Droits humains

L’APFF tire la sonnette d’alarme à l’occasion de son vingtième anniversaire

De Haan (Le Coq), le 17 octobre 2019 – « Suite au repli identitaire de la Flandre qui a décidé de se retirer d’Unia (ex-centre interfédéral pour l’égalité des chances), on peut se demander à quelle sauce va être mangée la société civile lors de la préparation du rapport que la Belgique doit faire parvenir à l’ONU en octobre 2020, dans le cadre de son prochain Examen périodique universel (EPU) début 2021 » , peut-on lire dans le numéro du vingtième anniversaire de « Nouvelles de Flandre », organe de l’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) qui a à son actif la promotion de quelque 10.000 activités culturelles en français au nord du pays, depuis ses débuts en 1999.

Au directeur de l’APFF, Edgar FONCK, de poursuivre: « D’après le calendrier d’UPR-info(*), la consultation nationale aurait déjà dû commencer!

Le site des Affaires étrangères est très explicite: « Le rôle joué par la société civile, y compris les ONG et les médias, est essentiel au fonctionnement de notre système démocratique, ainsi qu’à la protection des droits de l’homme. En contrôlant l’activité de l’Etat, la société civile agit comme un contrepoids nécessaire à son pouvoir. Le SPF Affaires étrangères accorde une grande importance à l’existence d’un dialogue avec les différents représentants de la société civile ».

Déjà dans le rapport que notre pays a remis à l’ONU pour préparer son dernier Examen périodique universel (EPU), on pouvait lire: « La Belgique est déterminée à s’acquitter pleinement de ses obligations dans le domaine des droits de l’homme et à améliorer ses mécanismes nationaux chargés d’assurer un suivi dans ce domaine. Elle s’engage également à continuer d’établir les rapports destinés à tous les mécanismes des droits de l’homme, notamment à l’Examen périodique universel, dans les délais impartis et à coopérer avec ces mécanismes. La participation des organisations de la société civile à ce processus demeurera une priorité essentielle ».

Lors de l’examen proprement dit, en 2016, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, soulignait que « la Belgique a une longue tradition de collaboration avec la société civile ». Et de préciser que « si la collaboration est intensive, il est clair qu’elle est toujours perfectible. Nous avons pris note des remarques de la société civile sur l’approche belge en vue de la rédaction du rapport de la Belgique au titre de l’Examen périodique universel et nous ne manquerons pas de voir avec toutes les autorités concernées comment améliorer encore le processus dans le futur. Lors du suivi de la session du Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, nous ne manquerons par ailleurs pas d’engager un dialogue constructif avec la société civile ».

Engagement aussi, lors de la 37ème session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, le 28 février 2018: « La Belgique continuera de jouer un rôle actif afin que l’Examen périodique universel, qui est un processus de revue par les pairs unique en son genre, reste un instrument efficace, qui puisse contribuer à des améliorations concrètes de la situation des droits de l’Homme dans chaque Etat membre de l’ONU » et d’ajouter dans la foulée: « je tiens à souligner le rôle essentiel que la société civile joue dans la protection et la promotion des droits humains ».

Forte de ces engagements répétés et de l’acceptation par la Belgique de la recommandation de la Pologne « d’associer la société civile au processus de suivi et de mise en œuvre des recommandations issues de l’EPU », l’APFF se demande pourquoi la société civile n’a plus été réunie depuis le débriefing du dernier EPU en avril 2016?

Pourquoi la Belgique n’a-t-elle pas non plus remis de bilan à mi-parcours à l’ONU, suite à son dernier EPU? La directrice du Service « Droits de l’Homme et démocratie » des Affaires étrangères nous avait pourtant assuré, en 2018, que la Belgique n’allait pas laisser passer l’échéance du bilan à mi-parcours.

Faut-il y voir la mainmise des nationalistes flamands, comme dans d’autres dossiers relatifs aux droits humains? »

(*) https://www.upr-info.org/fr/review/Belgium

Pour plus d’informations, nous vous renvoyons à notre site internet (http://www.francophonie.be/ndf).

Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF asbl)
Secrétariat: Spreeuwenlaan 12, B-8420 De Haan, Belgique
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Courriel: apff@francophonie.be
Site: http://www.francophonie.be/ndf

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