PAS DE SITE POUR LE CHUM !

L’interdiction ci-dessus ne devrait pas surprendre. En effet, il n’est
nullement nécessaire de trouver un site pour le CHUM. Un emplacement suffira.
Mais comment expliquer que passablement de monde parle de « site »? La raison,
vous la devinez, c’est la présence du mot anglais site qui est traduit
littéralement.

Une distinction s’impose. Le français « site » désigne un lieu considéré
comme paysage pittoresque, tandis que le site anglais envisage le lieu à
tous les autres points de vue, mais non à celui-là, d’ordinaire. Ainsi, le
site
anglais peut désigner aussi bien un dépotoir ou le théâtre d’un
accident, qu’un terrain de camping, un chantier de construction, le siège d’une
exposition ou un lieu historique.

Il en est autrement en français : le mot « site » se dit d’abord d’un lieu
remarquable par ses propriétés pittoresques. Il se dit aussi de la configuration
d’un lieu par rapport à son utilisation, un site stratégique, celui de la
citadelle de Québec, par exemple, un site archéologique, soit l’endroit où l’on
fait des fouilles, et aussi un site industriel, soit l’endroit de la
construction d’une usine, l’aluminerie d’Alma, par exemple. De plus, en
informatique, ce mot désigne un serveur de données auquel on accède par un
réseau.

Le mot « site » est donc bien français, mais il n’a pas le sens très général
de son équivalent anglais. Il va falloir choisir un emplacement
édifier le CHUM. N’hésitez pas à utiliser ce mot sans cesse, laissez le site
aux anglophones, et ce, pour le plus grand bien de Sa Majesté la langue
française.

Le président,

Robert AUCLAIR

Ce message est envoyé par l’Association pour le soutien et l’usage de la
langue française (ASULF).

Boîte postale 10450 Sainte-Foy (Québec) G1V 4N1
Tél. (418) 654-1649 Téléc. (418) 654-0916
courriel : asulf@globetrotter.net

(Le 22 mars 2005)

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