UNIVERSITÉ DU QUÉBEC

Comme vous le savez, il y a une consultation en cours sur un projet de
politique linguistique pour l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Si je
vous écris aujourd’hui, c’est pour faire entendre une voix étudiante différente,
la voix de la majorité silencieuse, qui s’oppose au corporatisme de nos
associations étudiantes. Que ce soit la position de David Clément,
vice-président de l’Association Générale des étudiants (AGE), ou le courriel –
ci-joint – envoyé en anglais seulement à tous les étudiants de l’UQO par Dominic
Létourneau-Tremblay, président de l’Association étudiante du Module de Sciences
Sociales (AéMSS), il est clair du partis pris des exécutifs étudiants pour le
maintien des cours en anglais et pour l’anglicisation de l’UQO. Que
cherchent-ils… une seconde «Université canadienne»?

à mon avis, les institutions d’éducation sont les principaux fiduciaires des
valeurs culturelles de tout peuple moderne et ils doivent jouer le rôle
primordial de foyer de la langue française parlée et écrite et de la vie en
français, ce par quoi le peuple québécois se caractérise d’abord en Amérique.

L’UQO doit donc s’abstenir de tout bilinguisme institutionnel, mortel pour la
langue française au Québec, et doit respecter l’esprit de la Charte de la langue
française en pratiquant l’unilinguisme français dans ses activités.

Toutes les mesures doivent être prises pour que, selon la normalité d’un pays
non colonisé, l’ensemble des immigrants rallient la majorité québécoise au
moment de leur transfert linguistique. C’est pourquoi je suis d’avis que les
efforts de recrutement de l’UQO devraient être mis non pas à attirer des
étudiants anglophones, mais bien à recruter les francophones et allophones – en
particulier ceux du Québec – qui préfèrent pour l’instant l’Université d’Ottawa
(ou l’Université Carleton).

La région a besoin d’une université qui reflète cette réalité. Une université
bien de chez elle. Une université québécoise pour faire contre-pied à
«l’Université canadienne» ! C’est pourquoi je suis favorable au projet de
politique linguistique adopté par le Conseil d’administration de l’UQO.

Jean-Roch Villemaire, vilj13@uqo.ca
étudiant de premier cycle
Sciences sociales (majeure en science politique, mineure en histoire)

——– Message d’origine——–
De: AEMSS [mailto:aemss@uqo.ca] Date: jeu. 2006-12-14 11:17
à: Tous les étudiants
Cc: DCR
Objet : To the English students of UQO

Hello,

As you may not be aware of, Université du Québec en Outaouais is in the
process of conducting a public consultation, open to the ideas and opinions of
all, to establish an official linguistic policy. This document will establish in
what languages UQO will be offering courses and services to the population.
Ironically, all the documents and the web site of this consultation are only
available in French.

I do not know the opinions of the English student population of this
university regarding the availability of English courses and services. But
automatically excluding the preoccupations of this population in a consultation
designed to help build a linguistic policy is not only clumsy, but outright
insulting. If you feel at all concerned by this problem, I would encourage you
to contact the Direction of communications and recruitment at
dcr@uqo.ca for more information, since they are
managing the consultation.

And this is the official web site, in French, and an English version
translated by Google.

www.uqo.ca/linguistique

Here’s the

Google translation

Thank you,

Dominic Létourneau-Tremblay ( aemss@uqo.ca
)
President of AEMSS

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(Le 23 janvier 2007)