| Mercredi, 28 mai 2008 03:42 | PIERRE FALARDEAU SUR MICHAËLLE JEAN |
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La presque reine et le petit président
Extrait du site Web http://www.lequebecois.org
Comment peut-on à la fois se réclamer de l'héritage d'Aimé Césaire, de son Discours sur le colonialisme, de l'horreur sans nom du système esclavagiste et jouer les rois-nègres au féminin : le poste de représentant de la Reine d'Angleterre est un des symboles les plus haïs de toute l'histoire du colonialisme et de l'impérialisme britanniques, non seulement au Québec, mais aussi en Irlande, en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient. Il y a là une contradiction insurmontable. On ne peut pas justifier tout et n'importe quoi. Même l'injustifiable. Et qu'on ne vienne pas nous les gonfler avec les accusations de racisme : le problème n'est pas la couleur de la peau de la presque souveraine, mais ses prises de position politiques tordues et réactionnaires. Et qu'on ne vienne surtout pas nous chanter la chanson de « l'image positive pour la communauté noire ». Arrêtez vos bêtises avec vos « success stories » pour Lady Di de Chambre de Commerce. Vous allez pas vous refaire une santé mentale sur le dos des Québécois. On ne me fera pas coller quand même que l'Empereur Bokassa, le président Mobutu et la crapule à Omar Bongo sont des exemples de réussite pour la jeunesse. Si le « gansta rap » avec ses bandits, ses faux diamants, ses chars de cul et ses colliers en or est un exemple de réussite, alors c'est à désespérer de l'aventure humaine. En tout cas, ce n'est pas ce que m'ont appris Fanon, Malcom, Cabral, Césaire, Sankara ou Baldwin, ces grands maîtres de la pensée anticolonialiste. Mais le plus dégoûtant dans toute cette affaire, ce n'est pas le cabotinage de cette « Uncle Tom » en talons hauts ni les pitreries de sa grand'tarte, mais l'àplatventrisme des politiciens québécois responsables de tant de courbettes et de petitesse. Jean Charest, avec sa joyeuse bande de vingt watts et de deux de pique, se pète les bretelles avec sa politique de la carpette, du perron de porte et de la démission. C'est la politique libérale de l'autohumiliation, la politique de l'enculé heureux, à la Benoît Pelletier, satisfait, avec son petit pot de vaseline à la main. Mais plus dégoûtant encore, c'est le choeur habituel des flatteurs et des encenseurs du régime grassement payés par Power Corporation pour avaliser et applaudir cette politique réductionniste. Et ils parlent comme le Petit Pratte de réalisme politique et de grandeur. Et ce sont les mêmes vendus qui chantent les vertus de la schizophrénique loi 101 avec son bilinguisme institutionnel bien réel, les vertus de la privatisation en douce d'Hydro-Québec à grands coups de moulins à vent verts solitaires et les vertus d'une loi sur la protection du territoire agricole qui ne protège plus rien. Ce sont les mêmes encore qui applaudissent l'engraissement des amis du Parti par le biais des PPP, le démantèlement des ZEC et la destruction systématique de l'État québécois. Toujours les mêmes qui nous racontent que tout va pour le mieux, que l'économie du Québec tourne à plein régime, alors que les usines ferment leur porte à gauche et à droite. L'infime Jean Charest descend encore plus bas dans la soumission que le minuscule Robert Bourassa et tous ces débiles mentaux se préparent à remettre au pouvoir ces nains presque inexistants. Parizeau avait raison : on patauge toujours dans l'argent et les votes ethniques. Pendant ce temps-là, d'autres hystériques en mal d'identification, peut-être les mêmes, chantent le Ô Canada en bilingue au Centre Machin-Truc, font tourner leurs linges à vaisselle au-dessus de leur tête et se prennent pour des « nommebeurrouones » avec le « flag du Canadien su'l'hood ». N'importe quoi! La prochaine fois, ils se mettront le drapeau de la Molson dans le cul, ou celui des beignes Tim Horton, du Pape ou des Jeux gais. N'importe quoi! C'est proprement dégoûtant. Et si vraiment les peuples ont les politiciens qu'ils méritent, alors le peuple québécois mérite de disparaître tout de suite et de finir dans la fosse septique de l'histoire. C'est tout ce qu'il mérite. Pierre Falardeau Pour de plus amples informations : Éditions du Québécois, |
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| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |