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Dimanche, 19 avril 2009 12:21
LES PRIX « COUP DE COEUR »

Impératif français en fête

Outaouais en fête

Les lauréats 2013 du concours de poésie sont...

PRIX DE LA RELÈVE GASTON -LALLEMENT

PRIX COUP DE CŒUR

Concours de poésie Impératif français 

« Coup de cœur, coup de gueule à coup de langue française! »

Prix Gaston-Lallement

C’est à l’occasion de la Francofête qu’Impératif français a décerné son Prix de la relève Gaston-Lallement à des élèves de l’Outaouais et son prix Coup-de-cœur au grand public ayant participé au concours de poésie Impératif français, qui avait pour thème, cette année : « Coup de cœur, coup de gueule à coup de langue française! ».

Prix de la relève Gaston-Lallement : ce prix qui rend hommage à Gaston Lallement, membre fondateur et ancien président d’Impératif français, a été décerné au cours d’un déjeuner et causerie, qui a eu lieu le dimanche 24 mars 2013, à la salle Chaudière du Château Cartier. Les lauréats ont aussi reçu une bourse de 100 $ offerte par plusieurs organismes de l’Outaouais. Cette année, les lauréates et lauréats sont :

Noms des lauréats

Bourses offertes par:

Myriam Favre

Société d’histoire de l’Outaouais

Natasha Grimard

À l’Échelle du monde

Emmanuelle Vigneux-Foley

Sol Épicerie Santé

William Youkna

ASULF

Sophie Gosselin

Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais

Juliane Leduc

Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais

Léanne Baillargeon

Laiterie de l’Outaouais

Scott MacCordick

Laiterie de l’Outaouais

Francis Roy

Michabou

Jad Hajj

Michabou

Dominique Lebel

Sol Épicerie Santé

Asma Saad

Sol Épicerie Santé

Krystel Lefebvre

Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais

Djamila Saad

Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais

Jici Lord Gauthier

Cégep de l’Outaouais

Josué Jude Carrier

Cégep de l’Outaouais

Guillaume Demers

Cégep de l’Outaouais

Prix Coup-de-Coeur : cette année, les lauréates et lauréats sont:

Antoine Côté-Legault

Bistro L’Autre Œil

Antoni Gilbert

Bistro L’Autre Œil

Mohamed Kabatou

Les Brasseurs du Temps

Sarah Bernier

Les Brasseurs du Temps

Michel Dion

Les Brasseurs du Temps

Janie Renée Myner

Michel Prévost

Source :

Jean-Paul Perreault
Président d’Impératif français
www.imperatif-francais.org

Anaïs Elboujdaïni
Présidente du jury
Édition 2013

Les poèmes

Le cycle de l’imaginaire par Myriam Favre

Écrire,
Écrire des mots,
Formés de lettres,
Qui forment une phrase
Qui se dit
Qui se lit
Qui se chante
Une phrase à laquelle on pense
Une douce parole
Une citation légère
Toutes ces phrases deviendront alors un texte
Qui formera l’histoire
L’histoire que l’on raconte aux enfants
Qui apprendront à leur tour des mots
Qui deviendront phrases
Qu’ils conjugueront avec leur cœur pour former poésie

Avec le français,
Conjuguons notre Futur au Plus-que-parfait
Pour former ainsi
Le cycle de l’imaginaire

Myriam Favre
Bourse Société d’histoire de l’Outaouais

(COUP)LE par Natasha Grimard

COUP DE FOUDRE
Coup de foudre à l’aube d’un jeudi
Soleil levant sur espoirs sans souci

COUP DE CŒUR
Coup de cœur qui, porté de joie, battra
Sans s’essouffler pour quelques mois

COUP DE GUEULE
Coup de gueule d’un lundi matin
Mène un couple à la croisée des chemins

COUP DE POING
Coup de poing à un équilibre fragile
Douleur et fuite; mots d’excuse effacés, malhabiles

COUP D’HORLOGE
Coup d’horloge qui marque du passé une distance
Boire pour tenter de calmer sa conscience

COUP DE PLUME
Coup de plume hésitant, incertain
Qui raye d’un trait cette histoire sans lendemain

Auteure amoureuse à jamais du français
Finit par à-coups cet essai

Natasha Grimard
Bourse À l’échelle du Monde

(Sans titre) par Emmanuelle Vigneux-Foley

J’ouvre le dictionnaire,
Aboutis sur fonctionnaire,
Peux toujours pas penser,
À aucune superbe idée.
Je pousse un coup de gueule,
Pas besoin d’écrire une thèse!
Plus qu’à devenir ivre,
À coups de langue française,
La tête enfouie dans mon livre,
Ma bouée, mon sauveteur,
Mon unique coup de cœur,
La langue mon seul adversaire.
Une bonne idée enfin?
Toujours rien,
Rien à faire.

Emmanuelle Vigneux-Foley
Bourse Sol Épicerie Santé

L’enfer des amours par William Youkna

Deux roses placées sur mon chemin;
Deux perles rares inaccessibles;
L’une beauté inimaginable, forteresse insaisissable;
L’autre bonheur incarné, rose couverte d’épine;
Marie et Cassandre, elles sont pour moi;
Et pour délivrance, je n’ai seule que l’écriture,
Et coup de plume et de langue française;
Par des mots bien léchés, je me console;
Encore pris de chagrin et de peine amoureuse;
Mon cœur brisé par mes coups de cœur;
J’entre dans cette période des amours;
Où, une fois de plus la déception m’attendra;
Où, un coup de gueule il y aura, entre mes sentiments et ma raison;
Et une fois de plus, je ne me contenterai que d’illusions.

William Youkna
Bourse ASULF

Mon Fier Français par Sophie Gosselin

Cette langue fière progressant sur fond bleu et fleurs de lys
Ou sur fond tricolore content de l’avoir créée
Imposée en poussant des coups de gueule agressifs
Aux peuples autochtones aux langues éteintes et brisées

Cette langue rouge des guerres menées en son nom
Souillée de malheur et pourtant pure de ses mots
Elle s’est battue fièrement au son des canons
Elle a composé les plus beaux textes, remplissant les yeux d’eau

Cette langue de bien des écrivains le coup de cœur
Privilégiée des diplomates et des nobles de la cour
Rabaissant les autres, les condamnant aux basses-cours
Une langue vive pour laquelle battent bien des cœurs

Les navigateurs, voile tendue et nez au vent
Garnissaient leurs journaux de mots français
À coups de langue française voguaient vers d’autres continents
Et quand ils la criaient dans la tempête, les vagues s’y brisaient

À coups de langue française, c’est un éloge que je t’écris
À toi, le coup de cœur que je chéris
Celui qu’à coups de gueule je crie
À coups de langue française, toi mon fier Français je te vis

Sophie Gosselin
Bourse Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais

Les temps qui passent… par Juliane Leduc

Toi ma belle, mon coup de cœur
Au passé, au présent, à l’imparfait
Les mots me manquent souvent tu sais,
Pour t’exprimer tout mon bonheur.

Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai
Pour toujours, jusqu’à l’infini…tif
Sans condition…nel, sans impératif
Hier, aujourd’hui et pour l’éternité.

De mots à mots, de bouches à oreilles
Au singulier comme au pluriel
Tu vis, tu survis à tous les temps.

Tu es culture, histoire et fierté
De mon identité, le prêt-à-porter
Tu es mon coup de cœur, mon coup de gueule, à coups de langue française!

Juliane Leduc
Bourse Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais

Coup de cœur, coup de gueule, à coups de langue française par Léanne Baillargeon

Coup de cœur, le cœur bouillant qui bat dans nos corps, dans nos têtes et dans notre sang.

Comme celui qui guide nos coups de tête et nos pas irréfléchis qui nous entrainent tout droit vers une douce folie. Lorsque mon cœur cherche la lune où s’évader pour mieux continuer de rêver, plus près de ma bonne étoile. Lorsque je marche pour fuir le temps et les tourments, pour mieux m’effacer dans la brume.

Lorsque les jours s’effilochent à coups de gueule de bois dans la petite maison de ma voisine, sa vision brouillée par le voile d’alcool qui dans devant ses yeux. Celle dont les ailes ont été brulées il y a longtemps et qui se déplument le soir lorsqu’elle arpente de sa silhouette brune, plus discrète que le silence, les rues éclairées par les larmes de lumière des étoiles qui l’escortent. Elle qui aimerait tant retrouver ses ailes, pour pouvoir fuir ce monde trop noir en sachant que son départ arrêtera ses larmes.

À coups de langue française, d’expressions inutilisables dans la vie de tous les jours, de mots inventés par mon père et de slogans de publicité pour la nourriture pour chats, c’est comme ça que j’ai été élevée. Dans ma langue, si riche en beauté et en subtilités, mais si difficile à manier, si impossible à dompter, qui tel un animal sauvage rugit au visage de ceux qui osent la malmener. Ma langue que j’assaisonne à coups d’onomatopées, d’expressions québécoises, telles « Attache ta tuque avec d’la broche! » et de références à des livres oubliés sur les étagères des bibliothèques. Cette manière unique dont je parle cette langue et me donne presque l’impression qu’elle m’appartient un peu.

Léanne Baillargeon
Bourse Laiterie de l’Outaouais

Livre malgré lui par Scott MacCordick

C’est un livre qui, malgré lui,
Est écrit pour être ami avec celui qui le lit.
Ce même livre, qui est un coup de cœur,
Nous fait passer à travers des heures.
Il met en scène, un coup de gueule,
Dans lequel, au début, une fille est toute seule

Il est né il n’y a pas si longtemps
À coups de langue française.
Et c’est ce qui nous met à l’aise.

Ce livre ne veut pas grand-chose; il veut être notre ami,
Qu’on lui dise merci, qu’on se soucie de lui.
Car on aura appris de lui que, dans la vie,
Il y a toujours de bons récits comme celui-ci.

Scott MacCordick
Bourse Laiterie de l’Outaouais

(Sans titre) par Francis Roy

Coup de cœur, coup de gueule,
À coups de langue française…
Mais quelle est donc cette nouvelle supercherie?
Un autre exercice pour nous faire développer l’autonomie?
Je crois plutôt en un travail vivant échec sur le bulletin,
Mais que dis-je, ce n’est sûrement qu’un petit poème anodin.
Que vois-je? Poème de deux à vingt vers?
Si ce n’était de ma plume qui écrit à l’envers,
Et de mon incontestable inspiration qui est absente,
Je pourrais en écrire jusqu’à soixante!
Peut-être même devenir aussi célèbre que Ronsard,
Suivre un pas pour se retrouver sur les mêmes remparts,
Écrire des centaines de poèmes pour mes dames à la chandelle le soir.
Ça y est, je suis fait, fabuler m’a pris
Après tout, je ne suis qu’un étudiant tentant d’empocher
Un petit cent dollars.

Francis Roy
Bourse Michabou

Le français, un véritable joyau par Jad Hajj

Tel un soldat qui, parmi des milliers de gens, 
Se meurt dans un coin, se vidant de sons sang,
Le français se détériore au fil du temps.

Coup de cœur, le cœur gros, 
La langue française, sans un mot,
Se laisse frapper à coups de faux.

Ensevelie par des anglicismes de toutes sortes,
Mais à qui cela importe?
Eh bien, à moi, quand je parlerai une langue morte.

Que cela ne vous déplaise, 
Il nous faut rallumer les braises,
À coups de langue française.

Jad Hajj
Bourse Michabou

Combat pour la langue française au Québec par Dominique Lebel

Au milieu des galaxies anglophones
Se retrouve une petite étoile francophone
Qui brille par sa riche culture
Et sa superbe littérature.

Nous nous battons pour la garder allumée
À coup de gueule avec nos alliés
Pour qu’en tant que Québécois
Nous gardions notre langue d’autrefois.

Et ma fleur de lys, ne meurt pas
Tu es mon coup de cœur québécois
Et si tu nous apportes la joie,
Quand tu devras être protégée, nous serons là.

Puisque le français nous unit tous
Et qu’il n’est pas à prendre à la légère
Nous lui donnerons un coup de pouce
Et aux langues étrangères,
Nous donnerons des coups de langue française.

Dominique Lebel
Bourse Sol Épicerie Santé

« Coup de cœur, coup de gueule, à coups de langue française! » par Asma Saad

Voici donc une banque de mots variés,
Embellis, enrichis, valorisés,
Forgés dans une langue de paix et de liberté,
Des expressions, un vocabulaire, une culture raffinée.
Cependant que certains se battent,
Se blessent, se dépriment, se débattent,
Sciemment afin d’inculquer à leurs esprits blessés,
Ces mots, ces expressions, ce vocabulaire, cette langue de paix…
Je parle de ceux qui ont quitté leur pays d’origine,
Tentant de repartir à zéro sans oublier leurs racines,
Apprentis et non-initiés aux règles complexent de la grammaire,
Maniant sans cesse le dictionnaire devant les obstacles incessants,
sans se laisser aller à l’échec pour autant.
Cultures mélangées, entrecroisées, contraires,
Toutes réunies dans un langage similaire,
Partagé à travers un pays ou une province entière.
C’est pour elle que les gens luttent,
Et leur volonté, ténacité, persévérance,
L’emporte sur leur colère, leur déprime, leur souffrance,
Pour cette langue, symbole d’indépendance.

Asma Saad
Bourse Sol Épicerie Santé

La promenade par Krystel Lefebvre

Quand, par une nuit profonde, vous,
Simples gens, simples gamins, simples humains,
Rêver de partir, partir au loin, rejoindre les nuages,
Dans cette promenade, vous qui courez,
Passez à côté de l’amour, du bonheur,
Ralentissez, je vous en prie!
Vous faites fuir le temps,
Puis le soleil, puis la lune, puis cette vie,
Qui trop vite est passée dans cette promenade de mensonges.
Ce n’était que le temps d’une marche, d’espoirs anéantis.
La vérité, braves gens, c’est que vous avez oublié de vivre.

Krystel Lefebvre
Bourse Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais

Notre langue est une grand-mère féroce par Djamila Saad

Attention, attention!
Le combat va commencer, entre la dame vieille comme les mots
Et le temps.

