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Impératif français décerne chaque année son Prix de la relève Gaston-Lallement à des élèves et étudiants des écoles secondaires, des cégeps et de l'Université du Québec en Outaouais pour leur participation au concours de poésie Impératif français. Ce Prix qui rend hommage à un ancien président décédé de l'organisme, Gaston Lallement, a pour objectif le développement de l'expression littéraire au sein de notre jeunesse. Les lauréats et lauréates des années passées sont :
Les lauréats 2013 du concours de poésie sont...
PRIX DE LA RELÈVE GASTON -LALLEMENT
PRIX COUP DE CŒUR
Concours de poésie Impératif français
« Coup de cœur, coup de gueule à coup de langue française! »

C’est à l’occasion de la Francofête qu’Impératif français a décerné son Prix de la relève Gaston-Lallement à des élèves de l’Outaouais et son prix Coup-de-cœur au grand public ayant participé au concours de poésie Impératif français, qui avait pour thème, cette année : « Coup de cœur, coup de gueule à coup de langue française! ».
Prix de la relève Gaston-Lallement : ce prix qui rend hommage à Gaston Lallement, membre fondateur et ancien président d’Impératif français, a été décerné au cours d’un déjeuner et causerie, qui a eu lieu le dimanche 24 mars 2013, à la salle Chaudière du Château Cartier. Les lauréats ont aussi reçu une bourse de 100 $ offerte par plusieurs organismes de l’Outaouais. Cette année, les lauréates et lauréats sont :
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Noms des lauréats
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Bourses offertes par:
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Myriam Favre
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Société d’histoire de l’Outaouais
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Natasha Grimard
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À l’Échelle du monde
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Emmanuelle Vigneux-Foley
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Sol Épicerie Santé
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William Youkna
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ASULF
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Sophie Gosselin
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Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais
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Juliane Leduc
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Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais
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Léanne Baillargeon
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Laiterie de l’Outaouais
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Scott MacCordick
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Laiterie de l’Outaouais
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Francis Roy
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Michabou
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Jad Hajj
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Michabou
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Dominique Lebel
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Sol Épicerie Santé
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Asma Saad
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Sol Épicerie Santé
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Krystel Lefebvre
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Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais
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Djamila Saad
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Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais
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Jici Lord Gauthier
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Cégep de l’Outaouais
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Josué Jude Carrier
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Cégep de l’Outaouais
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Guillaume Demers
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Cégep de l’Outaouais
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Prix Coup-de-Coeur : cette année, les lauréates et lauréats sont:
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Antoine Côté-Legault
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Bistro L’Autre Œil
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Antoni Gilbert
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Bistro L’Autre Œil
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Mohamed Kabatou
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Les Brasseurs du Temps
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Sarah Bernier
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Les Brasseurs du Temps
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Michel Dion
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Les Brasseurs du Temps
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Janie Renée Myner
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Michel Prévost
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Source :
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Jean-Paul Perreault Président d’Impératif français www.imperatif-francais.org
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Anaïs Elboujdaïni Présidente du jury Édition 2013
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Les poèmes
Écrire, Écrire des mots, Formés de lettres, Qui forment une phrase Qui se dit Qui se lit Qui se chante Une phrase à laquelle on pense Une douce parole Une citation légère Toutes ces phrases deviendront alors un texte Qui formera l’histoire L’histoire que l’on raconte aux enfants Qui apprendront à leur tour des mots Qui deviendront phrases Qu’ils conjugueront avec leur cœur pour former poésie
Avec le français, Conjuguons notre Futur au Plus-que-parfait Pour former ainsi Le cycle de l’imaginaire
Myriam Favre Bourse Société d’histoire de l’Outaouais
COUP DE FOUDRE Coup de foudre à l’aube d’un jeudi Soleil levant sur espoirs sans souci
COUP DE CŒUR Coup de cœur qui, porté de joie, battra Sans s’essouffler pour quelques mois
COUP DE GUEULE Coup de gueule d’un lundi matin Mène un couple à la croisée des chemins
COUP DE POING Coup de poing à un équilibre fragile Douleur et fuite; mots d’excuse effacés, malhabiles
COUP D’HORLOGE Coup d’horloge qui marque du passé une distance Boire pour tenter de calmer sa conscience
COUP DE PLUME Coup de plume hésitant, incertain Qui raye d’un trait cette histoire sans lendemain
Auteure amoureuse à jamais du français Finit par à-coups cet essai
Natasha Grimard Bourse À l’échelle du Monde
J’ouvre le dictionnaire, Aboutis sur fonctionnaire, Peux toujours pas penser, À aucune superbe idée. Je pousse un coup de gueule, Pas besoin d’écrire une thèse! Plus qu’à devenir ivre, À coups de langue française, La tête enfouie dans mon livre, Ma bouée, mon sauveteur, Mon unique coup de cœur, La langue mon seul adversaire. Une bonne idée enfin? Toujours rien, Rien à faire.
Emmanuelle Vigneux-Foley Bourse Sol Épicerie Santé
Deux roses placées sur mon chemin; Deux perles rares inaccessibles; L’une beauté inimaginable, forteresse insaisissable; L’autre bonheur incarné, rose couverte d’épine; Marie et Cassandre, elles sont pour moi; Et pour délivrance, je n’ai seule que l’écriture, Et coup de plume et de langue française; Par des mots bien léchés, je me console; Encore pris de chagrin et de peine amoureuse; Mon cœur brisé par mes coups de cœur; J’entre dans cette période des amours; Où, une fois de plus la déception m’attendra; Où, un coup de gueule il y aura, entre mes sentiments et ma raison; Et une fois de plus, je ne me contenterai que d’illusions.
William Youkna Bourse ASULF
Cette langue fière progressant sur fond bleu et fleurs de lys Ou sur fond tricolore content de l’avoir créée Imposée en poussant des coups de gueule agressifs Aux peuples autochtones aux langues éteintes et brisées
Cette langue rouge des guerres menées en son nom Souillée de malheur et pourtant pure de ses mots Elle s’est battue fièrement au son des canons Elle a composé les plus beaux textes, remplissant les yeux d’eau
Cette langue de bien des écrivains le coup de cœur Privilégiée des diplomates et des nobles de la cour Rabaissant les autres, les condamnant aux basses-cours Une langue vive pour laquelle battent bien des cœurs
Les navigateurs, voile tendue et nez au vent Garnissaient leurs journaux de mots français À coups de langue française voguaient vers d’autres continents Et quand ils la criaient dans la tempête, les vagues s’y brisaient
À coups de langue française, c’est un éloge que je t’écris À toi, le coup de cœur que je chéris Celui qu’à coups de gueule je crie À coups de langue française, toi mon fier Français je te vis
Sophie Gosselin Bourse Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais
Toi ma belle, mon coup de cœur Au passé, au présent, à l’imparfait Les mots me manquent souvent tu sais, Pour t’exprimer tout mon bonheur.
Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai Pour toujours, jusqu’à l’infini…tif Sans condition…nel, sans impératif Hier, aujourd’hui et pour l’éternité.
De mots à mots, de bouches à oreilles Au singulier comme au pluriel Tu vis, tu survis à tous les temps.
Tu es culture, histoire et fierté De mon identité, le prêt-à-porter Tu es mon coup de cœur, mon coup de gueule, à coups de langue française!
Juliane Leduc Bourse Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais
Coup de cœur, le cœur bouillant qui bat dans nos corps, dans nos têtes et dans notre sang.
Comme celui qui guide nos coups de tête et nos pas irréfléchis qui nous entrainent tout droit vers une douce folie. Lorsque mon cœur cherche la lune où s’évader pour mieux continuer de rêver, plus près de ma bonne étoile. Lorsque je marche pour fuir le temps et les tourments, pour mieux m’effacer dans la brume.
