DE LA NATION À L’ALIÉNATION

De la Nation à l’Aliénation. Ou de la servilité comme vertu d’État
Post Scriptum à la lettre ouverte de Gilles à mon premier sous-ministre

Objet : Dans le sillage du 400e anniversaire de Québec, mise en place active et concertée – tantôt par le verbe, tantôt par l’action, tantôt par l’abstention, et tantôt enfin par l’aveuglement et la surdité volontaires – de la sujétion constante et systématique du peuple québécois (et ce par son propre Gouvernement !) aux forces canadians de banalisation, puis de vassalisation, d’asservissement ensuite, et, à terme, d’éradication définitive de l’unique État français des Amériques.

La France eut ses maréchal Pétain, ses Philippe Henriot, ses amiral François Darlan, ses René Bousquet, ses Klaus Barbie, ses Joseph Darnand et ses innombrables collaborateurs en intelligence avec l’ennemi.

Le Québec a ses Jean Charest, ses Philippe Couillard, ses Benoît Pelletier, ses Monique Gagnon-Tremblay, ses Christine St-Pierre, ses Michaëlle Jean, son gouvernement tout entier collaborationniste, ainsi que ses idéologues ou thuriféraires de régime qui portent nom André Pratte, Alain Dubuc, Jocelyn Létourneau et autres Lysiane Gagnon.

Qui eût pu croire un jour que ce fier et fougueux Québec des Jean Lesage, des Daniel Johnson (not the son, of course), des Félix Leclerc, des Jacques Ferron, des René Lévesque, des Camille Laurin, des Gilles Vigneault, des Gaston Miron, des Pauline Julien, des Pierre Bourgault, des Louise Beaudoin, des Claude Léveillée, des Jacques Michel, des Claude Dubois, des Sylvain Lelièvre, des Diane Dufresne, des Jacques Parizeau et des Bernard Landry tomberait si profondément – voire avec grâce et contentement – dans les abysses de la médiocrité, de l’asservissement tranquille et du plus jouissif des dénis de soi.

Et qui, enfin, pourrait croire un instant que ce génocide heureux perpétré de l’intérieur (il faut voir et entendre là-dessus les attitudes et les propos hallucinants des Régis Lebeaume et des Marc Bureau, maires de Québec et de Gatineau respectivement) s’effectuera sans la moindre – voire terrible – résistance au sens le plus noble, le plus moulinien du terme ?

So, Mister John James Charest, l’homme qui nous fait office de premier ministre, êtes-vous un fauteur de violence (sinon de guerre civile), un colonisé à faire rêver le défunt empire britannique ou tout bêtement un imbécile ?

Un usurpateur très certainement.
La chose m’apparaît indubitable.

Et criminelle.

Jean-Luc Gouin
Ph.D. Philosophie
10 mai 2008
Actuellement en Tunisie
LePeregrin@yahoo.ca