Bang! Elle commence par lui heurter le Molière.
Sa jambe s’en remet à peine; il se tient debout chancelant.
Puis des Piaf sur la gueule, oui je vous dis; les poings Voltaire
Du haut des airs jusqu’aux Racine des dents.

Et abraCabrel, la vieille s’affaire,
Comme un cheval de Troyes, à Mallarmé le temps.
Le temps veut crier, mais il perd Lavoisier, et sa condition Ampère.
Comme un château Descartes, il s’effondre en tremblant.

Oh comme le temps a Malraux; il a Maalouf; il a Malherbe.
Il a Beauvoir et résister; mais il n’a pas le temps.
Quelle Sade, cette vieille licorne, avec sa Corneille sur la tête.
Il Montesquieu; enfin il essaie, mais elle le retient par terre.

L’arbitre compte 3, 2, 1, et elle crie Victor!

N’est-il pas Locass que cette vieille dont les rides
Profondes comme des Fontaine où s’abreuvent les grands noms
A su échapper aux griffes du temps? Peut-être alors que
notre langue est jeune; elle renaît chaque fois sous la plume d’un nouveau sage.

Djamila Saad 
Bourse Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais

Coup de langue par Jici Lord Gauthier

Je plongeai un subtil, mais véhément poing en son diaphragme, 
Ouvrant ainsi, d’un coup, d’un seul, sa poitrine chancelante
De vengeance rougeâtre, qualifieront les lyriques,
Ou de rude métaphysique, dont s’épanouiront les existentialistes.
Ô toi qui flanches et dont les gênantes meurtrissures gagnent le visage
Et dont la gueule ricane de lourds sanglots drôlement désespérés,
N’oublieras-tu plus jamais l’origine de mon organe phonatoire,
Et regretteras-tu l’ostentation de ta langue païenne?
Tes lèvres ont longuement humecté les miennes,
Douces et juteuses, mais désormais acérées et ensanglantées,
Pour mieux y insérer ta langue et y lacer un nœud complexe impossible à défaire
Et dans l’ultime dessein de sucer et d’avaler ma salive.
Dessein que tous, nous nous rappellerons

Jici Lord Gauthier
Bourse Cégep de l’Outaouais

À grands coups de liberté par Josué Jude Carrier

Francophones du monde entier relayez-vous sur les barricades faites de maux
Debout, les corps comme des apostrophes dans le paysage
Les mains qui se tendent, poings qui crèvent le temps
Les bouches qui mordent dans le silence et laissent en guise de boucles d’oreilles
Des mots ronds aux tentacules de musique, des sons français
Qui font sceaux sur la mémoire des siècles, qu’importe notre âge
Ou la provenance de notre décor, corps-continents qui parlent fleur de lys
Épousailles avec le Boréal, fierté d’être les porteurs d’une langue bavarde
Aux différents accents de couleurs, l’âme vitrail, la beauté de vos verbes au printemps
Soyez témoins, soyez étendards, uniques et pourtant des millions
Tant qu’à être debout, dansez et chantez à tue-tête la puissance du mot libéré.

Josué Jude Carrier
Bourse Cégep de l’Outaouais

Une autre tache par Guillaume Demers

Ce n'est encore qu'une tache d'encre qui orne ces feuilles... 
Ce n'est encore qu'une tache, bien que petite,
Bien que seule et frêle qui habille ce poème d'un manteau
Malgré les peintures et le pastel... le fusain et le plomb…
Ce sera l'encre qui lui donnera une somptuosité débordante

Une touche très personnelle en fait d'elle une femme gracieuse
Qui, agile et délicieuse, fait fondre les cœurs
En ne leur offrant aucune satisfaction que celle d'admirer...
Celle d'admirer sans ce l'approprier...
Celle de mourir de désir pour la fin de ses jours sans contentement exquis.

Et moi j'admire ces cœurs et cette femme
De loin, je n'ose à peine croiser son regard de peur de tomber moi aussi...
Oh oui... elle a des charmes que nul homme ne saurait résister...
Et c'est pourquoi... elle se retrouve là étendue sur un lit de papier...
Corps dénudé et prête pour les actes les plus délectables
Que l'homme se permet de goûter en parcourant les pages de leur amour
En parcourant les pages de leur vie.

Guillaume Demers
Bourse Cégep de l’Outaouais

(Sans titre) par Antoine Côté-Legault

En gueulant : Je me souviens!
je te grimace ma langue
je te décoiffe et ne te lave pas
je t'élève en ne te laissant pas parfaitement propre
en ne te laissant pas tourner en rond sept fois avant de parler

j'aimerais me mirer
me marrer dans tes mots
qu'un gros raz-de-marée d'émotions
se mette à me monter au dedans de l'estomac
quand tu te mets à iodler

me permettez-vous de vous maquiller un peu les mots 
si je vous promets de ne pas vous bourrer de Botox?
puis-je vous teindre les cheveux bleu métallique
et les mêler à une demi-bouteille de gel?
puis-je un peu vous mot-croiser génétiquement?
juste un peu vous organisme-génétiquement-modifier?
acceptez-vous de prendre pour épouse la poésie les mots?
serais-je ingrat de vous y mariage-forcer?

Antoine Côté-Legault
Bourse Bistro L’Autre Œil

L’homme debout qui observait le ciel par Antoni Gilbert

Debout, un homme observe le ciel matinal.
Il a cet air serein qu’ont les statues ancestrales.
Tout est calme. Une brise berce les feuillées
Où les nymphes des bois reposeraient, ensoleillées.

Il est là depuis l’aube au moins. Non loin dans un pré,
Je l’épie. Debout sur le terrain empourpré,
La tête au ciel… de ces nuages, mais que pense-t-il?
Sur ses joues fatiguées, le soleil plombe et rutile.

Puis l’homme courbe la tête, l’effort semble énorme.
Il fixe nerveusement son vieil uniforme,
- Soldat, caporal, peut-être même colonel,
- Et laisse tomber l’arme en un geste solennel.

Quand soudain, ainsi que le plus tranchant des glaives,
Il arrache au silence un cri sourd et soulève
Son pied d’une mine antipersonnel,
L’homme debout qui observait le ciel.

Antoni Gilbert
Bourse Bistro L’Autre Oeil

Pour marquer le coup par Mohamed Kabatou

J’aimerais faire beau coup de main, beau coup d’éclat,
J’aimerais que mon coup d’essai soit coup de maître.
En frappant un grand coup dans la langue de Vaugelas,
Mais ce coup de tonnerre, puis-je me le permettre?

Non! Que non! Je n’ai vécu qu’à petits coups de peu!
Après les trois coups annonçant ma naissance,
Vinrent tout à coup les coups de fusil, les coups de feu,
Chassant du coup les coups de jeune de mon enfance.

Marie, ce fut un coup de cœur, le coup de foudre, je l’jure.
Mais un beau jour, coup de théâtre, elle est partie,
En coup de vent, sur un coup de tête, un vrai coup dur!
J’en ai pris un coup, mais j’ai tenu le coup, pardi!

Des coups de Trafalgar et des coups de tabac,
Des grands coups de barre et des coups d’effroi,
Des coups fourrés, des coups montés et des coups bas,
J’en ai vu, mais ne m’ont jamais donné un coup de froid.

J’ai donné des coups de pied et des coups de poing,
J’ai donné des mauvais coups sans jamais percer de cuirasse,
J’ai donné des coups de langue sans jamais aller bien loin,
Et à ce poème, ici je donne le coup de grâce.

Mohamed Kabatou
Bourse Les Brasseurs du Temps

FRANCHIE par Sarah Bernier

tous les matins
l’évadée revêt son costume
de prisonnier
elle chante et bat pour elle-même
sous le charroi des têtes
le semis sec
son courage
mais
quand les chiens montent la rage
de leur haleine la cernent
qu’elle paie son passage
elle défait ses vêtements
elle tend des mains noires
embrasant dans sa langue
le cœur femme des colères
leur donne voix

Sarah Bernier
Bourse Les Brasseurs du Temps

Ma langue par Michel Dion

Frappé de mots depuis des rondes,
Mon oreille gît ventre plat;
Gueule engourdie par ceux qui pondent,
Mon vocable vole en éclats.

Ma langue semble égarer sa sonde,
Se mourant sur le matelas;
Coups durs donnés à la seconde,
Peur me prend de tous ces flaflas.

Coups traîtres coups bas, mon cœur gronde;
Derrière, le temps des oblats!
Puis-je siroter une blonde?
Remettre à leurs bancs ces prélats.

Étouffée, visée par ces frondes,
Ho ma langue! mort tu frôlas;
Euréka et ma gueule abonde!
Non tu n’iras dans l’au-delà.

Mon cœur meurtri sera immonde,
Mais ma langue sonne le glas;
Ha mon Québec, rejoint le monde!
Vite, sors du Canada, là!

Michel Dion
Bourse Les Brasseurs du Temps

Coup de cœur, coup de gueule, à coups de langue française! par Janie Renée Myner

Elle a gardé des Aquitaines
La langue et ses reflets d’hier
Elle a fleuri en souveraine
Depuis les canons d’Angleterre

Son histoire qui dort à peine
Sous les transits et les métros
Promène encore dans ses gènes
Ses heures de gloire et ses héros

Combien de plumes et de fontaines
Auront coulé de sa mémoire
Des nuits blanches du jazz en haleine
Jusqu’aux enchères des trottoirs

À coup de rues ou de bréviaires
À défier l’audace et la grammaire
Il faut toujours qu’on la réclame
L’impératif- du coq à l’âme

Pourtant le cœur de mon alambic
Berce la langue la plus romantique
Celle qui relève l’échine
Devant les poings de sa voisine

Elle ose s’enraciner d’espoir
Dans le giron de milliers de gens
Ceux qui l’ont pour terroir
Et l’audace de la semer à tout vent!

Janie Renée Myner 
Bourse Michel Prévost

PRIX DE LA RELÈVE GASTON -LALLEMENT
PRIX COUP DE CŒUR

Concours de poésie Impératif français.
« Le français, Moi je me mouille! »

Gatineau, 25 mars 2012-­ C’est à l’occasion de la Francofête qu’Impératif français a décerné son Prix de la relève Gaston-Lallement à des élèves de l’Outaouais et son Prix coup de cœur au grand public ayant participé au concours de poésie Impératif français, qui avait pour thème, cette année: « Le français, Moi je me mouille! ».

Le Prix de la relève Gaston-Lallement, qui rend hommage à Gaston Lallement, membre fondateur et ancien président d’Impératif français, a été décerné au cours d’un déjeuner et causerie le dimanche 25 mars 2012, à la salle Chaudière du Château Cartier. Les lauréats ont aussi reçu une bourse de 100$ offerte par plusieurs organismes de l’Outaouais. Cette année, les lauréates et lauréats sont:

Nom du lauréat ou de la lauréate Bourses offertes par :
François Bonnet Université du Québec en Outaouais
Marie-Ève Asselin-Verreault Librairie Michabou
Sana Ghouri Université du Québec en Outaouais
Natasha Grimard Sol Épicerie Santé
Joseph Absi Sol Épicerie Santé
Jean-François Frappier ASULF
Gabrielle Jean-Venne-Laporte Sol Épicerie Santé
Alex Chang Carrefour Jeunesse Emploi
Myriam Garand Carrefour Jeunesse Emploi
Catherine Capkun-Huot Université du Québec en Outaouais
Asma Saad Université du Québec en Outaouais
Florence Dostie-Ménard Université du Québec en Outaouais
Mathis Vuillermin Université du Québec en Outaouais
Sarah Cool-Fergus À l’Échelle du Monde
Louis Girard-Bock À l’Échelle du Monde
Aude Meunier-Rochon Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais
Fériel Rahmani Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais
Amélie Éthier Société d’histoire de l’Outaouais
Jessika Ladouceur Michel Prévost
Gabriela Turmel Stefan Psenak
Gabrielle Caron Stefan Psenak
Voltiana Razafimandimby Stefan Psenak

Prix coup de cœur : cette année, les lauréates et lauréats sont :

Isabelle-Agathe Martin Bistro L’Autre Œil
Didier Périès Bistro L’Autre Œil
Chantal Desrochers Université du Québec en Outaouais
Mohamed Khabatou Université du Québec en Outaouais

Source :

Jean-Paul Perreault
Président d’Impératif français
www.imperatif-francais.org

Anaïs Elboujdaïni
Présidente du jury
Édition 2012

Les poèmes

Le français... Moi, je me mouille! par François Bonnet

Quand j’étais petit, le français, je ne le comprenais pas
Pour moi, ce n’était qu’un quelconque charabia.
Je ne savais pas que c’était comme un catamaran
Ou mieux, un océan
Où viennent se nourrir les goélands et les pélicans
Et où se baignent aussi bien les petits que les grands.
C’est aussi important qu’un ouragan : un ouragan de langage courant!
Mais bon, revenons à nos moutons,
Ne parlons plus de poissons et de moussaillons.
Dans cette même langue,
Il peut y avoir tellement de différence :
Il faut avouer qu’entre le québecois et l’accent du Sud de la France,
Il y a une certaine nuance!
J’aimerais élaborer plus longuement sur cette matière
Dans laquelle, je pense, tout le monde devrait plonger tête première
Mais comment tout exprimer en quelques vers !?
Je résumerai tout en ceci :
Ce langage, transmettant de si beaux messages,
Fait partie de notre vie, jour comme nuit.

François Bonnet

Le français... Moi, je me mouille! par Marie-Ève Asselin-Verreault

Le français, ce n’est pas un talent
Comme la danse et le chant.
C’est plus de rigueur et d’imagination,
Venant de ton coeur, au plus profond.

La compréhension c’est de l’écoute.
C’est amusant comme une joute.
S’épanouir comme une fleur,
Aller de l’avant sans avoir peur.

Le français... Moi, je me mouille.
Je n’ai pas peur de la rouille.
Pourquoi hésiter à se lancer,
quand on n’a qu’à penser?

