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Objet : FINI ! LA « DENTYNE »

Votre texte m’a d’autant plus fait réfléchir, Mme Lacroix, que je suis
moi-même un grand consommateur de gomme à mâcher – de la «Dentyne» en
particulier, et depuis longtemps.

J’en ai également plus qu’assez de ces compagnies qui s’adressent de plus en
plus aux Québécois comme si nous étions des Américains ou des Canadians. Et
qu’ils n’en avaient rien à cirer de la langue française…

Et puis, ça devient également insupportable de n’entendre pratiquement que de
la musique et de la chanson étatsunienne partout. Partout, partout et tout le
temps! Comme si nous avions honte de notre propre langue.

Sommes-nous colonisés au point où on estime que c’est: nothing but english
(or American)??? Il y a des limites à se conduire comme des «sujets» de sa
Majesté les United States of America.

COKE « included » : PUBLICITÉ EN ANGLAIS

D’ailleurs, plus précisément en ce qui regarde les «commerciaux» diffusés au
Québec, il s’agit massivement (on revient trente sinon quarante ans en
arrière!) de publicités conçues et tournées en milieu anglo-américain (de New
York à Toronto, qu’importe) que l’on refile ensuite en postsynchro vers les
médias électroniques français. Ces gens-là nous prennent vraiment pour du bétail
qui se contente de succédanés et de «restes avariés».

Vraiment, je n’apprécie pas du tout que l’on me considère comme le
«consommateur-type», voire le «bauf», de la Pensylvannie ou de l’Utah. Mais pas
du tout! Nous ne sommes pas des objets interchangeables, messieurs-dames de
DANONE et autres SCHWEPPES: nous sommes des personnes douées de sensibilités
différentes, et qui parlons et pensons dans des langues différentes.

Or il suffit d’être vigilant comme consommateur, et de refuser tout produit
qui ne nous est pas présenté dans le respect le plus strict de notre langue et
de notre culture. Un point c’est tout.

Aussi est-ce pourquoi à compter de ce jour, je ne me procurerai plus aucun
produit en provenance, notamment, de DANONE
( DANONE : SERVITUDE VOLONTAIRE et LETTRE À (LA FRENCHY) DANONE ) et de
DENTYNE (CADBURY / SCHWEPPES / ADAMS…). Quant à COCA-COLA, il y belle lurette
qu’il n’est pas entré le moindre centilitre de ce tord-boyaux chez moi.

Cette attitude extrêmement arrogante de ces entreprises – selon lesquelles il
faut aborder la Planète entière comme s’il s’agissait de territoires conquis par
l’English American Way of Life – a assez duré.

Visiblement, ces «businessmen» ne comprennent que le langage du fric.
Alors, soit ! parlons-leur dans leur langue.

Et cessons sur-le-champ d’acheter leurs produits.

Merci pour cette occasion de réflexion, Mme Lacroix (et les autres aussi).

étienne LaHire
laHire@q-bec.com

(Le 11 mars 2005)

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