LES CROISÉS DU FRANÇAIS

Un Prix d’excellence Lyse-Daniels mien mérité qui ne cesse de donner de bons résultats.

En 2004, Impératif français décernait son Prix d’excellence Lyse-Daniels à Jean-Loup Cuisinier, délégué syndical de la Confédération française des travailleurs chrétiens Axa Assistance, pour souligner sa contribution à la promotion de l’usage du français au travail en France.

Jacqueline de Linares du Nouvel Observateur publie un article le 24 avril 2008 dans lequel elle fait l’éloge du travail de Jean-Loup Cuisinier contre l’anglicisation du travail en France.

Extrait du Nouvel Observateur :

Les croisés du français dans l’entreprise

Non à l’anglais au bureau !

Ils se battent à coups de procès et de pressions syndicales contre l’invasion de l’anglais. Pour protéger les salariés, mais aussi pour préserver la culture française

Quand, étourdiment, vous lui demandez son «adresse mail», il vous répond, courtoisement mais la voix vibrante d’indignation, qu’il va vous communiquer les coordonnées de son «courriel». Jean-Loup Cuisiniez est un combattant. Un croisé qui ne supporte plus qu’on serve aux salariés du reporting, du benchmarking, des user guides ou des hot lines, du back-office ou des partner lists. Un syndicaliste effondré par le récit maintes fois entendu de ces cadres français obligés, dans une boîte française, en France, de faire une communication à leurs collègues en anglais. Situation piquante, surtout quand l’accent ne suit pas.

Jean-Loup Cuisiniez a l’ardeur du militant sûr de sa cause. Et de son bon droit. La loi Toubon de 1994 donne aux salariés le droit de travailler en français, bien sûr. Mais depuis l’affaire d’Epinal, il s’appuie plutôt sur les directives européennes sur la sécurité au travail. Des patients gravement irradiés, certains jusqu’à la mort, à cause d’un appareil de radiologie utilisé avec un logiciel en anglais, mal compris par les opérateurs : voilà à quoi, souligne-t-il, peut mener le «tout-anglais» au travail ! Cet agent de maîtrise d’Axa Assistance, militant CFTC, est l’âme du petit «Collectif pour le droit de travailler en français» créé en septembre 2006 par quelques syndicalistes. Ils n’ont pas peur de jouer les David contre les Goliath des multinationales et du tout anglais. Convaincus de représenter des millions de salariés médiocres dans la langue de Shakespeare, bloqués dans leur carrière pour cette raison, victimes de la fracture linguistique mais incapables de protester, tétanisés à l’idée de passer pour des ringards.

Pour la suite : http://emploi.nouvelobs.com/article.html?mag=obs&id=373257