Marie-Ève Asselin-Verreault

Le français... Moi, je me mouille! par Jean-Christophe Frappier

En français, on prend des risques spectaculaires
C’est comme un bateau voguant au milieu de la mer
Sans même y penser,
On peut, chacun de nous, y exceller
Lorsqu’on écrit une dictée,
Nos coeurs commencent à palpiter
Les mots s’enchaînent magiquement
Pour faire des formes variées d’alignement
Mais, pendant les exposés,
On a beaucoup trop peur de chanter
Car on a peur de la réaction
Que nos amis nous transmettront
Et soudain arrivent les projets d’écriture
Sur ce point, on s’aide de la littérature
Il faut faire attention à l’orthographe
Car on peut recevoir une paire de baffes
Et finalement, viennent les poèmes
C’est un moyen de communication sans problème
On y écrit toutes nos émotions
Sans toujours en dévoiler l’intention...

Jean-Christophe Frappier

Plongeon dans la vie par Sana Ghouri

Le but de la vie, c’est de s’amuser
Rire, niaiser, voyager
Que ce soit à Beyrouth, Kinshasa ou Paris
Moi,  je serais prête à faire le tour du monde en taxi

Mais pourquoi restes-tu plantée là en dépression?
Le temps roule : fais attention!
N’aie pas peur, aie confiance en toi
Pour l’amour, lâche ton désarroi

Tu as une vie, une chance, pars à l’aventure
Rencontrer des gens d’autres cultures
Pour une fois, enlève donc ton armure
Mouille-toi, en français, c’est ça ta nature

Notre langue, c'est un sacré passeport
Qu'est ce que tu attends pour prendre le bord?
Vas-y, fonce à tout prix
Avec moi Sana, ta meilleure amie!

Sana Ghouri

Rivière de mots par Natasha Grimard

Ma page est blanche; je n’ai pas d’inspiration
Ma conscience déserte mon corps et s’enfuit dans la forêt de l’Imagination

Une rivière de mots y coule sous mes yeux
Tout autour de moi est silencieux
Tout, à part les mots, les phrases qui coulent
Elles chuchotent leur histoire puis se fondent dans la foule

Les courants paisibles sont de mots doux
Les mots violents créent des remous
Et moi, j’observe leur valse incessante
En me demandant si je m’y trempe

Ça y est, j’ai décidé
Je saute; tête première, j’ai plongé
Je sens en moi les mots s’imprégner
Je sens naître une tempête; non, un ouragan d’idées

De retour dans la réalité, je n’ai plus qu’un besoin : écrire
Les mots coulent sur ma feuille, l’encre tache mes doigts
Je continue à noircir des pages sans en faire de cas

La page blanche? Ça n’existe plus pour moi
Le remède impératif : un bain de mots
Pour voir le français sous un jour nouveau

Natasha Grimard

Le français... Moi, je me mouille! par Joseph  Absi

À l’aube de sa vie, il faut savoir choisir,
Un lieu à vivre, dans une mer de désirs,
Parcourir des eaux calmes ou agitées,
Ça dépend de l’être concerné,
Certains choisissent rapidement leur demeure,
D’autres se préoccupent plutôt de leur âme soeur,  
Peu importe, il va falloir décider,
Si l’on ne veut pas finir noyé,
Quant à moi, je nageais facilement,
Mais pas toutes les mers me plaisaient autant,
Certaines dépassaient les bornes selon moi,
Et d’autres me remplirent de haine et d’effroi,
Je pataugeais dans une mer peu profonde,
Lorsqu’elle m’attrapa et m’emporta en trombe,
L’eau faisait comme un tourbillon d’Asie,
Lorsqu’un équipage vint me sauver la vie,
Ils s’appelaient le Bescherelle, la Grammaire et le Dictionnaire,
Et connaissaient tout sur une langue très familière,
Je m’établis dans la mer ou ils se mouillent en paix,
Cette eau où règne le monde magnifique du Français!

Joseph  Absi

Le français... je me mouille par Myriam Garand

Le soleil perce l’horizon
Un arc-en-ciel se réveille
Je suis submergé par l’eau
Laissant mon parapluie, qui est de trop

Il y a longtemps
Un déluge a englouti mon pays
Maintenant
Le désert s’agrandit
Laissant une oasis, pleine de vie

L’eau de celle-ci
C’est la racine de ce que je suis
C’est ma culture
C’est mon allure
Ce sont mes rêves et mes pensées
Ce sont les traces de mon passé

Cette eau est une chose naïve et simple
C’est le français que j’use, que j’use
Mes efforts sont les trous que j’ai creusés
Afin que l’eau  redevienne l’océan oublié

Myriam Garand

Le français... Moi, je me mouille par Alex Chang

Vous êtes vous déjà demandés
Ce qui avait d’intéressant,
Dans cette langue si compliquée
Et plus vaste que les océans.

Elle est dans tous les pays,
Et utilisée à toutes les secondes
Et ce n’est pas aujourd’hui,
Qu’on va arrêter dans le monde.

C’est une langue qui a vécu,
Au fil des années et du temps.
Elle ne sera jamais vaincue,
Pas dans des siècles, ni dans un an.

Comme la marée d’une plage,
Tu es une source infinie
De matière que seulement les sages
Trouvent intéressant comme produit.

C’est ta grammaire que je trouve douce,
C’est dans ton vocabulaire que je fouille,
C’est pour toi que je me pousse,
C’Est pour le français que je me mouille.

Alex Chang

Le français...Moi, je me mouille par Catherine Capkun-Huot

Pris entre deux feux, perdu entre deux souffles, d'une identité brimée, tu te mens à toi-même.
Et dissimulé sous ta coquille, tu t'enfonces et tu te caches de toi-même.
Alors en français , impose-toi, affirme-toi, exprime-toi.

Tu t'accroches à quelque chose qui n'est pas toi. Tu t'engouffres dans le déni.
Tu te fais petit telle une fourmi. Tu erres sans trop te plaire. Tu disparais peu à peu.
Alors en français, impose-toi, affirme-toi, exprime-toi.

Tu t'opprimes, tu t'étouffes, tu renies ta propre identité, à l'égard d'une autre au zénith. Ça me dépite.
Et sortant de ton orbite, j'ai peur que, dans un grand fracas, tu t'écrases telle une météorite.
 Alors en français, impose-toi, affirme-toi, exprime-toi.

J'ose même sans plaire, parce que j'ai ma langue au coeur.
 Et je ne parle pas de celle en biologie, mais celle qui règne dans notre esprit.
Intrépide devant l'autre, je ne me tais pas.
Et en français, je m'impose, je m'affirme, je m'exprime.

Osons notre langue. Osons notre identité. Osons nous dévoiler. Osons être nous-mêmes.

Catherine Capkun-Huot

Le français...Moi, je me mouille par Sarah Cool-Fergus

Le français, c'est une langue courante,
Comme une rivière de mots extravagants,
Je nage dans les rapides qui en m'emportant,
Me laisse découvrir une culture si importante!
Puis je saute dans cette mer de grammaire,
Rempli de règles tout à fait compliquées,
Avec ses conjugaisons qu'il fait toujours appliquer,
Cet idiome parlé autour de la Terre!
Ces phrases complexes coulent de mes lèvres facilement,
Comme une cascade de lettres qui me portent loin d'ici,
Dans un monde de littérature qui m'ébahit,
C'est le français qui a changé m'a vie radicalement!
Même si je prends le risque de le dialoguer,
Je sais tout ce que le français m'a permis d'accomplir,
Des liens d'amitiés que j'ai pu établir,
Le français: une langue que je ne peux guère oublier!

