, ce collectif demande de cesser collaborer à la colonisation de notre pays (et de la Francophonie).

Dans sa qualité, dans son usage même, la langue française sombre en déshérence. Comme tant d’autres langues, et avec trop d’autres cultures, elle se trouve de fait colonisée par l’hégémonie anglo-américaine.

À l’occasion du soixante-dix-neuvième anniversaire de l’appel à la résistance du Général de Gaulle, un collectif composé de représentants de vingt-cinq nations s’adresse au Président de la République française.

Au chef de l’État premier contributeur de la Francophonie, ce collectif demande de montrer l’exemple de la résistance, plutôt que de collaborer à la colonisation de notre pays.

Intégralement publié le 16 juin dans le quotidien français « Le Parisien / Aujourd’hui en France », le manifeste reçoit le soutien de cent signataires, aussi divers que, entre autres, l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet, ou le neuro-psychiatre Boris Cyrulnik, le chanteur Pierre Perret ou la championne Jeannie Longo, l’écrivain Didier Van Cauwelaert, ou l’Acadien Zachary Richard (« Travailler, c’est trop dur »), le Suisse Jean Ziegler, vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU ou Agnès Rosenstiehl, (auteur-illustratrice de « Mimi Cracra »), le Québécois Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français, le Franco-Ontarien Benoît Cazabon, linguiste, co-fondateur et ex-directeur de l’Institut franco-Ontarien, et plusieurs autres.

La liste des signataires du manifeste publié ci-dessous est accessible à https://manifestefrancais.blogspot.com/

Collectif LANGUE FRANÇAISE
Langue-française2018@laposte.net

Diffusé par :
Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications
imperatif@imperatif-francais.org

Il est possible de se procurer le livre en cliquant sur la bannière ci-dessous


MANIFESTE ADRESSÉ AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

À l’initiative du collectif LANGUE FRANÇAISE, cent signataires des cinq continents demandent au Président de la République française de protéger la langue française, et à travers elle les langues et les cultures du monde, du colonialisme anglo-américain. Ceci à l’occasion du 79ème anniversaire de l’appel du Général de Gaulle.

Monsieur le Président de la République,

La langue française va mal.  Étouffée par l’anglo-américain, elle voit désormais son usage même évincé par cette dernière langue devenue si peu étrangère. Confrontée à cette invasion, notre mémoire renvoie en écho un passé douloureux de soumission et d’oubli de soi. Une majorité capitulatrice plaidera le réalisme, hermétique aux cris sourds d’une identité enchaînée par une pseudo « langue universelle », en réalité servante d’un maître particulier.

Le français outragé, le français brisé, le français martyrisé. Mais le français rendu à la dignité si, Monsieur le Président, vous choisissez de suivre enfin la trace laissée par l’esprit de résistance.

– Il est demandé au chef de l’État premier contributeur à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), de montrer l’exemple :   en renonçant à l’emploi de l’anglo-américain à l’étranger, quand le  français demeure l’une des deux premières langues d’usage d’une majorité d’organes internationaux ; en renonçant à l’utilisation peu digne de l’anglo-américain en France même, décourageant ainsi nos visiteurs de pratiquer une langue désertée par ses locuteurs naturels.

– Il est demandé au chef de l’État : De faire étudier une loi renforçant le dispositif linguistique présent en en rendant notamment l’application contraignante. De rappeler aux autorités judiciaires leur pouvoir de poursuivre les contrevenants à une loi constamment bafouée. De rappeler, immédiatement, les préfets à leur obligation de contrôle de légalité pour les collectivités en infraction, par défaut, avec l’article 15 de la Loi du 4 août 1994.

– Il est demandé au garant de la Constitution d’interrompre la marche suicidaire vers l’intronisation de la langue anglo-américaine comme seconde langue officielle de la nation ; ainsi devrez-vous mettre un terme au projet sacrilège prétendant dispenser dans les établissements scolaires des cours de matières générales en anglo-américain.

Ce manifeste reçoit des signatures venues de France, mais aussi des francophones du monde entier. Du pays source de la langue commune, la Francophonie attend légitimement le signal fort d’une résistance enfin consciente de l’enjeu.

– Il est donc attendu du chef de file de l’OIF qu’il mette la politique étrangère de la France en accord avec les revendications humanistes de l’organisation, fidèle à la langue des Lumières,  celle de l’égalité et du partage. À cet égard, nous déplorons l’installation au poste de secrétaire générale de l’OIF d’une personnalité rouandaise membre actif d’un régime politique détestable.

– Il est attendu du chef de file de l’OIF qu’il défende l’usage de la langue française, non qu’il le rétrécisse. Les francophones se sont particulièrement émus de votre adoubement, lors du dernier Sommet de la Francophonie, de l’anglo-américain comme « langue d’usage » pour le monde. À en juger par le dynamisme économique d’une majeure partie de l’Afrique francophone, comme par la vitalité économique du Canada francophone, terre de créativité et de haute technologie, leur « langue d’usage » – le français – en vaudrait pourtant d’autres.

Lors de ce Somment, nous vous avons également entendu ceindre la langue française du titre de « langue de la création ». Conviendrait-il déjà que l’État encourageât les appellations françaises pour baptiser nouveaux produits et services créés par toute entreprise revendiquant son aide ; mieux, par toute entreprise où entrent des capitaux d’État. Or il se produit très exactement l’inverse.

Faute d’avoir su précéder le Québec comme référence mondiale pour la défense du français, du moins sachons nous inspirer de sa pugnacité et abandonner nos comportements serviles. Il y va de notre identité nationale et de l’avenir de la Francophonie.

Nous vous remercions de l’attention que vous voudrez bien porter à notre requête.

Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à notre haute considération.

Les signataires du manifeste à https://manifestefrancais.blogspot.com/

Collectif LANGUE FRANÇAISE
Langue-française2018@laposte.net

Diffusé par :
Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications
imperatif@imperatif-francais.org

5 commentaires

  1. Je privilégie le français partout où je me trouve, j’accuse les français de France d’utiliser des anglicismes de plus en plus acceptés dans le langage courant. Tous les commerces, canadiens ou étrangers, faisant affaire au Québec se doivent de fournir des renseignements sur leurs produits dans les deux langues officielles, même Amazon, quiconque y déroge; j’interviens en leur signalant leur manquement.

  2. Dans le même temps, la RATP (renommée RATP GROUP sans E), qui est en charge du métro parisien et est une entreprise publique, a commercialisé un « navigo easy ». Utilisant peu la RATP, cela m’avait échappé, mais j’ai demandé la rectification.
    Le billet de transport de la SNCF en région parisienne pour les gens de passage, qui doit voir le jour, a par contre été contesté.
    On rappellera que dirigeants de ces deux entreprises publiques se gaussent des lois depuis longtemps. Et par là-même, nos députés, sénateurs, ministres et présidents également, car ils savent bien qu’il est difficile pour un particulier de porter plainte (et impossible au niveau européen pour rappeler à l’UE ses obligations).
    J’ai rappelé à ces organismes d’État que la langue de la France est le français et que l’utilisation de l’anglais est illégale et inepte.
    Par ailleurs, on rencontre beaucoup de bilinguisme, chose également interdite.
    La France doit se doter d’une loi qui interdise, dans le privé comme dans le public, l’utilisation de l’anglais (et par là même, de toute autre langue: mais beaucoup de migrants respectent notre langue, ce sont les français eux-mêmes qui montrent la mauvaise voie à suivre).
    Le premier pays touristique du monde est connu pour sa culture, les étrangers ne viennent pas pour y voir de la restauration rapide états-unienne, des cafés américains et des panneaux écrits uniquement en anglais ou, dans le meilleur des cas, « aussi » en français.
    Là-dessus, la mairesse de Paris et aussi la présidente d’île de France, la sombrement réputée francophobe Valérie Pécresse (qui a poussé à l’anglicisation à chaque ministère qu’elle a hanté et n’est devenue présidente de région que sur un concours de circonstance: l’inaptitude à gouverner de François Hollande) devraient se voir signifier non seulement des amendes, mais aussi devraient être relevées de leurs fonctions, tout au moins la deuxième.
    Mais en France, on a l’habitude de baisser la tête alors que tous envient pourtant le génie français qui a inspiré pendant des siècles beaucoup de peuples, et dans de nombreux domaines. A croire que tous les combattants habitent au Québec, quand on voit le marasme associatif autour de la langue française en France.
    Le secteur médical et scientifique s’est par exemple anglicisé, on se demande bien pourquoi: certains avancent pour seul moyen de défense le fait de pouvoir être lu. Qu’ils se rassurent, si quelque chose intéresse le monde anglo-saxon, ils auront vite fait de traduire.
    De plus, j’avais personnellement fait remarquer que c’était donc, non pas une histoire de travailler au bien être des français puis du reste du monde, mais une question d’intérêt personnel, de carriérisme. Comme c’est le cas pour l’institut Pasteur, qui réclame de l’argent en français pour ensuite faire ses réunions en anglais, ou l’éditeur Gründ qui avait été fier d’annoncer l’anglicisation de son Benedit (ouvrage de référence mondiale dans les arts) sous prétexte que 50% de ses acheteurs étaient…étrangers (les 50% français on s’en fout, comme des 50% étrangers qui ne se plaignaient pas de la langue) et qui cachait en fait des économies pour angliciser le livre afin de revendre les droits aux anglophones, qui ont racheté l’ensemble, l’ont mis sur internet et n’ont pas eu à traduire, mais présentant uniquement en anglais la version dématérialisée de l’ouvrage. Je cite sciemment des épisodes passés de la défrancisation pour rappeler à quel point une seule initiative de l’État aurait été tous ces processus d’anglicisation.
    L’État manque gravement à son devoir, il convient de le lui rappeler: l’heure n’est plus aux formulations ni aux usages protocolaires. L’heure est au combat.

  3. Halte à l hégémonie du tout pour l anglais

  4. il conviendrait aussi de soutenir les francophones là où ils sont persécutés…

  5. Même à l’étranger, le président chinois parle … chinois, le président russe parle… russe, la chancelière allemande parle…allemand, mais le président français fait le pédant et parle…anglais. Pas étonnant que le français régresse.

Les commentaires sont fermés pour cet article.