Lorsque les jours s’effilochent à coups de gueule de bois dans la petite maison de ma voisine, sa vision brouillée par le voile d’alcool qui dans devant ses yeux. Celle dont les ailes ont été brulées il y a longtemps et qui se déplument le soir lorsqu’elle arpente de sa silhouette brune, plus discrète que le silence, les rues éclairées par les larmes de lumière des étoiles qui l’escortent. Elle qui aimerait tant retrouver ses ailes, pour pouvoir fuir ce monde trop noir en sachant que son départ arrêtera ses larmes.
À coups de langue française, d’expressions inutilisables dans la vie de tous les jours, de mots inventés par mon père et de slogans de publicité pour la nourriture pour chats, c’est comme ça que j’ai été élevée. Dans ma langue, si riche en beauté et en subtilités, mais si difficile à manier, si impossible à dompter, qui tel un animal sauvage rugit au visage de ceux qui osent la malmener. Ma langue que j’assaisonne à coups d’onomatopées, d’expressions québécoises, telles « Attache ta tuque avec d’la broche! » et de références à des livres oubliés sur les étagères des bibliothèques. Cette manière unique dont je parle cette langue et me donne presque l’impression qu’elle m’appartient un peu.
Léanne Baillargeon Bourse Laiterie de l’Outaouais
C’est un livre qui, malgré lui, Est écrit pour être ami avec celui qui le lit. Ce même livre, qui est un coup de cœur, Nous fait passer à travers des heures. Il met en scène, un coup de gueule, Dans lequel, au début, une fille est toute seule
Il est né il n’y a pas si longtemps À coups de langue française. Et c’est ce qui nous met à l’aise.
Ce livre ne veut pas grand-chose; il veut être notre ami, Qu’on lui dise merci, qu’on se soucie de lui. Car on aura appris de lui que, dans la vie, Il y a toujours de bons récits comme celui-ci.
Scott MacCordick Bourse Laiterie de l’Outaouais
Coup de cœur, coup de gueule, À coups de langue française… Mais quelle est donc cette nouvelle supercherie? Un autre exercice pour nous faire développer l’autonomie? Je crois plutôt en un travail vivant échec sur le bulletin, Mais que dis-je, ce n’est sûrement qu’un petit poème anodin. Que vois-je? Poème de deux à vingt vers? Si ce n’était de ma plume qui écrit à l’envers, Et de mon incontestable inspiration qui est absente, Je pourrais en écrire jusqu’à soixante! Peut-être même devenir aussi célèbre que Ronsard, Suivre un pas pour se retrouver sur les mêmes remparts, Écrire des centaines de poèmes pour mes dames à la chandelle le soir. Ça y est, je suis fait, fabuler m’a pris Après tout, je ne suis qu’un étudiant tentant d’empocher Un petit cent dollars.
Francis Roy Bourse Michabou
Tel un soldat qui, parmi des milliers de gens, Se meurt dans un coin, se vidant de sons sang, Le français se détériore au fil du temps.
Coup de cœur, le cœur gros, La langue française, sans un mot, Se laisse frapper à coups de faux.
Ensevelie par des anglicismes de toutes sortes, Mais à qui cela importe? Eh bien, à moi, quand je parlerai une langue morte.
Que cela ne vous déplaise, Il nous faut rallumer les braises, À coups de langue française.
Jad Hajj Bourse Michabou
Au milieu des galaxies anglophones Se retrouve une petite étoile francophone Qui brille par sa riche culture Et sa superbe littérature.
Nous nous battons pour la garder allumée À coup de gueule avec nos alliés Pour qu’en tant que Québécois Nous gardions notre langue d’autrefois.
Et ma fleur de lys, ne meurt pas Tu es mon coup de cœur québécois Et si tu nous apportes la joie, Quand tu devras être protégée, nous serons là.
Puisque le français nous unit tous Et qu’il n’est pas à prendre à la légère Nous lui donnerons un coup de pouce Et aux langues étrangères, Nous donnerons des coups de langue française.
Dominique Lebel Bourse Sol Épicerie Santé
Voici donc une banque de mots variés, Embellis, enrichis, valorisés, Forgés dans une langue de paix et de liberté, Des expressions, un vocabulaire, une culture raffinée. Cependant que certains se battent, Se blessent, se dépriment, se débattent, Sciemment afin d’inculquer à leurs esprits blessés, Ces mots, ces expressions, ce vocabulaire, cette langue de paix… Je parle de ceux qui ont quitté leur pays d’origine, Tentant de repartir à zéro sans oublier leurs racines, Apprentis et non-initiés aux règles complexent de la grammaire, Maniant sans cesse le dictionnaire devant les obstacles incessants, sans se laisser aller à l’échec pour autant. Cultures mélangées, entrecroisées, contraires, Toutes réunies dans un langage similaire, Partagé à travers un pays ou une province entière. C’est pour elle que les gens luttent, Et leur volonté, ténacité, persévérance, L’emporte sur leur colère, leur déprime, leur souffrance, Pour cette langue, symbole d’indépendance.
Asma Saad Bourse Sol Épicerie Santé
Quand, par une nuit profonde, vous, Simples gens, simples gamins, simples humains, Rêver de partir, partir au loin, rejoindre les nuages, Dans cette promenade, vous qui courez, Passez à côté de l’amour, du bonheur, Ralentissez, je vous en prie! Vous faites fuir le temps, Puis le soleil, puis la lune, puis cette vie, Qui trop vite est passée dans cette promenade de mensonges. Ce n’était que le temps d’une marche, d’espoirs anéantis. La vérité, braves gens, c’est que vous avez oublié de vivre.
Krystel Lefebvre Bourse Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais
Attention, attention! Le combat va commencer, entre la dame vieille comme les mots Et le temps.
Bang! Elle commence par lui heurter le Molière. Sa jambe s’en remet à peine; il se tient debout chancelant. Puis des Piaf sur la gueule, oui je vous dis; les poings Voltaire Du haut des airs jusqu’aux Racine des dents.
Et abraCabrel, la vieille s’affaire, Comme un cheval de Troyes, à Mallarmé le temps. Le temps veut crier, mais il perd Lavoisier, et sa condition Ampère. Comme un château Descartes, il s’effondre en tremblant.
Oh comme le temps a Malraux; il a Maalouf; il a Malherbe. Il a Beauvoir et résister; mais il n’a pas le temps. Quelle Sade, cette vieille licorne, avec sa Corneille sur la tête. Il Montesquieu; enfin il essaie, mais elle le retient par terre.
L’arbitre compte 3, 2, 1, et elle crie Victor!
N’est-il pas Locass que cette vieille dont les rides Profondes comme des Fontaine où s’abreuvent les grands noms A su échapper aux griffes du temps? Peut-être alors que notre langue est jeune; elle renaît chaque fois sous la plume d’un nouveau sage.
