Anglicisation de l’Europe financée par l’Union européenne !

Le journal en ligne du Midi Libre a publié le 2 décembre un article (voir ci-dessous) sur l’initiative prise par une école de Nîmes en faveur de l’apprentissage de l’anglais. Les élèves de ce cours élémentaire apprendront cette langue en la pratiquant en mathématiques, en sport et en expression théâtrale. Les échanges avec une école espagnole se feront en anglais !

Ce projet est financé pendant deux ans par l’Union européenne.

Ainsi, les échanges avec nos voisins étrangers devraient se faire en une langue unique, l’anglais. Est-ce ainsi que les petits Français et les petits Espagnols feront connaître leur culture respective ? N’est-ce pas l’Union européenne qui a pour devise « Unie dans la diversité » ? Cet encouragement à la pratique d’une langue unique est une trahison des promesses faites aux peuples européens de préserver leur identité et leur culture.

Nous ne doutons pas que vous serez, comme nous, choqués par un tel comportement des services de Bruxelles (…)

Par délégation du conseil d’administration
Marceau Déchamps
Secrétaire général adjoint

Article paru le 2/12/2019 sur le site du MIDI LIBRE :

Quartier La Gazelle à Nîmes : l’Europe, terrain de jeu et d’apprentissage des élèves

Dans cette école élémentaire, on apprend l’anglais en le pratiquant en mathématiques, en sport, en expression théâtrale. Un projet financé par l’Union européenne durant deux années.

Dans le cadre du projet d’échanges scolaires Erasmus +, l’école élémentaire d’application La Gazelle a accueilli le chef d’établissement de l’école espagnole de Vila-Seca, son partenaire privilégié. Ces échanges permettent aux équipes éducatives d’établissements scolaires européens et aux élèves de travailler ensemble sur une thématique commune et de se rencontrer. Le choix de la thématique s’est porté sur le CLIL – Learning english by doing, traduisez apprendre l’anglais en le pratiquant.

5 commentaires

  1. Tout le monde en Europe ne veut pas de l’anglais, langue étrangère du reste à l’Europe. La problématique, ce sont d’une part les élus et les commissions européennes, qui ne sont là que pour servir leur propre personne ou leurs propres intérêts. En France, la défrancisation est le fait principalement des élus et administrations, qui trahissent tous les jours l’article 2 de la constitution. Il n’y a guère de protestation au sen juridique, puisque la justice française est censitaire au sens large: on peut porter plainte, mais il faudra attendre des mois, il y aura des frais et, sans avocat, on vous méprisa, sans compter que pendant des mois vous aurez une pression des élus, voire de l’administration, pour vous empêcher de porter plainte. A moins d’agir dans l’unité, ce que les associations de défense et de promotion de la langue française ne savent pas faire car ils sont tous liés à un groupe politique et sont moribonds parce qu’ils ne saisissent pas la façon de communiquer pour mobiliser, même si, j’en conviens, c’est difficile. Pour illustrer cet exemple, il y a peu de temps, j’ai parlé à une personne de ma famille sur le sujet, mais elle mettait en avant la propagande parue il y a quelques années au sujet du français, qui deviendrait la première langue la plus parlée dans le monde. En fait, cette propagande n’a pour but que de démobiliser les gens alors que, selon mes propres calculs, en ne faisant rien, le Français aura disparu d’ici 50 ans ou deviendra une sorte de latin, voire au mieux du bulgare (il ne s’agit pas de critiquer la langue bulgare, mais cette langue, comme on le sait, n’est parlée qu’en Bulgarie et par une petite minorité expatriée dont les descendants ne parleront plus un mot d’ici 20 ans). On le sait, des gens comme Valérie Pécresse, installés par cet ordre nouveau qu’est l’anglolâtrie (ou angolâtrie) n’y sont pas pour rien: c’est elle qui a intronisé l’anglais entre francophones durant son passage à l’éducation supérieure et qui, actuellement, via la région Île de France (c’est-à-dire la région de Paris) une application pour apprendre les langues, alors qu’en fait c’est de l’argent pour angliciser nos enfants puisqu’il n’y a plus guère de langues proposées aux jeunes et qu’on la rend obligatoire, quand bien même un enfant d’expatriés chinois voudrait faire apprendre le chinois à leur enfant né en France… Dans le même temps, on tente de virer des jeunes africains francophones de France parce qu’ils présentent un problème de papier alors qu’ils ont même un travail et qu’il leur a été donné de faire une formation (actuellement, un jeune homme ouvrier boulanger est menacé d’expulsion), pendant qu’on accueille à tour de bras des migrants anglophones qui ne cherchent qu’à aller en Angleterre, et qu’on anglicise partout pour qu’ils soient chez eux…ce qui est tout de même le contraire d’une politique d’intégration: s’ils restent, ça se fera en français. Bref, avec des débiles qui nous dirigent, et j’appuie sur le mot débile, nous ne sommes pas à la veille d’un réveil des mentalités, puisqu’on assimile en plus les défenseurs de la langue française à des réactionnaires et des racistes, alors que la plupart d’entre nous sommes progressistes et généralement polyglottes. Mais nous ne sommes pas gens à nous faire marcher dessus par des gens sans cervelle agissant au nom de la standardisation, qui est à sens unique.

  2. Je n’y crois pas du tout. Au contraire, le Brexit servira d’argument pour imposer l’anglais comme la langue désormais « neutre », car n’étant plus la langue maternelle de personne, ou presque. Du reste, les Britanniques ne sont en général pas francophobes, et souvent bons francophones. Le surcroît de pression anglicisante viendra des autres « partenaires » européens, au premier rang desquels les pays nordiques, la Hollande etc. Il n’y a pas d’autre solution que le Frexit.

  3. On tente de folchloriser toutes les langues et d’imposer de force l’anglais partout. Mais le problème, c’est que le monde ne proteste pas contre cette hégémonie. Si le monde protesterait, l’anglais ne pourrait pas s’imposer autant.

    Mais si le monde n’agit pas davantage pour le préservation de leur patrimoine, il dispaitra complètement. Car, qu’est-ce que ça donne de continuer d’apprendre une langue si elle ne sert plus nul part.

    Moi, je suis pour la valorisation des langues. Mais on ne peut pas agir seul, ça prend une fierté du monde entier. C’est cette fierté que le monde est en train de perdre. C’est à cause de ce manque de fierté que l’anglais parvient à s’imposer.

  4. Je ne suis pas d’accord avec cette façon de faire. Je serais plutôt pour un échange entre les deux écoles: tantôt ce sont les français qui se rendent dans l’école en Espagne et tout se fait en espagnol; tantôt les espagnols se rendent dans l’école française et tout est en français. Un respect pour les deux langues. L’anglais est plus largement utilisé dans le monde, viennent ensuite l’espagnol et le français.

  5. Avec la sortie de la grande Bretagne les cartes sur la linguistique seront redistribuées , actif dans les groupes d intérêts accrédités au parlement européen je travaille a lutter contre ces pratiques salutations professeur Bruno Bernard Belgique vive la francophonie

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