Comment mépriser notre langue à ce point ?

C’est à croire que Lord Durham, vers 1840, avait raison.

Lord Durham

Lord Durham

Le 15 décembre, nous assistions à un concert de Noël présenté par le Grand orchestre Grande-Rivière et par le Chœur classique de l’Outaouais, presque tous francophones. Ce fut un merveilleux spectacle avec des talents remarquables. La directrice, Denise Simard-Lapointe, était excellente. Mais le désastre commença… Nous qui avons cru assister à de belles chansons françaises fûmes dévastés. Sauf une première chanson en français, tout le reste du répertoire fut offert en anglais. Environ 800 personnes, en très grande majorité francophone, y assistaient.

Comment mépriser notre langue à ce point ? C’est à croire que Lord Durham, vers 1840, avait raison de déclarer que nous étions un peuple sans histoire et qu’il fallait nous assimiler au peuple anglais. Il semble que son vœu s’est réalisé, dimanche, au Musée canadien de l’histoire.

Claudette Bernier, Yvon Bernier, Marcelle Blais, René Blouin, Lorraine Bourdon, Claudette St-Laurent-Bura, Emmanuel Marcotte, Gatineau

Adresses utiles :

info@grandorchestregranderiviere.cominfos@choeurclassiqueoutaouais.ca

NDLR – Cette lettre ouverte fut aussi publiée dans Le Droit du 21 décembre 2019.

6 commentaires

  1. Un autre personnage que Lord Durham nous as aussi démontré son ‘’grand’’ amour envers nous, lorsqu’il nous a traités de «pleutre». Vous en souvenez-vous ? À entendre et à nous voir encore nous aplatir, faut-il croire qu’il avait raison. Son nom… Pierre Élliott Trudeau.

  2. En signe de protestation, personne ne s’est levé et a quitté la salle ? Étonnant, non ? Qui ne dit rien consent, vous n’êtes pas d’accord ? Je ne sais pas combien il y avait de spectateurs, mais si la moitié au moins se serait levé, aurait ramassé ses affaires et serait parti sans un mot; cela se serait vu. il y aurait matière à interprétation pour les organisateurs. S’il y aurait eu un journaliste dans la salle, un entrefilet sur un journal local pour relater cette différence. Quand on veut (changer les choses, se faire remarquer sur un sujet légal), on peut. C’est mon opinion.

  3. La désespérance s’emparerait de nous si ce n’était Noël. Faisons front contre l’anglicisation un événement à la fois.

  4. C’est très triste que Durham ait à ce point raison..Que faut-il pour se tenir debout et défendre cette merveilleuse langue ? Quand la menace vient de ses propres troupes..une chance que le canadien de mourial gagne de temps en temps..

  5. Honteux et encore davantage de honte pour ceux qui assistent avec ébahissement à un tel concert sans se plaindre d’être totalement et ignoblement bafoués.

  6. C’est tellement triste 😞

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