L’UdeM incapable de faire respecter sa politique linguistique?!?!

Notre intervention porte fruit!

Bonjour Madame Cormier
Vice-rectrice associée à la langue française
monique.cormier@umontreal.ca

Je vous remercie pour votre réponse rapide.
Avant de continuer, j’ai remarqué la nette amélioration du site internet visé par la plainte depuis qu’elle a été déposée il y a peu de temps. Cela doit quand même être souligné.

Je mets d’autres personnes en cc qui sont concernés par le dossier de la langue.

Pour ce dossier et d’autres dossiers éventuels à venir, je rejette totalement votre conclusion parce que vous faites une erreur de logique et une erreur factuelle et voici pourquoi :

1) L’écrasante majorité des entreprises n’hébergent pas leur site internet elles-mêmes et pourtant, leur site internet doit se conformer à la Loi 101. Ce qui compte, c’est d’avoir une place d’affaires au Québec. C’est clairement le cas ici, même si un laboratoire n’est pas un commerce : « Le poste est disponible à partir de 2021 dans le laboratoire du Dr AmanPreet Badhwar, situé au Centre de Recherche de l’Institut Universitaire de Gériatrie de Montréal (CRIUGM), Université de Montréal, Montréal, Canada. »

2) Votre logo est ici : https://badhwarmindlab.ca/index_fr.php?l=f

3) Ici, il est mentionné ceci : https://badhwarmindlab.ca/our_team_fr.php?l=f « Dre. Amanpreet Badhwar est professeure adjointe à l’Université de Montréal, Faculté de médecine, Département de pharmacologie et de physiologie, et chercheuse principale au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (CRIUGM) »

Donc, elle est votre employée. Un employeur a un droit de gestion sur ses employés et ses mandataires. Un employeur a le pouvoir de donner des ordres quand c’est dans le cadre des fonctions d’un employé. Ici, la communication en fait partie.

Dans ce cas-ci, la liberté académique ne peut pas être invoquée. La liberté académique concerne le contenu et les approches de recherche et d’enseignement et non pas la langue utilisée.

Pas plus qu’un usager anglophone de la STM ne peut invoquer la qualité du service pour se faire servir en anglais puisque la STM n’est pas une école de langue ni un service de traduction. Pas plus que je vais exiger de mon coiffeur qu’il me fasse un changement d’huile pour ma voiture, ce n’est pas son rôle.

4) Le site internet sollicite des candidatures au nom de l’Université de Montréal et agit donc, selon moi, comme un mandataire ou une composante de l’UdeM : https://badhwarmindlab.ca/join_us_fr.php

5) Enfin, j’imagine que le personnel et les étudiants affiliés l’UdeM ne travaillent pas dans ce laboratoire le soir et les fins de semaines mais pendant qu’ils sont sur le « payroll » ou pendant qu’ils reçoivent leur bourse.

Dans un mémoire déposé en 2013 j’ai dénoncé cette astuce de sites internet « externes », des consortiums et sous-unités administratives externes pour contourner les obligations linguistiques et se soustraire aux règles des universités. Il existe un principe de droit qui dit qu’on ne peut pas faire indirectement ce que la Loi interdit de faire directement. Malheureusement, nous connaissons la suite politique.

Dans ma signature, vous constaterez que je suis moi-même dans un domaine technique, j’ai moi-même dénoncé des situations à l’Université Laval et dans d’autres universités dans le passé :

https://www.lesoleil.com/actualite/education/usage-du-francais-a-luniversite-laval-breches-dans-la-politique-linguistique-716720714914a94228befdfd44c12cd0
http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-45203.html
Et quand on pose les bonnes actions aux bons moments, on peut obtenir des résultats :
https://www.lesoleil.com/actualite/education/universites-et-recherche-scientifique-le-ministre-duchesne-a-la-defense-du-francais-8ce3961ad708b114b0f910b1cc25fc68

Je suis conscient du caractère incontournable (pour le moment) de l’anglais dans la recherche. Je me suis toujours imposé de produire et travailler en français jusqu’à la limite du possible, et de toujours prioriser la version française avant de procéder à une traduction au besoin si un document est destiné au public. Je n’achète pas l’argument « c’est partout pareil », comme j’ai écrit à madame Badhwar, traduire ce genre de site est une affaire de quelques heures, une journée au maximum. La preuve, le site est déjà presque complètement traduit.

Je vous demande donc d’agir comme il se doit et de faire le suivi sur ce dossier en particulier, qui, je le répète, semble en voie de se régler, s’il n’est pas déjà réglé.

Salutations cordiales.

Dominique Beaulieu, B. Ing., M. Sc.
Étudiant au doctorat en génie électrique


logo - Université de MontréalDe : Cormier Monique <monique.cormier@umontreal.ca>
Envoyé : lundi 9 novembre 2020 11:06
À : Dominique Beaulieu
Objet : Votre plainte linguistique

[Externe UL*] Bonjour,

J’accuse bonne réception de votre plainte linguistique sur le site du Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie.  Votre plainte touche un site Web qui n’est pas hébergé par l’Université de Montréal. Comme nous n’avons aucune juridiction sur de tels sites, nous ne pouvons donner suite à votre plainte.

Bien cordialement,

MONIQUE C. CORMIER, term. a.

Vice-rectrice associée à la langue française
Vice-rectorat à la planification et à la communication stratégiques

Directrice
Bureau de valorisation de la langue française et de la Francophonie

Professeure titulaire
Département de linguistique et de traduction

Tél. : 514 343-7822

3150, rue Jean-Brillant
Bureau C-9020, Montréal (Québec) H3T 1N8
C.P. 6128, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3J7

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