PRIX CITRON ET COCO

PRIX CITRON ET COCO 2004-2005

C’est à l’occasion de la Francofête, de la Journée internationale de la
Francophonie
et de la Semaine d’actions contre le racisme qu’Impératif
français
divulgue chaque année les noms des lauréats des Prix Citron et
Coco. Les lauréats de l’édition 2004-2005 dans les catégories suivantes sont :

PRIX CITRON

Volet francophonie internationale

Les Presses universitaires de France (PUF) dont le récent titre de la
collection « Que sais-je? » consacré aux investissements, ou plutôt aux
investments
, est entièrement rédigé en anglais. Selon les responsables des
Presses, le titre est « Investments » et il est rédigé en anglais pour
des raisons de « modernité »! (ocytko@puf.com)

Volet canadien

Dalton McGuinty, premier ministre de l’Ontario, Madeleine Meilleur,
ministre déléguée aux Affaires francophones, le gouvernement de Queens Park et
Bob Chiarelli, maire d’Ottawa, pour leur refus de (ou « leur entêtement à
ne pas ») reconnaître un statut officiel et égal à la langue française et aux
francophones au sein de la ville d’Ottawa, capitale de la fédération canadienne.
Un autre exemple du sort peu enviable que le Canada anglais réserve aux
francophones. (dalton.McGuinty@premier.gov.on.ca)

Pierre Pettigrew (Pettigrew.P@parl.gc.ca),
ministre canadien des Affaires étrangères, pour l’image internationale de pays
anglophone projetée par le Canada. Deux études récentes distinctes d’Impératif
français et du Commissariat aux langues officielles le dénoncent : plusieurs
missions diplomatiques étrangères au Canada et organisations internationales

dont le Canada est membre continuent de nier l’existence du Québec et de la
francophonie canadienne et internationale, leurs sites Web n’offrant aucune
version française.

Au gouvernement du Canada pour avoir baptisé le groupe d’intervention du seul
nom de DART (Disaster Assistance Response Team), une trouvaille, s’il en est,
comme si le Canada devenait uniquement de langue anglaise lorsqu’il porte
secours à des pays mal pris! (Graham.B@parl.gc.ca)

Volet québécois

Wal-Mart pour ses pratiques publicitaires aussi dissymétriques que
discriminatoires et, en tout état de cause, inacceptables. Selon qu’elle
s’adresse au marché canadien ou au marché québécois, la compagnie Wal-Mart
recourt à l’unilinguisme anglais ou au bilinguisme, pratiquant ainsi une
politique publicitaire du type « deux poids, deux mesures ». Ainsi, sa stratégie
de publicité commerciale consiste notamment à distribuer des circulaires
unilingues anglaises lorsque celles-ci sont destinées au marché ontarien et les
mêmes circulaires (entendre ici, même contenu) sont bilingues quand elles
s’adressent au marché québécois. (letters@wal-mart.com,
alwyatt@wal-mart.com,
cserve@wal-mart.com)

Au gouvernement du Québec pour l’enseignement de l’anglais à compter de la
première année
et l’érosion du système scolaire de langue française en
faveur des écoles privées et non subventionnées de langue anglaise qui
recrutent de plus en plus d’élèves francophones et allophones ne détenant pas de
certificat d’admissibilité à l’enseignement en anglais. (ministre@meq.gouv.qc.ca)

PRIX COCO

Nortel qui traite ses actionnaires francophones en investisseurs de
seconde classe en présentant ses états financiers en anglais seulement. Pour
obtenir la version française publiée très en retard, les francophones doivent en
faire la demande par écrit. (La Ville d’Ottawa aurait-elle choisi de
s’inspirer des pratiques de Nortel?) (www.nortel.ca)

Ambassades et consulats de Grèce – Le gouvernement du Québec
subventionne à 100 % depuis 26 ans les écoles privées grecques afin supposément
de favoriser le « rapprochement interculturel » et « stimuler les échanges
culturels » avec la communauté grecque. Vingt-six ans et 150 millions de dollars
plus tard, les sites Web de l’ambassade de la Grèce (
www.greekembassy.ca )
et de ses consulats, y compris celui de Montréal (
www.grconsulatemtl.net
), pratiquent toujours l’éloignement interculturel et l’exclusion, leurs sites
Web faisant fi de l’une des deux langues officielles du Canada, le français, la
seule langue officielle du Québec et la langue commune de la diversité
québécoise. Et après ça, on viendra dire que les Québécois ne sont pas généreux!

Volet Outaouais

Prix Citron – Constructeurs et promoteurs immobiliers qui, motivés par
leurs profits, organisent, sans égard au fragile équilibre linguistique et
culturel de l’Outaouais, des campagnes publicitaires en anglais dans les médias
anglophones pour attirer en Outaouais les Ontariens qui pratiquent
systématiquement un unilinguisme défrancisant à près de 90 %, selon Statistique
Canada. (Chambre de commerce et d’industrie de l’Outaouais,
ccio@qc.aira.com et Chambre immobilière de
l’Outaouais, info@avecunagent.com)

Prix Citron – Le restaurant Montagne verte du secteur d’Aylmer de
Gatineau qui a besoin d’apprendre que l’accueil et le service en français sont
indispensables.

Un prix Coco à deux jaunes! Les municipalités de Pontiac et de Denholm
dont les chefs pompiers ne parlent pas français! (munpontiac@videotron.ca
et mairie.denholm@qc.aira.com)

Source :
Jean-Paul Perreault, président
Impératif français
Recherche et communications
Tél. : (819) 684-8460; téléc. : (819) 684-5902
Courriel :
President@imperatif-francais.org

Site Web :
http://www.imperatif-francais.org

(Le 20 mars 2005)