Sarah Cool-Fergus

Le français...Moi, je me mouille par Mathis Vuillermin

Le français, langue si belle mais si compliquée,
Certains ne l'ont jamais accepté,
Ils ne font pas l'effort  de parler,
Pas même dans un français abrégé.
Le français, langue académique,
Compliqué à utiliser, avec ses nombreux hics,
Si parfait dans ses subtilités,
Mais toujours plaisant une fois maîtrisé.
Le français, langue de Molière,
Utilisé par les plus grands, comme Rabelais.
C'est vrai qu'elle est compliquée, sa grammaire.
Mais apprécions, comme il se doit, les beautés du français.
Le français, langue qui vaut la peine d'être défendue,
Qui doit survivre à la langue anglaise,
Qu'il ne faut pas sauter comme une page nue,
Et qu'il faut savoir parler avec aise.
Cette langue qui me tient à coeur,
Je veux toujours la mettre en valeur!
Moi, c'est en français que je vis,
Au soleil, dans la neige et sous la pluie!

Mathis Vuillermin

Le français... Moi, je me mouille! par Asma Saad

Pour le français, je ferai des milliers de pas sous une pluie tordante,
Sur moi se déposeront des gouttes de pluie verglaçante,
Je traverserai des milliers de frontières sous ces conditions,
Car ces derniers ne peuvent se mesurer à mes ambitions,
Pour le français, je prendrai position, le contraire il n'en est pas question.
Pour cette langue, je ne rebrousserai jamais chemin,
Arriviste et audacieuse, je resterai en vain,
Je ne laisserai jamais cette langue se faner comme une rose,
Essoufflée je serai, mais l'effort en vaudra la cause.
Le français, c'est notre culture et notre héritage,
Nous ne pourrons jamais tourner la page.

Asma Saad

Une douche francophone par Florence Dostie-Ménard

Les longs cheveux tous mouillés,
Le visage humecté d'eau fraîche,
Elle chantonne, sous la douche,
Ces quelques mots si bien prononcés.
Elle articule un français coulant à l'ouïe,
Ces phrases qui se marient si bien les unes aux autres.
Suggèrent d'entendre une douce mélodie,
La douche vibrante en guise de rythme.
La musique ralentit, puis s'arrête.
Malgré cela, les mots persistent et s'enchaînent sans aucune retenue.
Ils ne s'arrêteront à leur tour que si elle le décide ainsi,
Mais pourquoi donc suspendre une aussi belle composition?
Soyons fiers de NOTRE langue française, chantons-la haut et fort!
Il ne s'agit pas de seulement posséder une langue,
Mais bien d'avoir la faculté de chanter une merveilleuse chanson tous en coeur,
Battons-nous pour elle comme s'il s'agissait d'un de nos proches!
Mouillons- nous à notre tour!

Florence Dostie-Ménard

Le français...Moi, je me mouille! par Gabrielle Jean-Venne-Laporte

Je m'écroule sous une pluie de mots
Je suffoque sous un ouragan de phrases
Je me noie dans une piscine de grammaire
Toutes ses règles et exceptions me mènent à une impasse
Un jour, j'espère, je pourrai me retrouver dans un océan d'expressions
Danser sous ces pluies de mots
Me sécher de ses fautes d'orthographes
Et avoir le goût de m'exprimer dans cette langue plutôt compliquée
Du haut d'un plongeoir, près du grand saut
Je regarde plus bas, les eaux sont peuplées de lettres
La chute est longue et me remplit de craintes
Une fois dans l'eau on apprend et on apprécie.

Gabrielle Jean-Venne-Laporte

C’est un poème par Aude Meunier-Rochon

C’est une goutte d’eau
Dans un océan de souvenirs à décrire
C’est un océan authentique cadeau
Lorsque notre encre s’effrite sur une marge de soupirs

Une larme cristalline qui coule
En transportant en elle des utopies brisées
Puis qui, sur une page noire page noire de mots, s'écroule
Laissant dans son  sillage des mots blancs, tendres, qui te sont destinés

C’est une rivière murmurant dans son landau
Au gré d’un vent de rires
Des petits poèmes récités en crescendo
D’émotions que, sur ta peau, s’imprégner tu peux sentir

Sur un lac agité comme un tambour qui roule
L’écho des vagues qui se sont fracassées
Sur des rochers singuliers usés par la banalité du moule
Fait entendre sur des plages de portées son unique tonalité

C’est un océan aux multiples radeaux
Qui voguent doucement sur un mouton de cachemire
Pour atteindre la rive de sable d’où descendent des rideaux
D’expressions francophones qui laissent nos pensées s’épanouir

Aude Meunier-Rochon

En bateau par Louis Girard-Bock

Voguant ainsi sur les eaux par voile
Il faut supporter les mouvements de la toile
Sinon jamais nous ne passerez
Au travers de ces mers déchaînées

Naviguant sur les étendues bleutées
Respirant l’air salin et purifié
Vous comprenez maintenant tout l’incompris
Au moment où vous sombrez dans l’oubli

Océan trop cruel et féroce
Arrachant votre coeur avec force
Attirant aux plus profonds abysses
Votre âme, vos souvenirs et vos vices

Louis Girard-Bock

Inspirer la création par Jessika Ladouceur

Ma vie inspirée d’une histoire, d’un roman,
Voyageant songeuse sur les souffles du vent,

Le reflux de mots tel une rivière,
Les phrases, qui elles, ne sont guère éphémères,
Les pages submergées d’amour et d’idées,
Les chapitres enchaînés jusqu’au dernier,

Libre, essentielle et large comme le ciel,
L’univers de la langue est vive étincelle,
Exquise, joviale, amoureuse et romantique,
Elle crée de son cru un univers fantastique,

Une eau claire et pure,
Comblée de savoirs,
Lorsque j’y suis plongée,
Moi, j’y suis restée,

Car l’histoire du français,
Ne sera jamais écrite à l’imparfait.

Jessika Ladouceur

Le français... Moi, je me mouille! par Amélie Ethier

Une gouttelette tombant des cieux,
Fît naître l’espoir dans nos coeurs malheureux,
L’espérance que notre culture fasse partie de nos vies,
En utilisant nos convictions comme fusil,

Le combat s’engagea, long mais révolté,
À nos côtés, notre arme la plus puissante,
La soif de continuité et d’unicité,
Et l’espoir d’une culture riche et indépendante,

L’orage éclata pour l’obtention d’un droit,
Le droit à notre culture, l’héritage de nos ancêtres,
Mais pour récolter cette victoire il fallait avoir la foi,
Et se débattre dans cette tempête pour stopper la conquête,

La victoire de notre bataillon décrétée,
La tourmente se tue, exténuée,
D’avoir clamé haut et fort ce pourquoi nous nous battions,
Notre langue, notre culture, le futur de notre nation!

Amélie Ethier

Le français... Moi, je me mouille! par Fériel Rahmani

Par un flot d’expressions aux reflets éclatants,
La langue qui m’a bercée au creux de ses accents
Ouvre les portes à la rencontre des cultures
Qu’elle soit chantée fort ou donnée en un murmure.

