| Mardi, 19 août 2008 04:20 | MAL À LA LANGUE |
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« J'ai pensé que vous voudriez lire ce texte. »
Il serait bon que nos frères et nos soeurs, sans oublier nos «Politiques» lisent ce texte d'amour de la langue, la nôtre aussi, de cette personne. Est-ce par manque de fierté que nous voulons la mettre sous le «tapis de l'assimilation» par une pratique dangereuse du «bilinguisme» français/anglais? Jacques Bergeron Mal à la langue Il ne s'agit pas d'un cancer, enfin, pas encore. Je sais, je sais, il n'y a pas de quoi s'en faire ni être affecté outre-mesure lorsque vient la saison estivale. Il fait beau quelquefois, le soleil est frileux, mais quand même amical, les fleurs et les arbres ont suffisamment d'eau pour se ragaillardir les jeunes pousses et le feuillage. Lorsque je ne suis pas en Gaspésie, je vagabonde ici et là au cour de la métropole en prenant des notes et en Au début, dans les années 70, j'enseignais à l'école St-Ernest à Duvernay, tout près du viaduc de la Concorde qui semble très solide aujourd'hui. À l'époque, l'enseignement dans cette école était en français. Quelques années plus tard, elle est devenue une école anglaise. Au début des années 90, j'enseignais à l'école Notre-Dame à St-Vincent-de-Paul. L'enseignement dans Les oufs me sont restés de travers dans l'estomac. Au centre commercial Duvernay, dans les épiceries, au On s'en fait même une gloire. Je ne suis pas fanatique, mais il faut bien se rendre à l'évidence. La langue de nos ancêtres est en train de prendre un coup de vieux. On la délaisse tranquillement, on la met de côté, on la néglige, on la bafoue. Tout cela se fait de façon subtile et pernicieuse, sans qu'on puisse véritablement s'en rendre compte. Nos gouvernements, Qu'est-ce qui se passe en notre pays ? En Gaspésie, dans mon coin de village, j'entends encore les gens parler français avec des accents délicieux. Mais tout autour, à Percé, Gaspé, le long de la Baie-des-Chaleurs, la langue des touristes n'est plus tout à fait celle qui « porte son histoire à travers ses accents ». Simple petite réflexion au cour de l'été alors que le soleil se fait timide. Je me dis donc que. comme Victor Hugo : « Juillet vient calmer tout, venant tout embaumer, Je n'ai point d'autre à faire ici bas que d'aimer. » Mais j'aimerais bien que mes arrière-petits-enfants puissent encore parler notre langue, celle de Molière, de Je me souviens, avec ma mère qui est née là-bas, avoir rendu visite à une vieille tante au Massachusetts. Ma fille était avec nous. Elle n'avait que huit ans à l'époque. Lorsque nous sommes entrés dans la résidence pour personnes âgées où elle vivait, d'anciens Québécois Devant pareil constat, nous ne pouvions faire autrement que d'être très désemparés et fort émus ! Je remercie ma mère d'être venue, avec ses parents, s'établir en Gaspésie vers 1930 et d'y avoir rencontré mon père. Car, autrement, je serais sûrement là-bas à écouter ma fille baragouiner le français et à entendre mon petit-fils fredonner « Old McDonald has a farm, i, a, i, a, o ». Comme ce serait dommage que ça arrive ici, ce « mal à la Réal-Gabriel Bujold. |
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| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |