Loblaw / Provigo / Maxi / Pharmaprix / L’intermarché / Axep et tutti quanti

Att. : Messieurs / dames de la direction du « puissant » conglomérat canadien Loblaw
customerservice@loblaws.caystsauve@provigo.caserviceclientele@provigo.ca

Je ne ferai ni un, ni deux.

Cliente régulière de longue date, au nom de ma famille, de quelques-uns de vos établissements (essentiellement : Provigo, Maxi et Pharmaprix), je vous informe aujourd’hui, en dépit du système de fidélisation offert à votre clientèle via la Carte PC Optimum, et qui est (il me faut bien le dire avec honnêteté) franchement supérieur à la concurrence, que j’abandonne définitivement votre réseau.

Mais par la présente je désire tout de même, par acquit de conscience (si je possédais un commerce, il m’importerait au plus haut point de connaître les raisons qui me feraient constater la désertion de mes clients), prendre le temps vous en expliquer les motifs.

D’abord, j’ai toujours été très inconfortable (mon compagnon de vie également) de votre respect à géométrie variable de la langue française. Au Canada et au Québec indistinctement.

Par exemple, vos circulaires commerciales hebdomadaires – toutes vos circulaires – sont bilingues au Québec. Alors qu’elles sont unilingues anglaises partout en Canada hors-Québec. C’est ainsi que devant le quart de la population canadienne d’expression française (24%), vous estimez qu’il n’y a pas lieu d’utiliser le français; alors que les 7% de Québécois anglophones justifient amplement, à vos yeux, l’utilisation systématique de l’anglais. Illustration fracassante, n’est-ce pas, de ce que je nomme votre respect à géométrie variable…

Dans le prolongement de cette dimension linguistique, d’autres aspects se révèlent également extrêmement rébarbatifs. Exemple : présentation des produits sur les rayons par le biais anglais des emballages. En effet, il est rien moins qu’exceptionnel de constater le côté français desdits produits comme visible en priorité. En Canada pareille « politique » est compréhensible : la majorité y étant de langue anglaise. Mais au Québec, ça tient du mépris de la clientèle.

Mon compagnon et moi avons maintes fois, au fil des ans, exprimé notre grande déception concernant ces « travers »; ainsi que sur d’autres éléments litigieux de caractère analogue. Mais toujours en vain. Nous n’avons jamais constaté d’évolution ou de progrès, à ce titre, au sein des établissements que nous fréquentons (essentiellement, à Québec même : le Maxi d’Estimauville, puis le Provigo et lePharmaprix de la 1ere avenue).

Aussi notre « désamour » du concept Loblaw s’est-il progressivement – tranquillement mais puissamment, et enfin, définitivement – inoculé dans nos veines (« Entre la chair et l’os, la colère… », chantait – déjà ! – Félix Leclerc il y a maintenant tout près de 50 ans), suite à cette fin de non-recevoir systématique à nos doléances, raisonnables et combien légitimes par ailleurs. Et ce, aussi bien de la part des responsables ponctuels des établissements qu’au sein de la hiérarchie supérieure des différentes bannières concernées.

Bref. Beaucoup de frustration. Des années durant. Et pourtant (contre toute intelligence de notre part ???), ma famille et moi persistions à maintenir notre confiance et notre clientèle auprès de ces Maxi, ces Provigo et autres Pharmaprix. Et même à l’égard de L’Intermarché, à l’occasion.

Mais aujourd’hui, ce n’est plus possible. Vraiment plus possible.

Et la goutte d’eau qui nous aura dégoûtés, définitivement, s’explique par l’ambiance musicale qui prévaut systématiquement au sein de vos établissements. Je pense en particulier au Maxi et auProvigo déjà identifiés (le Pharmaprix signalé, il est vrai, fait preuve de plus d’intelligence et de bon goût sur ce point spécifique, par le silence… apaisant : le principal problème, dans cette pharmacie, c’est que trois fois sur quatre, hélas, on se retrouve devant des tablettes vides lorsque l’on désire, nonobstant la courtoisie du personnel, profiter des promotions hebdomadaires).

Nous avions constaté depuis quelques mois, et avec grand plaisir, l’absence de « musique » en ces commerces. Et j’avoue que nos visites, mon mari et moi, n’en étaient que plus agréables (ou moins désagréables, devrais-je plutôt dire).

Mais voilà, désormais, que l’« agression auditive » reprend de plus belle ! Tous azimuts. C’en est trop ! Vraiment trop.

Car non seulement il s’agit constamment de chansons commerciales insipides, mais essentiellement sinon exclusivement, qui plus est, de langue anglaise. Et je ne parle même pas du volume… Manifestement, pour Loblaw et ses multiples bannières, les Québécois-es ne sont rien d’autres que des « canadians ados attardés » ! Sinon des Americans… comme les autres : De Key West à Vancouver, de Los Angeles à Mount Real in Province of Quebec.