Avec style, l’eau s’écoule et écrit mon histoire.
L’encre de mon stylo conserve ma mémoire.
La francophonie, c’est la voix que j’ai choisie
Pour partager et vivre chaque instant de ma vie.

Le français... Moi, je me mouille à ses vers, ses vagues.
Les courants littéraires m’emportent et je vogue
À la découverte du monde par les mots d’autrui.

Le français... Moi, je me mouille à sa vérité.
Je m’immerge en ses eaux et en sort inspirée,
En accords et liaisons avec qui je suis.

Fériel Rahmani

Plongeon pour ma patrie par Gabriela Turmel

Si nos Fous volent haut et prennent l’altitude
C’est simplement pour produire un meilleur plongeon
Créant une onde de choc de grande amplitude
D’une telle force que, secoués, nous serons

Elle nous rejoindra par le fleuve et les rivières
Parcourant  la terre de notre bel état
Elle fera chemin jusqu’à nous, même en hiver
Par la neige amassée sous chacun de nos pas

Cette vague viendra profondément troubler
Nos corps, également composés de cette eau
Elle nous transmettra le courage qu’il faut
Pour, à notre tour, s’investir et se mouiller

Nous devons répondre à cette invitation
Car passer à l’action est l’unique façon
De protéger, pour nos enfants, notre trésor
Notre fierté, notre langue, notre culture

Gabriela Turmel

Le français... Moi, je me mouille! par Gabrielle Caron

Notre langue est celle d'une grande contrée,
une nation de vallées et de forêts,
un pays d'eau.

Notre langue est une rivière qui coule au creux de nous,
en flots tumultueux franchissant des cascades,
ou suivant calmement son cours.

Maîtriser les cascades qui bouillonnent demande la connaissance et l'effort,
car les courants impétueux nous emportent facilement au large,
mais le contrôle en fait un merveilleux voyage...

Nous jetterons-nous à l'eau pour que sa beauté nous transcende,
pour découvrir la vie foisonnante qu'elle abrite
et ses richesses possibles?

La laisserons-nous s'évaporer sans s'en soucier,
s'échapper à ne plus s'en souvenir?
Ce jour-là il sera trop tard...

Comment pouvons-nous accorder si peu d'importance
 à cette immensité fluide qui nous rassemble?
Pour le chant doux et familier de ma langue,
moi, je me mouille!

Gabrielle Caron

Plongez par Volatiana Razafimandimby

Je me mouille dans le français
Sans complexe, au grand jamais!
Qu’on le dise froid ou bien compliqué,
Je m’y plonge libre, tête en premier.

Fi des sirènes et des vains quolibets :
J’y trouve fraîcheur, rire et beauté.
D’ailleurs lointain, de l’Outaouais,
Amis fidèles viennent s’y baigner.

Joyeux cortège, onde bigarrée,
Vogue entre mots, histoire et fierté.
Alors l’ami, sur la rive ombragée :
Pourquoi hésiter? Viens plonger.

Volatiana Razafimandimby

« Le français... Moi, je me mouille! » par Isabelle A. Martin

La langue mouillée qui salive de mots Moi, je trempe mes mains dans l’eau Je m’applique pour résoudre quelques maux Même si pour ça, je sais qu’il me faut Tous les dictionnaires des petits et grands héros
Le monstre Orthographe assisté de sa grimaçante craie
La Grammaire, sa maîtresse, la Syntaxe et qui sait
Ma conjugaison du verbe, je l’ai dans le tout de l’imparfait
Je suis souveraine dans l’âme de ce qui est
L’aurore des saisons de mon pays que j’y extrais
Je connais bien mon peuple, parler sa langue Sans qu’il sache, son français révèle son slang
Alors, j’élimine les mollassons cangues Par ces lettres de notre alphabet que je leur tangue
Écrire, lire, dire tel Mozart, le génie d’Amadeus Wolfgang
L’inconscient collectif insuffle l’élan à mon écriture
Je suis transie jusqu’aux os, prélude à la littérature
Impression de foetus vague, croissance de ma culture
Attisez mes sens de plume en cahier sous la couverture
Au clavier, de touche en touche, je livre ma parlure

Isabelle A. Martin

L’averse d’une langue aux échos infinis par Chantal Desrochers

Journée de grisaille, de mélancolie
Je me cherche une flamme au creux de ma nuit
Et il me tombe dessus des gouttes de mots
D’une langue aux accents de notre terroir, notre nid
Le français... des notes de musique
Aux accents en crescendo arc-en-ciel
Pendant que je promène au sein de la forêt
Aux arbres aux ombres plus grandes que moi...
J’implore le firmament
En scandant «Alleluiah»!
De me déverser toute cette manne céleste française
Dont l’averse imprègne tous mes sens en ivresse
Imprégnée, imbibée, inondée
De sa chanson se répercutant à mille lieux à la ronde
Tel un caillou dans l’onde
Et je me livre à serment secret
De capter tous les échos rosés...
De cette langue de chez nous
Aux gestes multipliés à l’infini...

Chantal Desrochers

Le français... Moi, je me mouille! par Didier Périès

J’ai voyagé enfant
Au fond d’un bateau ivre
D’orgueil et de merveilles
J’ai grandi face aux rives
Dans son sillage cuivre
Navire sans  pareil
Et sous le joug sans âge
D’la langue sans partage
Qui ravit mon azur
Je vieillis et suis mûr
Sang-mêlé par ici
Et par-là sans merci
Et tempêtes ou écueils
Ou journées incertaines
Rien n’y fait je fais face
Loin du chant des sirènes
Contre deuils et marées
Droit devant je m’en vais.

Didier Périès

L’attente par Mohamed Khabatou

Il pleut des cordes et je suis là, devant ma porte
Je prends mon temps, patiemment, j’attends qu’elle sorte
La pluie s’est arrêtée; les flaques d’eau sont un miroir,
Que se disputent un beau soleil, des nuages noirs,
Et quelques oiseaux qui volètent et se chamaillent.
Mais elle, que fait-elle derrière cette muraille?
Et je guette et je guette, l’apparition de sa svelte silhouette,
Qui fera de cette triste journée un grand jour de fête.
J’attendrai, j’attendrai un peu, j’attendrai longtemps,
J’attendrai le temps qu’il faudra, dans le froid et dans le vent,
Ce moment charmant où son image cinglera mes yeux,
Et peuplera mon coeur solitaire de battements joyeux.
Nous irons flâner sur les berges de la rivière, au milieu des roses,
Je lui dirai, elle me dira, nous nous dirons des tas de choses.
La nuit va tomber, je m’obstine, je continue à faire les cent pas,
Je me dis : « Elle va venir, ne t’en fais pas », mais mon attente n’en finit pas.
Et quand s’ouvre la porte et vient vers moi le visage hargneux de son père,
Je m’en retourne, le coeur serré, vers mes pénates, vers ma misère.

Mohamed Khabatou.

PRIX DE LA RELÈVE GASTON-LALLEMENT
PRIX COUP DE CŒUR

Concours de poésie « Impératif français ».
« Le français, pour agir ensemble! »

Gatineau, 27 mars 2011-­ C’est à l’occasion de la Francofête qu’Impératif français a décerné son Prix de la relève Gaston-Lallement à des élèves de l’Outaouais et son Prix coup de Cœur à une personne du grand public ayant participé au concours de poésie Impératif français, qui avait pour thème, cette année : « Le français, pour agir ensemble! ».

Lauréats du Prix de la relève Gaston-Lallement et Prix Coup de coeur

Prix de la relève Gaston-Lallement : ce prix qui rend hommage à Gaston Lallement, membre fondateur et ancien président d’Impératif français, a été décerné au cours d’un déjeuner-causerie le dimanche 27 mars 2011, à 11 heures, à l’agora Gilles-Rocheleau de la Maison du citoyen de Gatineau. Les lauréats ont aussi reçu une bourse de 100 $ offerte par plusieurs organismes de l’Outaouais. Cette année, les lauréates et lauréats sont :

Nom du lauréat ou de la lauréate

Bourses offertes par :

Sana Ghouri

Université du Québec en Outaouais

Catherine Brisebois

Université du Québec en Outaouais

Félix Charron-Leclerc

Sol Épicerie Santé

Abir Marabet

Sol Épicerie Santé

Geneviève Auclair

Michel Prévost

Gabriel Cloutier

Club Richelieu Aylmer

Angélique Delorme

Carrefour Jeunesse Emploi Outaouais

Kyra Ford

Club Richelieu Aylmer

Esther Painchaud

Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais

Aimée Aubin

Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais

Maxime Boivin

Société d’histoire de l’Outaouais

Amélia Dalpé

Sol Épicerie Santé

Rock Vincent Guitard

Club Richelieu Aylmer

Morgan Johnson

Carrefour Jeunesse Emploi Outaouais

François-Xavier Lagacé-Bureau

Club Richelieu Aylmer

Fériel Rahmani

Club Richelieu Aylmer

Djamila Saad

Université du Québec en Outaouais

Gabrielle Pfalzgraf-Reny

Université du Québec en Outaouais

Vickie Farrugia

Université du Québec en Outaouais

Émilie Tousignant-Laliberté

Club Richelieu Aylmer

Hugues Pétrin

Bistro L’Autre Œil

Prix Coup de cœur 2011

Cette année, la lauréate est 

Marie-Nicole Bruyère

Bistro L’Autre Œil

Source:

Jean-Paul Perreault
Président d’Impératif français
www.imperatif-francais.org

Anaïs Elboujdaïni
Présidente du jury
Édition 2011

C. P. 449, succ. Aylmer, Gatineau (Québec)  J9H 5E7 Tél. : 819 684-8460 Télécopieur : 819 684-5902

PS : Nous publions les poèmes des lauréats et des lauréates dans notre site Web au : http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/prix/2011/concours-de-poesie-imperatif-francais-2011.html


PRIX CITRON 2011
Bavures linguistiques

PRIX IMPÉRATIF FRANÇAIS 2011
Loco Locass

PRIX D’EXCELLENCE LYSE-DANIELS 2011
Félicitations aux lauréats!

Lauréats « grand public » du concours de poésie

PRIX COUP DE CŒUR
Concours de poésie Impératif français

Deux thèmes offerts :
« Le français, une langue tout en mouvement! » et « Il était une fois...la rivière des Outaouais »

Gatineau, 21 mars 2010 - C'est à l'occasion de la Francofête qu'Impératif français a décerné son prix Coup de cœur destiné au grand public ayant participé au concours de poésie Impératif français, qui avait, cette année, deux thèmes : « Le français, une langue tout en mouvement » et « Il était une fois...la rivière des Outaouais ».

Ce prix a été décerné au cours d'un déjeuner et causerie le dimanche 21 mars 2010, à 11 heures, à l'agora Gilles-Rocheleau de la Maison du citoyen de Gatineau. Les lauréats ont aussi reçu une bourse de 100 $ offerte par plusieurs organismes de l'Outaouais. Cette année, les lauréats et les lauréates sont :

Lauréates et lauréats : Bourses offertes par :
Julie Morin Desjardins
Linda Godin Bistro l'Autre Œil
Annie St-Jean Bistro l'Autre Œil
Roberto Caron Desjardins
Michèle Noël Club Richelieu Aylmer
Alexandra Pinsonneault Desjardins
Les lauréats du Prix coup de coeur 2010
Les lauréats 2010 en compagnie du président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, et de la présidente du jury, Anaïs Elboujdaini.
Source :
Jean-Paul Perreault
Impératif français
Tél. : 819 684-8460
www.imperatif-francais.org
Anaïs Elboujdaïni
Présidente du jury
Concours de poésie Impératif français,
édition 2010

PRIX « COUP DE CŒUR »
Concours de poésie Impératif français

« Imaginons demain en français… »

Gatineau, 29 mars 2009 - C’est à l’occasion de la Francofête qu’Impératif français a décerné son prix « Coup de cœur » destiné au grand public ayant participé au concours de poésie Impératif français « Imaginons demain en français… ».

Ce prix a été décerné au cours d’un déjeuner et causerie le dimanche 29 mars 2009, à 11 heures, à l’agora Gilles-Rocheleau de la Maison du citoyen de Gatineau. Les lauréats et lauréates ont aussi reçu une bourse de 100 $ offerte par plusieurs organismes de l’Outaouais. Cette année, les lauréats et les lauréates sont :

Lauréats et lauréates : Bourses offertes par :
Louise N. Boucher
Michèle Bourgon
Ariane Chassaing
Marie-Paule Cyr
Harris Kassongo
Michèle Noël
Lucie Poirier
Desjardins
Bistro l’Autre Œil
Bistro l’Autre Œil
Desjardins
Desjardins
Club Richelieu Aylmer
Club Richelieu Aylmer


Les lauréates du prix Coup de coeur

PRIX COUP DE CŒUR

Concours de poésie Impératif français

« Des mots pour se rencontrer… »

Gatineau, le 16 mars 2008 – C’est à l’occasion de la Francofête qu’Impératif français a décerné son prix Coup de cœur destiné au grand public ayant participé au concours de poésie Impératif français « Des mots pour se rencontrer… ».

Ce prix a été décerné au cours d’un déjeuner-causerie le dimanche 16 mars 2008, à 11 heures, à l’agora Gilles-Rocheleau de la Maison du Citoyen de Gatineau. Les lauréats ont aussi reçu une bourse de 100 $ offerte par plusieurs organismes de l’Outaouais. Cette année, les lauréats et les lauréates sont :

Lauréats et lauréates : Bourses offertes par :
Johanne Dion
Sophie Gauthier
Lucie Poirier
Thérèse Duvieusart
Éva Guy
Mathieu Bilodeau
Chantal Desrochers
France Thibeault
Manon Roy
Louise Lampron
Agathe Vergne
Bistro L’Autre Œil
Bistro L’Autre Œil
ASULF *
ASULF *
Desjardins
Eskalad communication design
SOL Aliments naturels
SOL Aliments naturels
Desjardins
Voir Ottawa-Gatineau
Voir Ottawa-Gatineau
Source :
Jean-Paul Perreault
Impératif français
Tél. : 819 684-8460
www.imperatif-francais.org
Éric Bastien
Président du jury
Concours de poésie Impératif français

 

Lauréats du prix Coup de coeur et le président du jury Éric Bastien

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