| Dimanche, 03 décembre 2006 07:33 | DIVERSITÉ LINGUISTIQUE DE L'UNION EUROPÉENNE |
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- Défense de la langue française section Bruxelles-Europe
A loccasion de son assemblée générale annuelle tenue le 30 novembre 2006 à Bruxelles, la section Bruxelles-Europe de lassociation DLF (Défense de la langue française) a réaffirmé son attachement à la diversité linguistique de lUnion européenne et tenu à rappeler aux institutions européennes, en particulier à la Commission, le principe de légalité des langues officielles des états membres. Le multilinguisme est non seulement une obligation qui incombe aux institutions au titre des traités, mais aussi et surtout une obligation morale et une marque de respect vis-à-vis des citoyens de lUnion. La section Bruxelles-Europe de DLF ne sous-estime nullement les contraintes de coût et dorganisation quimposerait le multilinguisme intégral appliqué à toutes les situations de communication externe et interne des institutions européennes. Pour elle, le respect des principes est parfaitement compatible avec le choix de modalités permettant la mise en oeuvre du multilinguisme dans la pratique quotidienne des institutions. A côté du régime de multilinguisme intégral requis, à titre dexemples, dans les débats du Parlement européen ou sur les grands sites Internet des institutions, elle préconise un multilinguisme « à géométrie variable », qui impose de faire un choix pragmatique et raisonnable des diverses combinaisons linguistiques en fonction des types de communication. La section récuse toutefois tout laxisme linguistique consistant dans le choix dune langue de communication unique, qui reviendrait, par exemple, à promouvoir indûment la langue anglaise au rang de lingua franca de lUnion européenne, comme le laisserait supposer la dérive observée dans la pratique de certaines institutions et, par effet de mimétisme, de certaines organisations européennes de la société civile. Ce faisant, DLF Bruxelles-Europe continuera de semployer pour que la langue française reste lune des grandes langues de communication des institutions européennes. Dans ce contexte, elle exige le maintien des ressources en effectifs et en moyens budgétaires allouées aux services de traduction et dinterprétation des institutions européennes, qui sont les garants par excellence du respect du principe de légalité des langues de lUnion. Par ailleurs, DLF Bruxelles-Europe se félicite que lUnion européenne, en particulier la Commission, encourage, au titre de sa compétence de coordination et dappui, la promotion du plurilinguisme dans les politiques dapprentissage des langues menées par les états membres (« langue maternelle + deux »). Enfin, DLF Bruxelles-Europe continuera de rechercher la collaboration et les synergies avec les organisations internationales et nationales, tant officielles que de la société civile, notamment en Belgique, en Italie, en Allemagne, en Roumanie et en France, qui oeuvrent pour la diversité culturelle et linguistique, au premier rang desquelles se place lOrganisation internationale de la francophonie. Claire GOYER, présidente (Le 2 décembre 2006) |
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