| Dimanche, 03 décembre 2006 07:34 | "WEB CALL BACK" |
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- GROUPAMA Loire Bretagne lance un nouveau service
Anglomanie La fièvre anglomaniaque n'épargne décidément aucune entreprise commerciale, quelles que soient sa taille, son origine, son implantation, sa clientèle, sa forme juridique, son domaine d'activité. Ainsi de GROUPAMA, organisme d'assurances (et de banque depuis peu, déréglementation oblige), conçu à l'origine (sous statut purement coopératif) pour satisfaire les besoins des populations d'abord agricoles puis rurales (André Busnel fut directeur, avant la Seconde guerre mondiale, d'une société d'assurance mutuelle agricole en Ille-et-Vilaine). Parti ensuite, depuis longtemps déjà, à l'assaut des villes, il l'est, aujourd'hui, à la conquête du ... monde. Les grands "groupes" qui, tous, aspirent à la multinationalité (la notion de "valeurs françaises" de l'indice boursier CAC 40 est une aimable fiction désormais, un authentique anachronisme), ont jeté depuis longtemps leur passeport aux orties. Ils se doivent donc de recourir à la langue unique de la globalisation : l'anglais. On sait par ailleurs, selon bon nombre d'élites dirigeantes, que l'emploi de l'anglais (la langue des nouveaux clercs) serait "moderne", de nature à conférer un statut enviable à son utilisateur, à lui ouvrir les voies d'un avenir radieux, tandis que celui du français serait dépassé, sinon même, aujourd'hui, un signe de médiocrité économique et même culturelle et sociale. GROUPAMA Loire Bretagne lance un nouveau service baptisé "Web Call Back" (voir en pièce jointe). La très grande majorité de ses clients (ou sociétaires) ignore parfaitement ce que cette expression veut dire ? L'usage de l'anglais n'a ici aucune justification rationnelle ? Il n'y a bien évidemment aucune demande en ce sens émanant des clients ? Peu importe. Le "turbo-capitalisme" (voir l'éditorial du n° 86 de Le Cinquième Monde") veut imposer l'anglais partout, comme il veut mettre les sociétés au seul service de l'économie, comme il s'emploie, méthodiquement, à limiter ou à éliminer tout ce qui lui paraît faire obstacle aux lois du marché. Jean-Pierre Busnel
***************** (Le 2 décembre 2006) |
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