Impératif français
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28-12-2005
- Condition nécessaire à la « cohabitation pacifique »

Nous publions ci-dessous deux extraits d'un éditorial de Pierre Jury du 13 décembre 2005 dans lequel il appuie au nom du journal Le Droit les pratiques d'Hydro-Québec qui briment les travailleurs de leur droit de travailler et de leur droit de travailler en français en invoquant la « cohabitation pacifique »! :

Extraits de l'éditorial du Droit:

« Difficile d'appuyer, en ce sens, les doléances au sein d'Hydro-Québec qui en ont contre le fait que certains bureaux puissent exiger jusqu'à 25 % d'employés bilingues. Pour ces militants, le français est la langue commune du Québec et leurs droits de travailler en français sont brimés. Pire encore, les bilingues obtiennent des promotions qui filent entre les doigts des unilingues!»

« Avocat d'une cohabitation pacifique des deux groupes linguistiques, Le Droit ne peut que réagir fortement à ces doléances syndicales qui pestent contre le bon sens, la culture et l'ouverture. Car l'anglais, et toute autre langue, doit d'abord être considéré comme un élément de culture, puis comme un outil de communication. S'ouvrir à l'autre ne doit pas être perçu comme menaçant, mais plutôt enrichissant.» (Pierre Jury, Le Droit, Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir )

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COMMUNIQUé CONJOINT:

Lire sur le même sujet le communiqué conjoint émis par trois organismes voués à la défense du français à l'adresse http://www.imperatif-francais.org/dossiers/dossiers.php?id_dossier=4020 que nous reproduisons ci-dessous:

Le Mouvement estrien pour le français, Impératif français et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal appuient les travailleurs d'Hydro-Québec et exigent du gouvernement du Québec qu'il intervienne pour que sa société d'état cesse ses pratiques discriminatoires et d'exclusion, qui imposent l'anglais comme langue de travail au Québec à 25 % de ses téléphonistes.

Le Mouvement estrien pour le français rappelle au gouvernement du Québec, au cas où il l'aurait oublié, que le français est la langue d'usage public commune au Québec et que de surcroît les droits linguistiques fondamentaux sont très clairs : « Les travailleurs ont le droit d'exercer leurs activités en français », affirme l'article 4 de la Charte de la langue française. « Il est scandaleux et révoltant d'apprendre que c'est le gouvernement du Québec par l'intermédiaire de ses sociétés d'état qui bafoue les droits fondamentaux de tous les Québécois », de déclarer le président du MEF, Jacques Poisson.

De son côté, le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, rappelle qu' « au Québec, au recensement de 2001, 327 045 personnes seulement ne connaissaient que l'anglais, soit à peine 4,5 % de la population totale. Seulement dans les pays colonisés voit-on une minorité de
4,5 % imposer ainsi sa langue à l'administration publique ! Au lieu de s'écraser devant le Canada anglais en anglicisant ses institutions et en forçant ses employés à travailler en anglais (25 % dans ce cas-ci), le gouvernement du Québec doit s'assurer que les 4,5 % de Québécois qui ne parlent pas la langue commune et d'usage public du Québec, le français, l'apprennent ».

« Il y a lieu de se poser de sérieuses questions sur le rôle et la mission de l'OQLF, lequel, aux dires d'Hydro-Québec, aurait approuvé ces mesures discriminatoires et d'exclusion », ajoute M. Perreault.

Selon le président général de la SSJBM, Jean Dorion, « au-delà de la pratique d'Hydro-Québec, société d'état, cette affaire illustre l'illogisme et l'inconsistance des divers gouvernements qui se succèdent à Québec et qui, tout en affirmant un principe dans la Loi, le contredisent par leurs pratiques. Ainsi, le Québec est-il probablement l'état qui, au monde, dépense à la fois le plus d'argent pour enseigner sa langue aux immigrants et le plus d'argent pour les convaincre qu'ils n'ont pas besoin de l'apprendre, en dispensant tous les services publics en anglais », a-t-il conclu, en invitant le Gouvernement et ses sociétés d'état à faire preuve de logique.

Source :

Jean-Paul Perreault, Président, Impératif français ; tél. : (819) 684-8460

Jacques Poisson, Président, Mouvement estrien pour le français ; tél. : (819) 565-1076

Jean Dorion, Président général, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ; tél. : (514) 843-8851

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Adresses utiles :

Madame Line Beauchamp
Ministre responsable de la Charte de la langue française
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Monsieur Jean Charest
Premier ministre
http://www.premier.gouv.qc.ca/general/exprimez_vous/formulaire.htm

Monsieur Léandre Dion
Porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue française
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M. Pierre Corbeil
Ministre des Ressources naturelles et de la Faune
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Secrétariat québécois à la politique linguistique
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Conseil supérieur de la langue française
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Office québécois de la langue française
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(Le 26 décembre 2005)