Djamila Saad Bourse Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais
Je plongeai un subtil, mais véhément poing en son diaphragme, Ouvrant ainsi, d’un coup, d’un seul, sa poitrine chancelante De vengeance rougeâtre, qualifieront les lyriques, Ou de rude métaphysique, dont s’épanouiront les existentialistes. Ô toi qui flanches et dont les gênantes meurtrissures gagnent le visage Et dont la gueule ricane de lourds sanglots drôlement désespérés, N’oublieras-tu plus jamais l’origine de mon organe phonatoire, Et regretteras-tu l’ostentation de ta langue païenne? Tes lèvres ont longuement humecté les miennes, Douces et juteuses, mais désormais acérées et ensanglantées, Pour mieux y insérer ta langue et y lacer un nœud complexe impossible à défaire Et dans l’ultime dessein de sucer et d’avaler ma salive. Dessein que tous, nous nous rappellerons
Jici Lord Gauthier Bourse Cégep de l’Outaouais
Francophones du monde entier relayez-vous sur les barricades faites de maux Debout, les corps comme des apostrophes dans le paysage Les mains qui se tendent, poings qui crèvent le temps Les bouches qui mordent dans le silence et laissent en guise de boucles d’oreilles Des mots ronds aux tentacules de musique, des sons français Qui font sceaux sur la mémoire des siècles, qu’importe notre âge Ou la provenance de notre décor, corps-continents qui parlent fleur de lys Épousailles avec le Boréal, fierté d’être les porteurs d’une langue bavarde Aux différents accents de couleurs, l’âme vitrail, la beauté de vos verbes au printemps Soyez témoins, soyez étendards, uniques et pourtant des millions Tant qu’à être debout, dansez et chantez à tue-tête la puissance du mot libéré.
Josué Jude Carrier Bourse Cégep de l’Outaouais
Ce n'est encore qu'une tache d'encre qui orne ces feuilles... Ce n'est encore qu'une tache, bien que petite, Bien que seule et frêle qui habille ce poème d'un manteau Malgré les peintures et le pastel... le fusain et le plomb… Ce sera l'encre qui lui donnera une somptuosité débordante
Une touche très personnelle en fait d'elle une femme gracieuse Qui, agile et délicieuse, fait fondre les cœurs En ne leur offrant aucune satisfaction que celle d'admirer... Celle d'admirer sans ce l'approprier... Celle de mourir de désir pour la fin de ses jours sans contentement exquis.
Et moi j'admire ces cœurs et cette femme De loin, je n'ose à peine croiser son regard de peur de tomber moi aussi... Oh oui... elle a des charmes que nul homme ne saurait résister... Et c'est pourquoi... elle se retrouve là étendue sur un lit de papier... Corps dénudé et prête pour les actes les plus délectables Que l'homme se permet de goûter en parcourant les pages de leur amour En parcourant les pages de leur vie.
Guillaume Demers Bourse Cégep de l’Outaouais
En gueulant : Je me souviens! je te grimace ma langue je te décoiffe et ne te lave pas je t'élève en ne te laissant pas parfaitement propre en ne te laissant pas tourner en rond sept fois avant de parler
j'aimerais me mirer me marrer dans tes mots qu'un gros raz-de-marée d'émotions se mette à me monter au dedans de l'estomac quand tu te mets à iodler
me permettez-vous de vous maquiller un peu les mots si je vous promets de ne pas vous bourrer de Botox? puis-je vous teindre les cheveux bleu métallique et les mêler à une demi-bouteille de gel? puis-je un peu vous mot-croiser génétiquement? juste un peu vous organisme-génétiquement-modifier? acceptez-vous de prendre pour épouse la poésie les mots? serais-je ingrat de vous y mariage-forcer?
Antoine Côté-Legault Bourse Bistro L’Autre Œil
Debout, un homme observe le ciel matinal. Il a cet air serein qu’ont les statues ancestrales. Tout est calme. Une brise berce les feuillées Où les nymphes des bois reposeraient, ensoleillées.
Il est là depuis l’aube au moins. Non loin dans un pré, Je l’épie. Debout sur le terrain empourpré, La tête au ciel… de ces nuages, mais que pense-t-il? Sur ses joues fatiguées, le soleil plombe et rutile.
Puis l’homme courbe la tête, l’effort semble énorme. Il fixe nerveusement son vieil uniforme, - Soldat, caporal, peut-être même colonel, - Et laisse tomber l’arme en un geste solennel.
Quand soudain, ainsi que le plus tranchant des glaives, Il arrache au silence un cri sourd et soulève Son pied d’une mine antipersonnel, L’homme debout qui observait le ciel.
Antoni Gilbert Bourse Bistro L’Autre Oeil
J’aimerais faire beau coup de main, beau coup d’éclat, J’aimerais que mon coup d’essai soit coup de maître. En frappant un grand coup dans la langue de Vaugelas, Mais ce coup de tonnerre, puis-je me le permettre?
Non! Que non! Je n’ai vécu qu’à petits coups de peu! Après les trois coups annonçant ma naissance, Vinrent tout à coup les coups de fusil, les coups de feu, Chassant du coup les coups de jeune de mon enfance.
Marie, ce fut un coup de cœur, le coup de foudre, je l’jure. Mais un beau jour, coup de théâtre, elle est partie, En coup de vent, sur un coup de tête, un vrai coup dur! J’en ai pris un coup, mais j’ai tenu le coup, pardi!
Des coups de Trafalgar et des coups de tabac, Des grands coups de barre et des coups d’effroi, Des coups fourrés, des coups montés et des coups bas, J’en ai vu, mais ne m’ont jamais donné un coup de froid.
J’ai donné des coups de pied et des coups de poing, J’ai donné des mauvais coups sans jamais percer de cuirasse, J’ai donné des coups de langue sans jamais aller bien loin, Et à ce poème, ici je donne le coup de grâce.
Mohamed Kabatou Bourse Les Brasseurs du Temps
tous les matins l’évadée revêt son costume de prisonnier elle chante et bat pour elle-même sous le charroi des têtes le semis sec son courage mais quand les chiens montent la rage de leur haleine la cernent qu’elle paie son passage elle défait ses vêtements elle tend des mains noires embrasant dans sa langue le cœur femme des colères leur donne voix
Sarah Bernier Bourse Les Brasseurs du Temps
Frappé de mots depuis des rondes, Mon oreille gît ventre plat; Gueule engourdie par ceux qui pondent, Mon vocable vole en éclats.
Ma langue semble égarer sa sonde, Se mourant sur le matelas; Coups durs donnés à la seconde, Peur me prend de tous ces flaflas.
Coups traîtres coups bas, mon cœur gronde; Derrière, le temps des oblats! Puis-je siroter une blonde? Remettre à leurs bancs ces prélats.
Étouffée, visée par ces frondes, Ho ma langue! mort tu frôlas; Euréka et ma gueule abonde! Non tu n’iras dans l’au-delà.
Mon cœur meurtri sera immonde, Mais ma langue sonne le glas; Ha mon Québec, rejoint le monde! Vite, sors du Canada, là!
Michel Dion Bourse Les Brasseurs du Temps
Elle a gardé des Aquitaines La langue et ses reflets d’hier Elle a fleuri en souveraine Depuis les canons d’Angleterre
Son histoire qui dort à peine Sous les transits et les métros Promène encore dans ses gènes Ses heures de gloire et ses héros
Combien de plumes et de fontaines Auront coulé de sa mémoire Des nuits blanches du jazz en haleine Jusqu’aux enchères des trottoirs
À coup de rues ou de bréviaires À défier l’audace et la grammaire Il faut toujours qu’on la réclame L’impératif- du coq à l’âme
Pourtant le cœur de mon alambic Berce la langue la plus romantique Celle qui relève l’échine Devant les poings de sa voisine
Elle ose s’enraciner d’espoir Dans le giron de milliers de gens Ceux qui l’ont pour terroir Et l’audace de la semer à tout vent!
Janie Renée Myner Bourse Michel Prévost
PRIX DE LA RELÈVE GASTON -LALLEMENT PRIX COUP DE CŒUR Concours de poésie Impératif français. « Le français, Moi je me mouille! »
Gatineau, 25 mars 2012- C’est à l’occasion de la Francofête qu’Impératif français a décerné son Prix de la relève Gaston-Lallement à des élèves de l’Outaouais et son Prix coup de cœur au grand public ayant participé au concours de poésie Impératif français, qui avait pour thème, cette année: « Le français, Moi je me mouille! ».
Le Prix de la relève Gaston-Lallement, qui rend hommage à Gaston Lallement, membre fondateur et ancien président d’Impératif français, a été décerné au cours d’un déjeuner et causerie le dimanche 25 mars 2012, à la salle Chaudière du Château Cartier. Les lauréats ont aussi reçu une bourse de 100$ offerte par plusieurs organismes de l’Outaouais. Cette année, les lauréates et lauréats sont:
| Nom du lauréat ou de la lauréate |
Bourses offertes par : |
| François Bonnet |
Université du Québec en Outaouais |
| Marie-Ève Asselin-Verreault |
Librairie Michabou |
| Sana Ghouri |
Université du Québec en Outaouais |
| Natasha Grimard |
Sol Épicerie Santé |
| Joseph Absi |
Sol Épicerie Santé |
| Jean-François Frappier |
ASULF |
| Gabrielle Jean-Venne-Laporte |
Sol Épicerie Santé |
| Alex Chang |
Carrefour Jeunesse Emploi |
| Myriam Garand |
Carrefour Jeunesse Emploi |
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| Catherine Capkun-Huot |
Université du Québec en Outaouais |
| Asma Saad |
Université du Québec en Outaouais |
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| Florence Dostie-Ménard |
Université du Québec en Outaouais |
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| Mathis Vuillermin |
Université du Québec en Outaouais |
| Sarah Cool-Fergus |
À l’Échelle du Monde |
| Louis Girard-Bock |
À l’Échelle du Monde |
| Aude Meunier-Rochon |
Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais |
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| Fériel Rahmani |
Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais |
| Amélie Éthier |
Société d’histoire de l’Outaouais |
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| Jessika Ladouceur |
Michel Prévost |
| Gabriela Turmel |
Stefan Psenak |
| Gabrielle Caron |
Stefan Psenak |
| Voltiana Razafimandimby |
Stefan Psenak |

Lauréats et lauréates 2012 avec la présidente du jury, Anaïs Elboujdaïni
Prix coup de cœur : cette année, les lauréates et lauréats sont :
| Isabelle-Agathe Martin |
Bistro L’Autre Œil |
| Didier Périès |
Bistro L’Autre Œil |
| Chantal Desrochers |
Université du Québec en Outaouais |
| Mohamed Khabatou |
Université du Québec en Outaouais |

Lauréats et lauréates 2012 avec le conférencier Jim Corcoran
Les poèmes
Quand j’étais petit, le français, je ne le comprenais pas Pour moi, ce n’était qu’un quelconque charabia. Je ne savais pas que c’était comme un catamaran Ou mieux, un océan Où viennent se nourrir les goélands et les pélicans Et où se baignent aussi bien les petits que les grands. C’est aussi important qu’un ouragan : un ouragan de langage courant! Mais bon, revenons à nos moutons, Ne parlons plus de poissons et de moussaillons. Dans cette même langue, Il peut y avoir tellement de différence : Il faut avouer qu’entre le québecois et l’accent du Sud de la France, Il y a une certaine nuance! J’aimerais élaborer plus longuement sur cette matière Dans laquelle, je pense, tout le monde devrait plonger tête première Mais comment tout exprimer en quelques vers !? Je résumerai tout en ceci : Ce langage, transmettant de si beaux messages, Fait partie de notre vie, jour comme nuit.
François Bonnet
Le français, ce n’est pas un talent Comme la danse et le chant. C’est plus de rigueur et d’imagination, Venant de ton coeur, au plus profond.
La compréhension c’est de l’écoute. C’est amusant comme une joute. S’épanouir comme une fleur, Aller de l’avant sans avoir peur.
Le français... Moi, je me mouille. Je n’ai pas peur de la rouille. Pourquoi hésiter à se lancer, quand on n’a qu’à penser?
Marie-Ève Asselin-Verreault
En français, on prend des risques spectaculaires C’est comme un bateau voguant au milieu de la mer Sans même y penser, On peut, chacun de nous, y exceller Lorsqu’on écrit une dictée, Nos coeurs commencent à palpiter Les mots s’enchaînent magiquement Pour faire des formes variées d’alignement Mais, pendant les exposés, On a beaucoup trop peur de chanter Car on a peur de la réaction Que nos amis nous transmettront Et soudain arrivent les projets d’écriture Sur ce point, on s’aide de la littérature Il faut faire attention à l’orthographe Car on peut recevoir une paire de baffes Et finalement, viennent les poèmes C’est un moyen de communication sans problème On y écrit toutes nos émotions Sans toujours en dévoiler l’intention...
Jean-Christophe Frappier
Le but de la vie, c’est de s’amuser Rire, niaiser, voyager Que ce soit à Beyrouth, Kinshasa ou Paris Moi, je serais prête à faire le tour du monde en taxi
Mais pourquoi restes-tu plantée là en dépression? Le temps roule : fais attention! N’aie pas peur, aie confiance en toi Pour l’amour, lâche ton désarroi
Tu as une vie, une chance, pars à l’aventure Rencontrer des gens d’autres cultures Pour une fois, enlève donc ton armure Mouille-toi, en français, c’est ça ta nature
Notre langue, c'est un sacré passeport Qu'est ce que tu attends pour prendre le bord? Vas-y, fonce à tout prix Avec moi Sana, ta meilleure amie!
Sana Ghouri
Ma page est blanche; je n’ai pas d’inspiration Ma conscience déserte mon corps et s’enfuit dans la forêt de l’Imagination
Une rivière de mots y coule sous mes yeux Tout autour de moi est silencieux Tout, à part les mots, les phrases qui coulent Elles chuchotent leur histoire puis se fondent dans la foule
Les courants paisibles sont de mots doux Les mots violents créent des remous Et moi, j’observe leur valse incessante En me demandant si je m’y trempe
Ça y est, j’ai décidé Je saute; tête première, j’ai plongé Je sens en moi les mots s’imprégner Je sens naître une tempête; non, un ouragan d’idées
De retour dans la réalité, je n’ai plus qu’un besoin : écrire Les mots coulent sur ma feuille, l’encre tache mes doigts Je continue à noircir des pages sans en faire de cas
La page blanche? Ça n’existe plus pour moi Le remède impératif : un bain de mots Pour voir le français sous un jour nouveau
Natasha Grimard
À l’aube de sa vie, il faut savoir choisir, Un lieu à vivre, dans une mer de désirs, Parcourir des eaux calmes ou agitées, Ça dépend de l’être concerné, Certains choisissent rapidement leur demeure, D’autres se préoccupent plutôt de leur âme soeur, Peu importe, il va falloir décider, Si l’on ne veut pas finir noyé, Quant à moi, je nageais facilement, Mais pas toutes les mers me plaisaient autant, Certaines dépassaient les bornes selon moi, Et d’autres me remplirent de haine et d’effroi, Je pataugeais dans une mer peu profonde, Lorsqu’elle m’attrapa et m’emporta en trombe, L’eau faisait comme un tourbillon d’Asie, Lorsqu’un équipage vint me sauver la vie, Ils s’appelaient le Bescherelle, la Grammaire et le Dictionnaire, Et connaissaient tout sur une langue très familière, Je m’établis dans la mer ou ils se mouillent en paix, Cette eau où règne le monde magnifique du Français!
Joseph Absi
Le soleil perce l’horizon Un arc-en-ciel se réveille Je suis submergé par l’eau Laissant mon parapluie, qui est de trop
Il y a longtemps Un déluge a englouti mon pays Maintenant Le désert s’agrandit Laissant une oasis, pleine de vie
L’eau de celle-ci C’est la racine de ce que je suis C’est ma culture C’est mon allure Ce sont mes rêves et mes pensées Ce sont les traces de mon passé
Cette eau est une chose naïve et simple C’est le français que j’use, que j’use Mes efforts sont les trous que j’ai creusés Afin que l’eau redevienne l’océan oublié
Myriam Garand
Vous êtes vous déjà demandés Ce qui avait d’intéressant, Dans cette langue si compliquée Et plus vaste que les océans.
Elle est dans tous les pays, Et utilisée à toutes les secondes Et ce n’est pas aujourd’hui, Qu’on va arrêter dans le monde.
C’est une langue qui a vécu, Au fil des années et du temps. Elle ne sera jamais vaincue, Pas dans des siècles, ni dans un an.
Comme la marée d’une plage, Tu es une source infinie De matière que seulement les sages Trouvent intéressant comme produit.
C’est ta grammaire que je trouve douce, C’est dans ton vocabulaire que je fouille, C’est pour toi que je me pousse, C’Est pour le français que je me mouille.
Alex Chang
Pris entre deux feux, perdu entre deux souffles, d'une identité brimée, tu te mens à toi-même. Et dissimulé sous ta coquille, tu t'enfonces et tu te caches de toi-même. Alors en français , impose-toi, affirme-toi, exprime-toi.
Tu t'accroches à quelque chose qui n'est pas toi. Tu t'engouffres dans le déni. Tu te fais petit telle une fourmi. Tu erres sans trop te plaire. Tu disparais peu à peu. Alors en français, impose-toi, affirme-toi, exprime-toi.
Tu t'opprimes, tu t'étouffes, tu renies ta propre identité, à l'égard d'une autre au zénith. Ça me dépite. Et sortant de ton orbite, j'ai peur que, dans un grand fracas, tu t'écrases telle une météorite. Alors en français, impose-toi, affirme-toi, exprime-toi.
J'ose même sans plaire, parce que j'ai ma langue au coeur. Et je ne parle pas de celle en biologie, mais celle qui règne dans notre esprit. Intrépide devant l'autre, je ne me tais pas. Et en français, je m'impose, je m'affirme, je m'exprime.
Osons notre langue. Osons notre identité. Osons nous dévoiler. Osons être nous-mêmes.
Catherine Capkun-Huot
Le français, c'est une langue courante, Comme une rivière de mots extravagants, Je nage dans les rapides qui en m'emportant, Me laisse découvrir une culture si importante! Puis je saute dans cette mer de grammaire, Rempli de règles tout à fait compliquées, Avec ses conjugaisons qu'il fait toujours appliquer, Cet idiome parlé autour de la Terre! Ces phrases complexes coulent de mes lèvres facilement, Comme une cascade de lettres qui me portent loin d'ici, Dans un monde de littérature qui m'ébahit, C'est le français qui a changé m'a vie radicalement! Même si je prends le risque de le dialoguer, Je sais tout ce que le français m'a permis d'accomplir, Des liens d'amitiés que j'ai pu établir, Le français: une langue que je ne peux guère oublier!
Sarah Cool-Fergus
Le français, langue si belle mais si compliquée, Certains ne l'ont jamais accepté, Ils ne font pas l'effort de parler, Pas même dans un français abrégé. Le français, langue académique, Compliqué à utiliser, avec ses nombreux hics, Si parfait dans ses subtilités, Mais toujours plaisant une fois maîtrisé. Le français, langue de Molière, Utilisé par les plus grands, comme Rabelais. C'est vrai qu'elle est compliquée, sa grammaire. Mais apprécions, comme il se doit, les beautés du français. Le français, langue qui vaut la peine d'être défendue, Qui doit survivre à la langue anglaise, Qu'il ne faut pas sauter comme une page nue, Et qu'il faut savoir parler avec aise. Cette langue qui me tient à coeur, Je veux toujours la mettre en valeur! Moi, c'est en français que je vis, Au soleil, dans la neige et sous la pluie!
Mathis Vuillermin
Pour le français, je ferai des milliers de pas sous une pluie tordante, Sur moi se déposeront des gouttes de pluie verglaçante, Je traverserai des milliers de frontières sous ces conditions, Car ces derniers ne peuvent se mesurer à mes ambitions, Pour le français, je prendrai position, le contraire il n'en est pas question. Pour cette langue, je ne rebrousserai jamais chemin, Arriviste et audacieuse, je resterai en vain, Je ne laisserai jamais cette langue se faner comme une rose, Essoufflée je serai, mais l'effort en vaudra la cause. Le français, c'est notre culture et notre héritage, Nous ne pourrons jamais tourner la page.
Asma Saad
Les longs cheveux tous mouillés, Le visage humecté d'eau fraîche, Elle chantonne, sous la douche, Ces quelques mots si bien prononcés. Elle articule un français coulant à l'ouïe, Ces phrases qui se marient si bien les unes aux autres. Suggèrent d'entendre une douce mélodie, La douche vibrante en guise de rythme. La musique ralentit, puis s'arrête. Malgré cela, les mots persistent et s'enchaînent sans aucune retenue. Ils ne s'arrêteront à leur tour que si elle le décide ainsi, Mais pourquoi donc suspendre une aussi belle composition? Soyons fiers de NOTRE langue française, chantons-la haut et fort! Il ne s'agit pas de seulement posséder une langue, Mais bien d'avoir la faculté de chanter une merveilleuse chanson tous en coeur, Battons-nous pour elle comme s'il s'agissait d'un de nos proches! Mouillons- nous à notre tour!
Florence Dostie-Ménard
Je m'écroule sous une pluie de mots Je suffoque sous un ouragan de phrases Je me noie dans une piscine de grammaire Toutes ses règles et exceptions me mènent à une impasse Un jour, j'espère, je pourrai me retrouver dans un océan d'expressions Danser sous ces pluies de mots Me sécher de ses fautes d'orthographes Et avoir le goût de m'exprimer dans cette langue plutôt compliquée Du haut d'un plongeoir, près du grand saut Je regarde plus bas, les eaux sont peuplées de lettres La chute est longue et me remplit de craintes Une fois dans l'eau on apprend et on apprécie.
Gabrielle Jean-Venne-Laporte
C’est une goutte d’eau Dans un océan de souvenirs à décrire C’est un océan authentique cadeau Lorsque notre encre s’effrite sur une marge de soupirs
Une larme cristalline qui coule En transportant en elle des utopies brisées Puis qui, sur une page noire page noire de mots, s'écroule Laissant dans son sillage des mots blancs, tendres, qui te sont destinés
C’est une rivière murmurant dans son landau Au gré d’un vent de rires Des petits poèmes récités en crescendo D’émotions que, sur ta peau, s’imprégner tu peux sentir
Sur un lac agité comme un tambour qui roule L’écho des vagues qui se sont fracassées Sur des rochers singuliers usés par la banalité du moule Fait entendre sur des plages de portées son unique tonalité
C’est un océan aux multiples radeaux Qui voguent doucement sur un mouton de cachemire Pour atteindre la rive de sable d’où descendent des rideaux D’expressions francophones qui laissent nos pensées s’épanouir
Aude Meunier-Rochon
Voguant ainsi sur les eaux par voile Il faut supporter les mouvements de la toile Sinon jamais nous ne passerez Au travers de ces mers déchaînées
Naviguant sur les étendues bleutées Respirant l’air salin et purifié Vous comprenez maintenant tout l’incompris Au moment où vous sombrez dans l’oubli
Océan trop cruel et féroce Arrachant votre coeur avec force Attirant aux plus profonds abysses Votre âme, vos souvenirs et vos vices
Louis Girard-Bock
Ma vie inspirée d’une histoire, d’un roman, Voyageant songeuse sur les souffles du vent,
Le reflux de mots tel une rivière, Les phrases, qui elles, ne sont guère éphémères, Les pages submergées d’amour et d’idées, Les chapitres enchaînés jusqu’au dernier,
Libre, essentielle et large comme le ciel, L’univers de la langue est vive étincelle, Exquise, joviale, amoureuse et romantique, Elle crée de son cru un univers fantastique,
Une eau claire et pure, Comblée de savoirs, Lorsque j’y suis plongée, Moi, j’y suis restée,
Car l’histoire du français, Ne sera jamais écrite à l’imparfait.
Jessika Ladouceur
Une gouttelette tombant des cieux, Fît naître l’espoir dans nos coeurs malheureux, L’espérance que notre culture fasse partie de nos vies, En utilisant nos convictions comme fusil,
Le combat s’engagea, long mais révolté, À nos côtés, notre arme la plus puissante, La soif de continuité et d’unicité, Et l’espoir d’une culture riche et indépendante,
L’orage éclata pour l’obtention d’un droit, Le droit à notre culture, l’héritage de nos ancêtres, Mais pour récolter cette victoire il fallait avoir la foi, Et se débattre dans cette tempête pour stopper la conquête,
La victoire de notre bataillon décrétée, La tourmente se tue, exténuée, D’avoir clamé haut et fort ce pourquoi nous nous battions, Notre langue, notre culture, le futur de notre nation!
Amélie Ethier
Par un flot d’expressions aux reflets éclatants, La langue qui m’a bercée au creux de ses accents Ouvre les portes à la rencontre des cultures Qu’elle soit chantée fort ou donnée en un murmure.
Avec style, l’eau s’écoule et écrit mon histoire. L’encre de mon stylo conserve ma mémoire. La francophonie, c’est la voix que j’ai choisie Pour partager et vivre chaque instant de ma vie.
Le français... Moi, je me mouille à ses vers, ses vagues. Les courants littéraires m’emportent et je vogue À la découverte du monde par les mots d’autrui.
Le français... Moi, je me mouille à sa vérité. Je m’immerge en ses eaux et en sort inspirée, En accords et liaisons avec qui je suis.
Fériel Rahmani
Si nos Fous volent haut et prennent l’altitude C’est simplement pour produire un meilleur plongeon Créant une onde de choc de grande amplitude D’une telle force que, secoués, nous serons
Elle nous rejoindra par le fleuve et les rivières Parcourant la terre de notre bel état Elle fera chemin jusqu’à nous, même en hiver Par la neige amassée sous chacun de nos pas
Cette vague viendra profondément troubler Nos corps, également composés de cette eau Elle nous transmettra le courage qu’il faut Pour, à notre tour, s’investir et se mouiller
Nous devons répondre à cette invitation Car passer à l’action est l’unique façon De protéger, pour nos enfants, notre trésor Notre fierté, notre langue, notre culture
Gabriela Turmel
Notre langue est celle d'une grande contrée, une nation de vallées et de forêts, un pays d'eau.
Notre langue est une rivière qui coule au creux de nous, en flots tumultueux franchissant des cascades, ou suivant calmement son cours.
Maîtriser les cascades qui bouillonnent demande la connaissance et l'effort, car les courants impétueux nous emportent facilement au large, mais le contrôle en fait un merveilleux voyage...
Nous jetterons-nous à l'eau pour que sa beauté nous transcende, pour découvrir la vie foisonnante qu'elle abrite et ses richesses possibles?
La laisserons-nous s'évaporer sans s'en soucier, s'échapper à ne plus s'en souvenir? Ce jour-là il sera trop tard...
Comment pouvons-nous accorder si peu d'importance à cette immensité fluide qui nous rassemble? Pour le chant doux et familier de ma langue, moi, je me mouille!
Gabrielle Caron
Je me mouille dans le français Sans complexe, au grand jamais! Qu’on le dise froid ou bien compliqué, Je m’y plonge libre, tête en premier.
Fi des sirènes et des vains quolibets : J’y trouve fraîcheur, rire et beauté. D’ailleurs lointain, de l’Outaouais, Amis fidèles viennent s’y baigner.
Joyeux cortège, onde bigarrée, Vogue entre mots, histoire et fierté. Alors l’ami, sur la rive ombragée : Pourquoi hésiter? Viens plonger.
Volatiana Razafimandimby
La langue mouillée qui salive de mots Moi, je trempe mes mains dans l’eau Je m’applique pour résoudre quelques maux Même si pour ça, je sais qu’il me faut Tous les dictionnaires des petits et grands héros Le monstre Orthographe assisté de sa grimaçante craie La Grammaire, sa maîtresse, la Syntaxe et qui sait Ma conjugaison du verbe, je l’ai dans le tout de l’imparfait Je suis souveraine dans l’âme de ce qui est L’aurore des saisons de mon pays que j’y extrais Je connais bien mon peuple, parler sa langue Sans qu’il sache, son français révèle son slang Alors, j’élimine les mollassons cangues Par ces lettres de notre alphabet que je leur tangue Écrire, lire, dire tel Mozart, le génie d’Amadeus Wolfgang L’inconscient collectif insuffle l’élan à mon écriture Je suis transie jusqu’aux os, prélude à la littérature Impression de foetus vague, croissance de ma culture Attisez mes sens de plume en cahier sous la couverture Au clavier, de touche en touche, je livre ma parlure
Isabelle A. Martin
Journée de grisaille, de mélancolie Je me cherche une flamme au creux de ma nuit Et il me tombe dessus des gouttes de mots D’une langue aux accents de notre terroir, notre nid Le français... des notes de musique Aux accents en crescendo arc-en-ciel Pendant que je promène au sein de la forêt Aux arbres aux ombres plus grandes que moi... J’implore le firmament En scandant «Alleluiah»! De me déverser toute cette manne céleste française Dont l’averse imprègne tous mes sens en ivresse Imprégnée, imbibée, inondée De sa chanson se répercutant à mille lieux à la ronde Tel un caillou dans l’onde Et je me livre à serment secret De capter tous les échos rosés... De cette langue de chez nous Aux gestes multipliés à l’infini...
Chantal Desrochers
J’ai voyagé enfant Au fond d’un bateau ivre D’orgueil et de merveilles J’ai grandi face aux rives Dans son sillage cuivre Navire sans pareil Et sous le joug sans âge D’la langue sans partage Qui ravit mon azur Je vieillis et suis mûr Sang-mêlé par ici Et par-là sans merci Et tempêtes ou écueils Ou journées incertaines Rien n’y fait je fais face Loin du chant des sirènes Contre deuils et marées Droit devant je m’en vais.
Didier Périès
Il pleut des cordes et je suis là, devant ma porte Je prends mon temps, patiemment, j’attends qu’elle sorte La pluie s’est arrêtée; les flaques d’eau sont un miroir, Que se disputent un beau soleil, des nuages noirs, Et quelques oiseaux qui volètent et se chamaillent. Mais elle, que fait-elle derrière cette muraille? Et je guette et je guette, l’apparition de sa svelte silhouette, Qui fera de cette triste journée un grand jour de fête. J’attendrai, j’attendrai un peu, j’attendrai longtemps, J’attendrai le temps qu’il faudra, dans le froid et dans le vent, Ce moment charmant où son image cinglera mes yeux, Et peuplera mon coeur solitaire de battements joyeux. Nous irons flâner sur les berges de la rivière, au milieu des roses, Je lui dirai, elle me dira, nous nous dirons des tas de choses. La nuit va tomber, je m’obstine, je continue à faire les cent pas, Je me dis : « Elle va venir, ne t’en fais pas », mais mon attente n’en finit pas. Et quand s’ouvre la porte et vient vers moi le visage hargneux de son père, Je m’en retourne, le coeur serré, vers mes pénates, vers ma misère.
Mohamed Khabatou.
PRIX DE LA RELÈVE GASTON-LALLEMENT PRIX COUP DE CŒUR
Concours de poésie « Impératif français ». « Le français, pour agir ensemble! »
Gatineau, 27 mars 2011- C’est à l’occasion de la Francofête qu’Impératif français a décerné son Prix de la relève Gaston-Lallement à des élèves de l’Outaouais et son Prix coup de Cœur à une personne du grand public ayant participé au concours de poésie Impératif français, qui avait pour thème, cette année : « Le français, pour agir ensemble! ».

Prix de la relève Gaston-Lallement : ce prix qui rend hommage à Gaston Lallement, membre fondateur et ancien président d’Impératif français, a été décerné au cours d’un déjeuner-causerie le dimanche 27 mars 2011, à 11 heures, à l’agora Gilles-Rocheleau de la Maison du citoyen de Gatineau. Les lauréats ont aussi reçu une bourse de 100 $ offerte par plusieurs organismes de l’Outaouais. Cette année, les lauréates et lauréats sont :
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Nom du lauréat ou de la lauréate
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Bourses offertes par :
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Sana Ghouri
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Université du Québec en Outaouais
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Catherine Brisebois
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Université du Québec en Outaouais
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Félix Charron-Leclerc
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Sol Épicerie Santé
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Abir Marabet
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Sol Épicerie Santé
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Geneviève Auclair
|
Michel Prévost
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Gabriel Cloutier
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Club Richelieu Aylmer
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Angélique Delorme
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Carrefour Jeunesse Emploi Outaouais
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Kyra Ford
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Club Richelieu Aylmer
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Esther Painchaud
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Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais
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Aimée Aubin
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Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais
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Maxime Boivin
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Société d’histoire de l’Outaouais
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Amélia Dalpé
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Sol Épicerie Santé
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Rock Vincent Guitard
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Club Richelieu Aylmer
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Morgan Johnson
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Carrefour Jeunesse Emploi Outaouais
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François-Xavier Lagacé-Bureau
|
Club Richelieu Aylmer
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Fériel Rahmani
|
Club Richelieu Aylmer
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Djamila Saad
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Université du Québec en Outaouais
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Gabrielle Pfalzgraf-Reny
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Université du Québec en Outaouais
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Vickie Farrugia
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Université du Québec en Outaouais
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Émilie Tousignant-Laliberté
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Club Richelieu Aylmer
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Hugues Pétrin
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Bistro L’Autre Œil
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Prix Coup de cœur 2011
Cette année, la lauréate est
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Marie-Nicole Bruyère
|
Bistro L’Autre Œil
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Source:
Jean-Paul Perreault Président d’Impératif français www.imperatif-francais.org
Anaïs Elboujdaïni Présidente du jury Édition 2011
Lauréats « relève » du concours de poésie
PRIX DE LA RELÈVE GASTON -LALLEMENT Concours de poésie Impératif français.
Deux thèmes offerts : « Le français, une langue tout en mouvement ! » et « Il était une fois...la rivière des Outaouais »
Gatineau, 21 mars 2010 - C'est à l'occasion de la Francofête qu'Impératif français a décerné son Prix de la relève Gaston-Lallement à des élèves de l'Outaouais ayant participé au concours de poésie Impératif français, qui avait, cette année, deux thèmes offerts : « Le français, une langue tout en mouvement ! » et « Il était une fois...la rivière des Outaouais »
Ce prix qui rend hommage à Gaston Lallement, membre fondateur et ancien président d'Impératif français, a été décerné au cours d'un déjeuner et causerie le dimanche 21 mars 2010, à 11 heures, à l'agora Gilles-Rocheleau de la Maison du citoyen de Gatineau. Les lauréats ont aussi reçu une bourse de 100 $ offerte par plusieurs organismes de l'Outaouais. Cette année, les lauréates et lauréats sont :
| Nom du lauréat ou lauréate |
Bourses offertes par : |
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| Noémie Roy |
Fédération autonome de l'enseignement |
| Charles Sirois |
Fédération autonome de l'enseignement |
| Félix Charron-Leclerc |
Université du Québec en Outaouais |
| Jérémy Audet |
Sol Épicerie santé |
| Andrée Laporte |
Michel Prévost |
| Claire Verghes Champagne |
Club Richelieu Aylmer |
| François-Xavier Lagacé-Bureau |
Club Richelieu Aylmer |
| Gabriel Touchette-Gonthier |
Carrefour Jeunesse Emploi |
| Amélie Ethier |
Club Richelieu Aylmer |
| Fériel Rahmani |
Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais |
| Djamila Saad |
Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais |
| Tory Huppie |
Société d'histoire de l'Outaouais |
| Cassandre Careau |
Carrefour Jeunesse Emploi |
| Camille Pelletier-Vernoy |
Desjardins |
| Marie-Pier Alary |
Fédération autonome de l'enseignement |
| Gabriela Turmel |
Université du Québec en Outaouais |
| Émilie Tousignant-Laliberté |
Université du Québec en Outaouais |
| Abou Haydra |
Université du Québec en Outaouais |
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 Les lauréats 2010 en compagnie du président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, de la présidente du jury, Anaïs Elboujdaini, et du conférencier invité Dan Bigras. |
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Source : Jean-Paul Perreault Impératif français Tél. : 819 684-8460 www.imperatif-francais.org |
Anaïs Elboujdaïni Présidente du jury Concours de poésie Impératif français, édition 2010 |
| Nom du lauréat ou lauréate |
Nom de l'établissement |
Bourses offertes par : |
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| Anne-Sophie Poirier |
Collège Saint-Alexandre |
Desjardins |
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| Mia Danis |
Collège Saint-Alexandre |
Desjardins |
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| Sarah-Claude Verreault |
École de l'Ïle |
Club Richelieu Aylmer |
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| Francis Cousineau |
École de l'Ïle |
Sol Épicerie santé |
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| Mia Chen-Albert |
École de l'Ïle |
Sol Épicerie santé |
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| Janie De Champlain |
École de l'Ïle |
Club Richelieu Aylmer |
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| Karianne Lessard |
École Grande-Rivière |
Club Richelieu Aylmer |
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| Isabelle Chénier |
Centre Larimage |
Club Richelieu Aylmer |
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| Dominic de Repentigny-Hubert |
École Mont-Bleu |
Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais |
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| Jean-Jasmin Boucher L'Écuyer |
École Mont-Bleu |
Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais |
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| Samuel Castonguay |
École Mont-Bleu |
Eskalad Communication Design |
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| Laurence Larocque-Labossière |
École Mont-Bleu |
Eskalad Communication Design |
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| Maude Robert |
École Mont-Bleu |
Desjardins |
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| Amélie Éthier |
École Nicolas-Gatineau |
Desjardins |
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| Michèle St-Denis |
École Grande-Rivière |
Desjardins |
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|
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| Eduardo Pelletier-Vernoy |
École Grande-Rivière |
Desjardins |
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|
| Mikael Gravelle |
École Nicolas-Gatineau |
ASULF |
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| Amélie Beauclair |
École Mont-Bleu |
Université du Québec en Outaouais |
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| Joël Fournier-Renaud |
École Le Carrefour |
Université du Québec en Outaouais |
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| Stéphanie Quevillon |
École Le Carrefour |
Université du Québec en Outaouais |
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| Donatello Chirico |
École Le Carrefour |
Université du Québec en Outaouais |
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| Molie Crêtes |
École Le Carrefour |
Carrefour Jeunesse Emploi de l’Outaouais |
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| Mathieu Bazinet |
École Le Carrefour |
Carrefour Jeunesse Emploi de l’Outaouais |
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| Vanessa Henri |
École Le Carrefour |
Carrefour Jeunesse Emploi de l’Outaouais |
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| Jean Sébastien Ortiz Gonzalez |
École Le Carrefour |
Michel Prévost |
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| Joëlle Veilleux Deschênes |
École Le Carrefour |
Desjardins |
 Les lauréates et lauréats du prix de la relève Gaston-Lallement
| Écoles secondaires de l’Outaouais : |
Bourses offertes par : |
Eduardo Pelletier-Vernooy Fériel Rahmani Djamila Saad Amélie Ethier Rosalie Gravel Marianne Bélanger Sylvie Constant Anna Finken Marc-André Forget Amélie Beauclair Camille Girard-Bock Mélissa Tanguay Gabrielle Couture |
Desjardins Desjardins Desjardins Desjardins Desjardins Desjardins Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais Carrefour jeunesse emploi de l’Outaouais Desjardins |
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Cégeps de l’Outaouais :
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Arianne Bourget Jean-Philippe Caron Kristian Morin-Ricard Andréa Dupuis |
Université du Québec en Outaouais Université du Québec en Outaouais Université du Québec en Outaouais Desjardins |
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Source : Jean-Paul Perreault Impératif français Tél. : 819 684-8460 www.imperatif-francais.org |
Éric Bastien Président du jury Concours de poésie Impératif français |
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| Lauréats du prix de la relève Gaston-Lallement et le président du jury Éric Bastien |
Écoles secondaires de l’Outaouais :
- Martin Duquette
- Anna Finken
- Marie-José Lebel
- Anne-Stéfan Cadieux
- Tania Vallée-Ross
- Sonia Pétrin Poulin
- Chantal Beausoleil
- Amélie Beauclair
- Cynthia D. Konza
- Xavier Deschênes Philion
- Laurence-Éloïse Joanette-Péloquin
- Janique Robitaille
- Michaël Bélanger
Cégeps de l’Outaouais :
- Fabienne Joanette-Péloquin
Écoles secondaires de l’Outaouais
- Gabrielle Caron
- Dominique Thompson
- Marika Bernard
- Roxanne Durocher
- Christine Lacelle
- Jean-Philippe Caron
Cégeps de l’Outaouais
- Fabienne Joanette-Péloquin
- Anaïs Elboujdaïni
Université du Québec en Outaouais
- Gabrielle Thompson
- Anaïs Elboujdaïni
- Lucie Tremblay
- Jade Lanoue
- Xavier Deschênes-Philion
- Sophie Gauthier
- Véronique Desjardins
- Marianne Mathis
- Cloé Varin Dumoulin
- Maxime Scott
- Émilie Béland-Lupien
- Michel Angel Mendoza Brand
- Sandra Aoun Abou-Tanos
- Jean-Philippe Caron
Déborah Rwigema, École secondaire Mont-Bleu Guillaume Laberge, École secondaire Nicolas-Gatineau Amélie Gervais, École secondaire des Lacs Gabrielle Thompson, École secondaire Sieur-de-Coulonge Stéphanie Lépine, École Notre-Dame-de-la-Garde Marie-Jeanne Chaplain-Corriveau, École secondaire Grande-Rivière Marie-Hélène Constant, École secondaire Nicolas-Gatineau Valérie Bolduc, École secondaire Grande-Rivière Caroline Guérin-Thériault, École secondaire Mont-Bleu Émilie Thompson, École secondaire Sieur-de-Coulonge Edith Desrosiers, Collège Saint-Alexandre Isabelle Labrèche, Collège Saint-Alexandre Marie-Ève Tremblay-Cléroux, Collège Saint-Alexandre Brigitte Landry, Centre ACS Jérémie Thompson, Collège de l’Outaouais Héloïse Lévesque-Guitard, Collège de l’Outaouais
Gabrielle Thompson, École secondaire Sieur-de-Coulonge Émilie Thompson, École secondaire Sieur-de-Coulonge François Danford Dussault, École secondaire Grande-Rivière Dominique Voyer, École secondaire Nicolas-Gatineau Marie-Ève Montambeault, Collège Saint-Joseph Sophie Gaudreault, École Secondaire du Versant Lizandre Bélanger, Collège Saint-Joseph Pierre Couture, Collège Saint-Alexandre émilie Desgagné, École Secondaire de l’Île Gabrielle Ostiguy, Collège Saint-Alexandre Julie Pamerleau, Collège Saint-Alexandre Nicolas Thompson, Cégep de l’Outaouais Dominique La Salle, Cégep de l’Outaouais Daniel LeBlanc-Poirier, Cégep de l’Outaouais Sophie Charron, Cégep de l’Outaouais Nadine Thompson, Cégep de l’Outaouais
Audrey Bertrand, Cité étudiante de la Haute Gatineau Marie-Ève Brassard, Collège Saint-Joseph de Hull Clémence Dumas-Côté, Collège Saint-Alexandre Marie-Claude D'Aoust, Polyvalente le Carrefour Mélissa Dupras, École secondaire Sainte-Famille Étienne Guénette, École secondaire Nicolas-Gatineau Céline Racine, École secondaire des Lacs Amanda Suddath, École secondaire Sieur-de-Coulonge Christelle Vallières, École secondaire de l'érablière
Sophie Lamothe, de l'école secondaire Sieur-de-Coulonge Daniel Leblanc-Poirier, de l'école secondaire Le Carrefour Vincent Bouret , de l'école secondaire de l'Île Audrey Potvin-Monnier, de l'école secondaire Mont-Bleu Lysandre Bélanger, de l'école secondaire Nicolas-Gatineau Isabelle Parent, de l'école secondaire Grande-Rivière Audrey Bastrash-Desrochers, du programme international de L'école secondaire Grande-Rivière Véronique Ouellet St-Denis, de l'école secondaire Louis-Joseph-Papineau Marie-Ève Cloutier, de l'école secondaire Sainte-Famille à Thurso Émilie Larivière, du Collège Saint-Alexandre Isabelle Gauvreau, de l'école secondaire Saint-Joseph de Hull Mylène Thauvette, de l'école secondaire Notre-Dame-de-la-Garde Benoît Thisdale, de la Cité étudiante de la Haute-Gatineau Guillaume Sabourin-Provost, de l'école secondaire des Lacs
Jessica Bertrand, École polyvalente de l’érablière, Gatineau Stéphanie Boyeré École Sainte-Famille, Thurso Leiagh Brennan-Murfitt, École secondaire Grande-Rivière, Aylmer Gabrielle Carrière, Cité étudiante de la Haute-Gatineau, Maniwaki Raphaël Déry, École secondaire de l’Île, Hull Claude Farley, Collège Saint-Alexandre, Hull Caroline Lahaie-Laveault , École polyvalente Le Carrefour, Gatineau Josée Leblanc, École Saint-Joseph de Hull Johanne Richer, École Louis-Joseph-Papineau, Papineauville Nadine Thompson, École secondaire Sieur-de-Coulonge, Fort-Coulonge
Marie-Christina Bellevue, Collège Saint-Alexandre, Gatineau Sophie Bussières , École polyvalente de l'érablière, Gatineau Julie Jones, École secondaire Sieur-de-Coulonge, Fort-Coulonge Marie-ève Lacasse, École secondaire Saint-Joseph, Hull Mishka Lavigne , École secondaire Grande-Rivière, Aylmer Manon Leduc , École secondaire Mont-Bleu, Hull Amélie Sanscartier, École polyvalente Le Carrefour, Gatineau Simon Thisdale , Cité étudiante de Maniwaki
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