ENSEMBLE, NOUS SOMMES PLUS FORTS

LES GRANDES FESTIVITéS NATIONALES DU QUéBEC

L’OUTAOUAIS EN FêTE


ENSEMBLE, NOUS SOMMES
PLUS FORTS

Raymond Ouimet, auteur et président d’honneur

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai accepté l’invitation que l’on m’a
faite d’être coprésident ambassadeur des grandes festivités nationales du
Québec, L’Outaouais en fête. J’assume cet honneur parce que je suis fier de ma
langue, la langue française, parce que je crois en son avenir et parce que,
aussi, je sais qu’ils sont nombreux ceux qui, sur les rives de l’Outaouais,
travaillent à sa disparition.

Si la majorité des membres de ma famille parle le français, une minorité
s’est assimilée sous les coups de boutoir de l’unilinguisme de nos compatriotes
anglophones, des lois scélérates comme le Règlement XVII, et du peu de place que
l’on accorde à la langue française dans la Fonction publique du Canada ou
l’entreprise privée canadienne. Je peux en parler en connaissance de cause :
j’ai été fonctionnaire fédéral pendant plus de 35 ans.

Je dis à tous mes compatriotes de l’Outaouais, à tous mes anciens collègues
francophones de la Fonction publique du Canada : on ne quémande pas des droits,
on les prend ! à nous d’exiger avec plus d’entrain et de dynamisme l’usage réel
du français comme langue de travail au gouvernement du Canada. à nous d’employer
des logiciels en français ; ils sont aussi bons que ceux de langue anglaise. à
nous de faire respecter notre nom et de refuser de nous faire appeler Chuck,
Djé-Ci, ou Ray. à nous de parler français dans notre milieu de travail.

Ensemble, nous pouvons changer les choses. Il suffit d’avoir confiance en
nous, en notre culture, dans le pouvoir des mots de notre langue. Le Québec
exporte aujourd’hui sa culture aux quatre coins du monde : pensons à Céline Dion
qui chante en français à Las Vegas, à la Bottine souriante qui chante notre
folklore, servi à la moderne, un peu partout en Europe et même aux états-Unis,
au film Les invasions barbares, réalisé par Denis Arcand et qui a remporté un
Oscar à Hollywood, etc. Voilà des preuves du dynamisme de notre culture. Et nous
pouvons encore faire plus.

Oui, ensemble nous sommes meilleurs, nous sommes plus forts. Chaque fois que
nous lisons un livre ou un journal français de chez nous, chaque fois que nous
écoutons une radio francophone, chaque fois que nous regardons la télé
québécoise, chaque fois que nous écoutons ou encourageons un chanteur québécois
ou francophone, nous faisons preuve de solidarité envers les nôtres et
construisons un avenir à notre image.

Je souhaite que le 24 juin prochain nous prenions, Québécois et Québécoises
de toutes les origines, la ferme résolution d’affirmer encore plus notre culture
commune d’expression française en Outaouais, et ce, dans tous les domaines de
notre vie quotidienne, parce que le français est une caractéristique essentielle
à notre identité distincte.

Vive les Québécoises et les Québécois !