ÉCRITURE D’ADRESSES POSTALES

Aout 2008

CAPSULE DU MOIS : Écriture d’adresses postales

Un ensemble de règles régit l’écriture d’adresses postales. Voici un exemple d’adresse (fictive) suivi d’une liste de règles et de leurs sources.

Madame Charlotte Dupuis
Adjointe administrative

Direction des ressources humaines
Entreprise Alphabet inc.
20144, boulevard Chagnon, bureau 575
Saint-Jérôme (Québec) H2L 3A5

  1. Une correspondance inclut habituellement la vedette, celle-ci constitue les informations relatives au destinataire : nom, fonction, entreprise qu’il représente et adresse postale de celle-ci. La première ligne est généralement constituée du titre de civilité (Madame, Monsieur, Docteur, Docteure, Maitre), du ou des prénoms et du nom du destinataire. Aucun de ces éléments ne peut être abrégé. Viennent ensuite, sur des lignes distinctes et dans l’ordre, le titre de fonction, le service ou la direction, le nom de l’entreprise et l’adresse.

 

  1. Dans le corps d’un texte, l’élément générique s’écrit avec la minuscule (ex. : rue Saint-Jean, côte d’Abraham, îlot des Palais, domaine de Maizerets). Cette règle comporte certaines exceptions dont la suivante : si le générique figure comme dernier élément d’un toponyme (Grande Allée Est, Grands Lacs), il s’écrit avec une majuscule. Par ailleurs, sur une carte, on écrira le générique avec des majuscules : Rue Saint-Jean ou Colline Parlementaire.

 

  1. L’élément spécifique s’écrit toujours avec une ou des majuscules : parc de l’Escarpement, cap Rouge, rivière du Cap Rouge, colline Parlementaire, parc de l’Amérique-Latine, îlot des Palais.

 

  1. Le point cardinal porte toujours la majuscule lorsqu’il fait partie d’un toponyme (boulevard Charest Est). Le point cardinal fait partie intégrante d’un odonyme et ne doit pas être omis.

 

  1. On doit toujours utiliser les accents et autres signes diacritiques (cédille, tréma, etc.). Cette règle s’applique autant aux lettres majuscules qu’aux lettres minuscules (rue de l’Église, pont de l’Île-d’Orléans).

 

  1. Lorsqu’il est question de l’entité administrative agissant à titre de personne morale, le terme ville s’écrit avec une majuscule (ex. : le budget de la Ville de Québec ou la Ville s’objecte à ce projet). Au pluriel toutefois, on écrira « les villes de Québec et de Lévis ont voté en faveur ».

 

  1. Sauf pour les exceptions citées ci-après, les constituants de l’élément spécifique désignant un lieu naturel ne sont pas reliés par un trait d’union (rivière du Cap Rouge). Une première exception s’applique aux composantes spécifiques contenant un verbe (rivière Qui-Mène-du-Train).

 

  1. Pour les toponymes administratifs, il y a toujours un trait d’union entre les constituants de la composante spécifique (place de l’Assemblée-Nationale, quartier du Cap-Blanc, municipalité de Lac-Beauport, parc du Bois-de-Coulonge, promenade des Premiers-Ministres, rue de l’Amérique-Française, paroisse de Notre-Dame-de-Québec).

 

  1. Que ce soit pour des noms de lieux naturels ou pour des toponymes administratifs, les éléments d’une désignation commémorative issue d’un nom de personne sont toujours reliés par un trait d’union (rivière Jacques-Cartier, boulevard René-Lévesque Est, monument Jean-Lesage, édifice Hector-Fabre, rue Charles-Dickens). On ne place toutefois pas de trait d’union après un article ou une particule de liaison compris dans un nom de personne (monument Charles-De Gaulle, monument Louis-Hippolyte-La Fontaine, édifice Pamphile-Le May, promenade Samuel-De Champlain, rue Joly-De Lotbinière).

 

  1. Les éléments spécifiques entièrement anglais, amérindiens ou inuits s’écrivent sans trait d’union (New Carlisle, New Liverpool, New York), sauf s’il s’agit d’une désignation commérant une personne (complexe Jeffery-Hale).

 

  1. On utilise le tiret, plutôt que le trait d’union, lorsqu’il s’agit de réunir deux ou plusieurs toponymes dont l’un, au moins, comporte déjà un trait d’union (Vieux-Québec–Basse-Ville, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine).

 

  1. Les noms des villes peuvent être féminins ou masculins. L’usage est flottant, mais l’emploi est majoritairement féminin dans la langue littéraire et masculin dans la langue courante ou lorsqu’un article masculin est inclu dans le nom de la ville (Le Gardeur). On peut aussi sous-entendre le mot ville et donc faire l’accord au féminin.

 

  1. Dans la plupart de ses emplois courants, c’est-à-dire lorsqu’il désigne une agglomération, un territoire ou une entité géographique, le mot ville s’écrit avec une minuscule. Toutefois, lorsque le mot ville désigne l’administration municipale d’un territoire ou son corps municipal (le conseil municipal et les fonctionnaires municipaux), le mot ville s’écrit avec une majuscule initiale. Dans ce cas, la ville est considérée comme une personne morale. Dans ce sens, le mot ville peut également être employé seul, sans qu’on spécifie le nom de l’administration municipale. Il en va de même pour le mot municipalité, qui peut s’employer au sens d’« administration » ou de « corps municipal ». Le mot ville prend également une majuscule initiale dans certaines expressions désignant des villes particulières (exemple : Paris, la Ville Lumière).

 

  1. L’adjectif saint, sainte s’écrit en toutes lettres dans les noms géographiques. En cas de nécessité absolue, son abréviation (St, Ste) est tolérée dans les noms de voies de communication. Lorsque le mot saint fait partie d’un nom propre de personne, de fête, de lieu ou de bâtiment, il s’écrit avec une majuscule initiale et se joint par un trait d’union à l’autre partie du nom.

 

  1. Suite et chambre désignent, dans un hôtel, des pièces où on couche, qu’il s’agisse d’une seule pièce (chambre) ou d’un ensemble de pièces (suite). Ces mots ne conviennent donc pas pour indiquer une adresse de bureau. Les mots porte et bureau peuvent tous deux être utilisés pour indiquer l’adresse d’un bureau. La mention du numéro de porte ou de bureau s’écrit sur la même ligne que le nom de la rue ou, faute de place, sur la ligne précédente.

 

  1. L’abréviation de l’expression case postale est : C. P.

 

 

Sources :

Ensemble des toponymes officialisés par la Commission de toponymie du Québec :

http://www.toponymie.gouv.qc.ca/topos.htm

 

Règles d’écriture des toponymes au Québec :

http://www.toponymie.gouv.qc.ca/regles.htm

 

Office québécois de la langue française :

http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=2096&D=Vedette

http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=1608&D=Noms%20de%20villes

http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=4161&D=Trait%20d%27union%20dans%20les%20noms%20de%20villes

http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=1530&D=Ville

http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=2096&D=Vedette

http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=1112&D=Saint

http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=2668&D=Saint

http://66.46.185.79/bdl/gabarit_bdl.asp?t1=1&id=1065&D=Suite,%20bureau,%20porte

 

 

La mission de Français Perfection est de contribuer au maintien de la langue française au Québec en permettant aux entreprises de présenter des textes de qualité à leur clientèle, à leurs fournisseurs et à leurs employés.

 

Salutations distinguées,

 

La présidente fondatrice,

 

Patricia Guilbeault

Français Perfection