En clair : l’anglais et l’insignifiance offerts à tous comme un cadeau universel à l’ensemble de la clientèle !

HAL-LU-CI-NANT.

Pareil aveuglement, mélangé à un mauvais goût franchement extraordinaire de cette nature, nous entraîne, dans notre maison, chez moi, à nous demander s’il y a, au sein de ce « puissant » conglomérat alimentaire qu’est Loblawdes gens qui réfléchissent. Car une politique de ce type, permettez-moi d’être franche et sans détour, participe de l’aveuglement « marketing » le plus primaire.

Loblaw, MaxiProvigo, et tous les autres, vous aspireriez à mettre vos clients dehors aussitôt qu’ils mettent les pieds dans vos succursales, que vous n’agiriez pas autrement.

Un joli et apaisant choix musical pendant que l’on fait nos emplettes, je ne suis pas contre. Bien au contraire (j’adore la musique, j’adore la belle chanson. Mon compagnon également). Mais pas n’importe quoi ! La grande chanson d’expression française constitue en soi un véritable TRÉSOR de culture. Sans équivalent dans tout autre culture. Y compris américaine.

Or chez vous c’est du BRUIT que l’on propose aux clients. Pas autre chose. Et du bruit très peu français au surplus. Et quand on entend, à l’occasion, exceptionnellement, une chanson française, Loblaw semble à chaque fois s’être fait un devoir de dénicher des titres parmi les plus ineptes, les plus commerciaux, les plus vides et les plus insipides qu’elle a pu trouver au… palmarès.

De la bêtise en bâtons de réglisse ! Dirais-je. Une politique qui tient tout à la fois, chez les dirigeants de l’entreprise, de l’ignorance, d’une inculture crasse et d’un fabuleux MÉPRIS, encore et toujours, du FRANÇAIS…

Et puis, à la fin, pourquoi chez Loblaw et cie, pense-t-on qu’il est absolument nécessaire d’agresser les gens ainsi avec le bruit ??? Ne sommes-nous tous pas déjà constamment abrutis, partout, le jour durant, par le bruit : les automobiles, les gens qui parlent tout autour de soi, en permanence (dans leur cellulaire, notamment), la musique de mauvais goût ailleurs, etc.

Bref. N’est-il donc plus possible de faire son épicerie en paix ?

Messieurs / dames de la direction du « puissant » conglomérat canadien Loblaw, toutes ces doléances, mon époux et moi, nous vous les avons exprimées à maintes reprises au fil des années.

Sans résultat aucun.

Aussi aujourd’hui avons-nous décidé que c’en était assez.

Il nous a fallu au final, en effet, conclure que chez vous, gens de Loblaw, le MÉPRIS domine systématiquement le RESPECT de vos clients. Tout spécialement s’ils sont Québécois ou, plus largement, francophones.

Il ne nous est donc plus possible de continuer à vous accorder notre confiance et notre clientèle.

Je vous informe donc avoir vendu dans les derniers jours notre carte PC Optimum à des amis pour l’équivalent du tiers de sa valeur monnayable (nous avions cumulé plusieurs centaines de milliers de points). Des « amis » qui n’apprécient guère non plus vos manières, certes; mais qui estiment tout de même avoir fait une bonne affaire à court terme. Quitte à vous faire leurs adieux à leur tour. Ensuite. Après épuisement du crédit de la carte.

Car nous estimons, dans les circonstances, que persister à vous côtoyer, gens de Loblaw, MaxiProvigo, serait nous manquer de respect à nous-mêmes, comme individus, mais aussi, plus généralement, à titre de citoyens québécois.

Dommage, tout de même. Car nous appréciions, je le rappelle, votre système de fidélisation de la clientèle. Vous ne faites pas tout « mal ». Donc. J’en conviens. Incidemment, le Maxi en question offre un service à la clientèle particulièrement courtois.

… Mais dieu ! que vous éprouvez de la difficulté à corriger vos erreurs…

Adieu, donc, messieurs / dames de la direction de Loblaw, Maxi, Provigo… et tutti quanti.

Marie-Louise Morgane
cité de Québec – 22 mars 2019
(Détail : vous ne retrouverez pas mon nom dans vos dossiers, car notre carte familiale PC Optimum a été enregistrée au nom de mon compagnon)

À / cc / cci : Quelques médias ainsi que les destinataires suivants de votre Organisation: customerservice@loblaws.caserviceclientele@provigo.caMax8901d@provigo.caystsauve@provigo.casmp8128d@provigo.ca et www.maxi.ca/contact-us (j’inviterais également le lecteur à consulter cette page. Comme quoi, nous ne sommes pas les seuls, n’est-ce pas, à en avoir ras-le-bol. Et, ce qui est beaucoup plus rare, à l’exprimer)