Lexique du golf

Lexique du golf – Office québécois de la langue française

 

Guy Loubier
yloubier@videotron.ca

Ce lexique d’une centaine de mots s’est attiré les moqueries de la journaliste Lysiane Gagnon de La Presse. Or, l’Office a vraiment fait oeuvre utile dans ce domaine, car mes recherches ne m’ont permis de dénicher qu’un seul autre glossaire français-anglais. Signalons, à cet égard, que les glossaires européens sur le sujet sont publiés en anglais seulement. Nous n’avons donc aucune leçon à recevoir de la mère patrie à ce chapitre. Cependant, pour donner plus de crédibilité à l’ouvrage, l’Office aurait dû donner le nom du ou des auteurs, et fournir une liste des spécialistes et des ouvrages consultés.

Le lexique se révélera sûrement très utile pour les amateurs qui tiennent à pratiquer leur sport préféré dans la langue de Molière. Cependant, des traductions comme bent grassagrostide, doglegcoude, double eaglealbatros, green repair toolfourchette, risquent d’être peu utilisées pendant encore longtemps. Prenez toutefois le temps de consulter le lexique pour vous en faire une bonne idée. http://www.olf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/golf/lexique_coul_2005.pdf

J’ajoute également un autre site français-anglais qui contient un certain nombre de définitions utiles pour comparer les deux versions. http://www.golfeur.qc.ca/lexi/gga.htm

Et si on parlait de technologie

Le terme nanotechnologie est apparu pour la première fois en 1974, mais fut toutefois popularisé dans les années 80 par K. Eric Dexler qui, en 1959. devant l’American Physical Society, avait envisagé la possibilité de faire tenir tout le contenu de l’Encyclopædia Britannica sur la tête d’une épingle. Nous entrons donc dans le monde de l’infiniment petit, puisque le nanomètre est une unité de mesure qui correspond à un milliardième de mètre. A des fins de comparaison, mentionnons que l’épaisseur d’un cheveu humain se situe entre 50 000 nm et 100 000 nm. Les possibilités d’application des nanotechnologies sont très vastes, car elles pourront s’étendre à des industries telles que l’automobile, la chimie, la pharmaceutique, l’aéronautique, l’environnement, etc. NanoQuébec a été mis sur pied récemment en vue de renforcer l’innovation en technologie et ainsi, accroître le développement économique du Québec.

En vue de nous initier à ce nouveau monde de la nanotechnologie, l’Office québécois de la langue française nous offre un vocabulaire d’une centaine de termes spécialisés, qui nous permettra de saisir l’importance que pourrait prendre la nanotechnologie dans nos existences.

Autoréplication : Processus par lequel une nanomachine ou un nanorobot produit des copies d’elles-mêmes ou de lui-même en se servant des matériaux présents dans son environnement.
écophagie globale : Selon un scénario catastrophique imaginé par certains spécialistes de la nanotechnologie, processus par lequel des nanorobots s’autoproduisant sans contrôle pourraient détruire tous les écosystèmes de la Terre, en transformant en une masse informe tous les matériaux qu’ils rencontrent.
Puits quantique : Structure nanométrique bidimensionnelle, qui résulte du confinement du mouvement des électrons dans une seule dimension de l’espace. http://www.olf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/
dictionnaires/terminologie_nanotechnologie/index_francais.html.

De deux mots, il faut choisir le moindre Paul Valéry

(Le 13 septembre 2006)