| Jeudi, 04 janvier 2007 14:37 | Le grand mensonge de l'éducation |
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Le mot juste
Le grand mensonge de l’éducation Guy Loubier Une donnée saute aux yeux : après 1656 heures de cours de français, étalées sur les six années du primaire, il serait normal de croire que les élèves auraient acquis une connaissance acceptable du français. Or, ce n’est malheureusement pas le cas. De nombreux facteurs ont contribué à cette situation. Avant 1996, environ 66 % des jeunes Québécois obtenaient leur diplôme d’études secondaires avant 20 ans. Puis, un jour dans les officines du Ministère, quelqu’un a eu une pensée magique. Il était devenu impérieux de porter le taux de réussite à 85 % en 2010. Pour atteindre cette cible, pas question de rehausser les exigences scolaires : au contraire, rendre la tâche plus facile aux élèves devenait dès lors la solution à privilégier. Mais, la réussite sans efforts laisse entrevoir de biens piètres résultats. Lorsque dans une classe de sixième année, on compte près du tiers des élèves tirant de l’arrière et qu’il aurait fallu pour cette raison diriger vers des classes spéciales, il devient humainement impossible pour un enseignant d’accorder toute l’attention requise par les élèves en difficultés, dont certains n’ont pas encore appris à lire correctement, et sont même trop souvent incapables de faire la distinction entre le verbe et le sujet. Il est évident également, que lorsqu’un professeur compte autant de cancres dans une classe, il lui est impossible de motiver ses meilleurs élèves qui ont la fâcheuse impression de perdre leur temps. Toute la clientèle scolaire est alors perdante. En lisant Le grand mensonge de l’éducation, vous comprendrez facilement que le ministère de l’éducation a lamentablement failli à la tâche, et le fait qu’au cours des 14 dernières années, ce ministère a compté neuf titulaires, a sûrement contribué au manque de cohérence et à l’ambiguïté de ses normes en matière d’enseignement du français.
Le professeur en question dresse un réquisitoire foudroyant contre le laxisme et l’hypocrisie des gourous du Ministère à qui il reproche de façon véhémente, leur manque de rigueur, et l’état déplorable du français dans nos écoles. Cette fois-ci, on ne peut y échapper, c’est à notre gouvernement et à ceux qui l’ont précédé que l’on doit cette médiocrité. (Le 3 janvier 2007) |
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