| Mardi, 08 mars 2005 16:22 | IMPÉRATIF FRANÇAIS FÊTE SES TRENTE ANS! |
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- Hommage à ses milliers de bénévoles et adhérents
Le président dImpératif français, Jean-Paul Perreault, tient cependant à rendre un hommage qui simpose à lensemble de loeuvre du mouvement et aux efforts incessants de ses milliers de bénévoles et adhérents au cours des 30 dernières années. Fondé en 1974 par Mme Lyse Daniels dans lancienne ville de Lucerne (fusionnée à Aylmer lannée suivante), incorporé en 1975, le mouvement Impératif français a depuis ce temps mené de nombreuses luttes, organisé fête sur fête, informé et mobilisé le public. Sa défense intelligente de la francophonie locale, nationale et mondiale fait souvent la une et continue de susciter des débats salutaires un peu partout. Son organisation efficace dévénements et de spectacles a établi sa crédibilité auprès des grands noms de la chanson québécoise et internationale, et auprès du public. Ses prix Lyse-Daniels, remis à des individus et organismes dici et dailleurs qui se sont distingués par leur promotion de la langue et culture dexpression française, et Gaston-Lallement, honorant les jeunes poètes des écoles secondaires et collégiales de la région, sont tenus en haute estime. « Au cours des 30 dernières années, Impératif français a vu sa mission évoluer grandement, dun organisme à mission et à vocation très locale, cest aujourdhui devenu un organisme bien connu, très connu et respecté au sein de la francophonie internationale, surtout par la qualité des activités que lorganisme organise, et par la pertinence de ses interventions publiques », estime Jean-Paul Perreault. « Comme organisme, nous sommes aujourdhui présents dans lensemble du Québec et à léchelle nord-américaine, ajoute-t-il. Nous sommes connus en Europe et au sein de la francophonie, notamment par notre site Internet, qui est devenu un carrefour international où la diversité culturelle mondiale puise de lénergie pour tenter dendiguer le rouleau compresseur de la culture anglo-saxonne mais surtout états-unienne, qui nest pas sans menacer les autres langues et cultures nationales et internationales. » Pour le président dImpératif français, la défense et la promotion du français en Outaouais ne peuvent être dissociée des grands débats à léchelle nationale, fédérale, mondiale. Les uns et les autres sont intimement liés. La dénonciation de lembauche dun chef pompier unilingue anglais dans une municipalité locale, de langlicisation de la fonction publique fédérale et de lunilinguisme anglais des sites Internet de missions diplomatiques étrangères au Canada font partie du même combat. « La situation vécue par les francophones localement résulte de linteraction de plusieurs forces, affirme M. Perreault, et ce ne sont pas que des forces locales. Il y a également à loeuvre des forces à léchelle internationale. » Voilà pourquoi Impératif français est devenu lun des plus ardents promoteurs de la francophonie mondiale, vue comme un rempart contre les visées, surtout américaines, de faire de langlais la langue universelle de la planète. Au nom de la diversité culturelle, Impératif français reproche à des organismes de lONU de ne plus respecter le français comme langue internationale et même, de pratiquer une embauche discriminatoire. Cest la francophonie surtout, dit M. Perreault, « qui pilote le dossier de protection de la diversité culturelle au niveau mondial, notamment au sein de lUNESCO. » Sur le plan régional, les situations qui ont donné naissance à Impératif français il y a 30 ans sont toujours présentes et les menaces de « défrancisation » saggravent. écorchant au passage les promoteurs immobiliers qui mènent en Ontario des campagnes de séduction « sans égard au respect de léquilibre linguistique » et qui se comportent « en véritables prédateurs culturels », M. Perreault insiste toutefois sur le rôle clé de la fonction publique fédérale dans « la poussée danglicisation » quImpératif français observe à la grandeur de lOutaouais. « La fonction publique fédérale joue un rôle moteur de défrancisation et danglicisation dans la région, dit-il. Cest une machine dassimilation incroyable. Pensez-y : la fonction publique de la fédération canadienne nest même pas capable de respecter la langue du territoire où elle est établie, et je parle de la fonction publique fédérale en territoire québécois, en Outaouais. Chez nous, au Québec, la fonction publique fédérale impose toujours langlais comme langue de travail. » « Impératif français aimerait bien navoir aucune raison dexister, opine M. Perreault. Si les problèmes nexistaient pas, nous nexisterions pas. La force des problèmes justifie notre existence, la force des problèmes nous rend plus présent. Cest triste à dire, mais Impératif français gagne en force parce que les forces de défrancisation vont en augmentant. » Impératif français lance donc un appel à ses milliers dadhérents et de sympathisants. Lorganisme a toujours besoin de bénévoles, de membres, de participants. Impératif français, comme tous les organismes à but non lucratif, a besoin de se financer. « Ce financement vient en bonne partie des abonnements et des dons. Nous invitons les gens qui le veulent à devenir membres réguliers ou encore à nous aider par leurs dons, ou encore dutiliser nos programmes davantages et de visibilité offerts à nos partenaires, à nos commanditaires dans le cadre de grandes activités quon organise - la traditionnelle Fête des Rois, la Francofête, la Journée internationale de la francophonie, LOutaouais en fête (la fête nationale), les déjeuners-causeries et autres activités », conclut M. Perreault. Pour en savoir plus sur Impératif français, il suffit de composer le (819) 684-8460 ou de visiter le site Internet à www.imperatif-francais.org. (Cet article est extrait du journal LeDroit du 5 mars 2005) |
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