| Vendredi, 23 décembre 2005 12:03 | HYDRO-QUÉBEC IMPOSE L'ANGLAIS |
|
|
- « Un gouvernement à genoux ! », disent trois organismes voués à la défense du français.
Le Mouvement estrien pour le français, Impératif français et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal appuient les travailleurs d'Hydro-Québec et exigent du gouvernement du Québec qu'il intervienne pour que sa société d'état cesse ses pratiques discriminatoires et d'exclusion, qui imposent l'anglais comme langue de travail au Québec à 25 % de ses téléphonistes. Le Mouvement estrien pour le français rappelle au gouvernement du Québec, au cas où il l'aurait oublié, que le français est la langue d'usage public commune au Québec et que de surcroît les droits linguistiques fondamentaux sont très clairs : « Les travailleurs ont le droit d'exercer leurs activités en français », affirme l'article 4 de la Charte de la langue française. « Il est scandaleux et révoltant d'apprendre que c'est le gouvernement du Québec par l'intermédiaire de ses sociétés d'état qui bafoue les droits fondamentaux de tous les Québécois », de déclarer le président du MEF, Jacques Poisson. De son côté, le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, rappelle qu' « au Québec, au recensement de 2001, 327 045 personnes seulement ne connaissaient que l'anglais, soit à peine 4,5 % de la population totale. Seulement dans les pays colonisés voit-on une minorité de 4,5 % imposer ainsi sa langue à l'administration publique ! Au lieu de s'écraser devant le Canada anglais en anglicisant ses institutions et en forçant ses employés à travailler en anglais (25 % dans ce cas-ci), le gouvernement du Québec doit s'assurer que les 4,5 % de Québécois qui ne parlent pas la langue commune et d'usage public du Québec, le français, l'apprennent ». « Il y a lieu de se poser de sérieuses questions sur le rôle et la mission de l'OQLF, lequel, aux dires d'Hydro-Québec, aurait approuvé ces mesures discriminatoires et d'exclusion », ajoute M. Perreault. Selon le président général de la SSJBM, Jean Dorion, « au-delà de la pratique d'Hydro-Québec, société d'état, cette affaire illustre l'illogisme et l'inconsistance des divers gouvernements qui se succèdent à Québec et qui, tout en affirmant un principe dans la Loi, le contredisent par leurs pratiques. Ainsi, le Québec est-il probablement l'état qui, au monde, dépense à la fois le plus d'argent pour enseigner sa langue aux immigrants et le plus d'argent pour les convaincre qu'ils n'ont pas besoin de l'apprendre, en dispensant tous les services publics en anglais », a-t-il conclu, en invitant le Gouvernement et ses sociétés d'état à faire preuve de logique. Source : Jean-Paul Perreault, Président, Impératif français ; tél. : (819) 684-8460 à titre d'information, nous publions ci-dessous un article de la Presse canadienne du lundi 12 décembre 2005 : Le quart des téléphonistes d'Hydro doivent être bilingues Delisle, Norman La connaissance de la langue anglaise peut être requise chez le quart des téléphonistes d'Hydro-Québec. Cette disposition, contenue dans une lettre d'entente annexée à la convention collective des employés de bureau d'Hydro-Québec, suscite la grogne chez certains employés, a appris la Presse canadienne. "Il y a discrimination au niveau de la langue française. Le pourcentage de postes bilingues semble beaucoup trop élevé", souligne un membre du personnel de la société d'état, dans une lettre transmise à certains membres de l'Assemblée nationale. Des employés d'Hydro préposés au téléphone font valoir que le français est la langue officielle et commune du Québec, qu'elle est parlée et comprise par plus de 95 % des Québécois. La Charte de la langue française stipule de plus, à son article 4, que "les travailleurs ont le droit d'exercer leurs activités en français", et à l'article 5, que "les consommateurs de biens ou de services ont le droit d'être informés et servis en français". D'autres employés se plaignent que le bilinguisme donne des avantages et des
promotions à certains, au détriment d'employés plus anciens. C'est à la suite d'une entente signée en juin 2003 que la société Hydro-Québec et les représentants du Syndicat des employés de bureau, affilié à la FTQ, ont convenu que jusqu'à 25 % des postes de téléphonistes pouvaient être bilingues. On précise que le niveau de connaissance de l'anglais pour ces postes doit être de niveau B+. L'entente prévoit que "les parties s'entendent afin de régler, après analyse, les plaintes déposées à l'Office de la langue française et les griefs". Réactions à Hydro-Québec, le porte-parole de l'entreprise, Marc-Brian Chamberland, a rappelé que ces quotas de 25 % téléphonistes bilingues avaient été approuvés par l'Office de la langue française. Selon lui, outre le fait que cette proportion "fait preuve d'un souci de répondre correctement à une clientèle anglophone", il faut tenir compte que les centres d'appels reçoivent des appels en provenance d'autres régions. Des appels d'anglophones provenant de Gaspésie, de l'ouest de Montréal, d'Estrie ou de l'Outaouais peuvent donc être traités à Québec ou à Saint-Hyacinthe, selon l'achalandage, a expliqué M. Chamberland. Par ailleurs, il a fait valoir qu'aucun employé permanent ne pourrait être congédié faute de connaissance de la langue anglaise. Ces connaissances sont prises en compte dans l'appréciation des candidatures lors de l'ouverture d'un poste permanent. Enfin, Hydro-Québec met à la disposition des employés des programmes de formation linguistique. (!!!!!!!) Adresses utiles : Madame Line Beauchamp Monsieur Jean Charest Monsieur Léandre Dion M. Pierre Corbeil Secrétariat québécois à la politique linguistique Conseil supérieur de la langue française Office québécois de la langue française (Le 19 décembre 2005) |
Faites un don ou devenez membre d'Impératif français
Pour faire un don rapidement
| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |