Anglomanie et anglolâtrie française

Manifeste adressé au président de la République française

Drapeau de la francophonieUne entrevue de Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français, par Mathilde Munos de France Inter pour diffusion.

L’entrevue est accessible après une « chanson anglo-américaine! », soit à + ou – 25 minutes du début de l’émission « Le 5/7 du lundi 17 juin 2019 » à : https://www.franceinter.fr/emissions/le-5-7/le-5-7-17-juin-2019

1 commentaire

  1. Ce sont les associations de défense et promotion de la langue française qui sont aussi responsables, surtout celles qui sont subventionnées.
    En effet, l’État, quotidiennement, se met en illégalité avec la loi (loi logique et rationnelle). Et personne ne bouge, alors que j’ai déjà adressé des courriels à ces associations (ayant fait partie de certaines d’entre elles également) qui sont largement restés sans réponse, à ce titre seule l’AFRAV semble bouger et parfois répondre, pendant que les autres dorment d’un sommeil génocidaire.
    Il suffirait pourtant à ces associations de porter plainte pour avoir gain de cause, tout en réclamant le respect scrupuleux de la loi ains que des dommages et intérêts et remplacer notre système de veille linguistique complètement inepte par ces mêmes associations. A titre individuel, sans aller jusqu’à porter plainte, j’ai fait supprimer du bilinguisme, même au niveau d’une grande institution régalienne, bilinguisme revenu depuis, mais n’étant pas président d’une association et agissant à titre individuel, ce n’est plus à moi d’y aller franco car il peut y avoir des effets sur l’individu (pression, menace, blocages administratifs) mais bien aux associations d’agir collectivement, car il y a beaucoup de délits linguistiques, privés ou publics, mais en s’orientant déjà vers le public, il y a déjà fort à faire… Ainsi, Paris, la région parisienne, Montpellier, probablement Lyon, les entreprises publiques (SNCF en 1er lieu, la Poste, mais aussi la Française des Jeux) déversent leur anglolâtrie, voire même leur francophobie, dans une complète indifférence de la plupart des associations francophones, alors que sur place, les gens en ont marre de voir la langue française marginalisée au profit de l’anglais.
    C’est Impératif Français qui, seul ou pratiquement seul, dénonce régulièrement les travers de la société française. Ces travers ne sont pas un effet du hasard ou de l’incompétence des élus, il s’agit d’une duperie et d’un vaste -disons le mot- complot visant à établir l’anglais comme langue principale puis unique. On retiendra l’actuelle présidente de région IDF Valérie Pécresse, qui va probablement, par opportunité, rejoindre LREM ou le MODEM (deux partis de droite dits « centristes ») et qui aura grandement travaillé à défranciser les universités et à faire parler ses petits amis anglais entre eux, tout comme Lagarde l’avait fait au ministère de l’économie, alors qu’elle est incompétente déjà dans son propre travail.
    Or, l’économie réelle est certainement plus fiable en France que dans n’importe quel pays anglo-saxon: soit ces pays vivent des ressources naturelles dont ils ne sont en rien à l’origine, soit créent une économie artificialisée (comme la France en prend le chemin rapidement avec Macron) en vidant l’épargne populaire, en privilégiant le crédit et la consommation, pour définitivement enterrer les notions mêmes de précaution et d’intérêts publics.
    Un président états-unien n’avait-il pas dit qu’il avait commis la bourde magistrale d’offrir les États-Unis au privé ? C’est pourquoi, dans ce pays, rien ne progresse humainement, et que les minorités sont donc plus actives pour faire reconnaître leurs droits et se constituer en groupes de pression puisque ce n’est pas l’État qui le fera.
    Alors que tous les pays au monde devraient s’acheminer vers les nationalisations pour contrôler leur avenir, tout est fait de manière inverse, de façon à ce que le rouleau compresseur anglo-états-unien, ses multinationales qui se forment à la faveur des aléas économiques, rejointes aujourd’hui par les chinois, dominent et imposent l’anglais pour des raisons strictement impérialistes et économiques -donc politiques : le système français est un ennemi du privé-, méprisant ainsi plus de 200 langues.

    Pour les technologies les plus récentes, la dématérialisation de la musique, du cinéma, du jeu video est à la merci des entreprises privées états-uniennes, fortement aidées par leur pays à faire main-mise sur toute la diffusion et l’exploitation, en oubliant au passage la nécessaire, ne serait-ce que par respect, mise aux normes linguistique dans chaque pays: ainsi, Steam, Netflix, Facebook… font la pluie et le beau temps. Sans se forcer au multilinguisme. Étrange, provenant d’un pays qui n’aurait jamais dû parler anglais à l’origine et qui doit beaucoup aux crédits français et à la culture importée sur le continent nord américain. A croire que seuls les espions anglais sont efficaces…Tout comme en Europe, où on a forcé les pays à s’angliciser (AELE) avant que l’Angleterre ne la quitte une fois l’anglicisation en marche et demande son intégration à la CEE pour y faire la même chose (dès 1964, mais De Gaulle y fit constamment barrage). Au final, à Bruxelles et à Strasbourg, deux villes de la francophonie et appartenant à des territoires ou pays francophones, dans le cadre de l’Union Européenne, s’affichent en anglais, au mépris même de sa propre loi. On ne verrait pas ça à Genève…ou alors moins!
    Dernièrement, alors que le français est langue officielle de la FIFA, n’en déplaise aux dirigeants, on affiche « FIFA Women’s World Cup », ce qui est encore une fois illégal.
    De plus, la FIFA adresse à présent beaucoup de sous-titres au logo FIFA, qui sont évidemment en anglais, de façon à coloniser rapidement, durablement et définitivement les esprits.
    C’est donc bel et bien une guerre linguistique qui s’est répandue depuis les prémisses du XVIIème siècle et surtout à partir de la fin du XIXème. Apparmment, personne n’était au courant.
    Maintenant, il sera dur d’inverser la tendance, mais il suffit déjà d’appliquer la langue français à tout ce qui est possible de manière immédiate : à part en informatique, le français peut sans aucun problème retrouver sa place, ne serait-ce déjà qu’à l’intérieur des pays de la francophonie, si on ne veut pas qu’elle devienne le latin d’aujourd’hui au prochain siècle.
    La liberté ou la mort, disaient les révolutionnaires.

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