Impératif français
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16-12-2005
- ...de l'état québécois

Le système hospitalier du Québec
All for One and I for Myself : L'aliénation volontaire de l'état québécois

Les propos de M. Benoît Dubreuil tombent sous le sens.*

Au reste, et au surplus, le système d'éducation post-secondaire québécois (alimentant trois universités anglophones - trois et rien moins : pas exactement trois fois rien - et un bon nombre de cégeps de même orientation linguistique) - et j'exclus pour l'heure l'ensemble du réseau éducatif public depuis les CPE - n'échappe pas aux mêmes aberrations.

Or comment une logique aussi élémentaire (foncière) peut-elle échapper, d'abord, à l'entendement du gouvernement du Québec, M. Charest ? à l'Assemblée nationale de manière plus générale, ensuite, MM. Boisclair et Dumont ?

Kou donk ! c'est naturel ou culturel, atavique ou civique, cette propension, chez nous, en terre française d'Amérique, à nous tirer dans le pied de manière à nous assurer en permanence de - voire de nous rassurer sur - notre assujettissement volontaire à notre propre minorité...?

Du 50/50 entre 82% (92%, de fait) et 8% d'une collectivité nationale, ce n'est pas l'égalité ni la solidarité, nobles valeurs s'il en est. C'est de la fraude sinon de l'ivrognerie intellectuelle.

Voire de la servilité élevée à hauteur de valeur suprême de civilisation.

Sommes-nous réellement bêtes à ce point, ministres Fournier et Couillard ...?

Jean-Luc Gouin
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Capitale nationale, 13 déc. 2005

* Devoir du 13 décembre 2005 ( http://ledevoir.com/2005/12/13/97537.html ) ** . Voir aussi sur le même sujet, parmi le vaste choix disponible et dans le même élan, «L'apartheid hospitalier» de Robert Laplante, paru dans L'Action nationale du dernier printemps: http://www.action-nationale.qc.ca/bulletin/05mars28.htm

= > Courriels pertinents : M. Philippe Couillard, ministre de la Santé et des Services sociaux: Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ; M. Jean-Marc Fournier, ministre de l'éducation: Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ; M. Jean Charest, Premier ministre du Québec: Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

**Extrait d'un article du Devoir du mardi 13 décembre 2005

Le CUSM, l'hôpital de tous les Québécois?

de Benoît Dubreuil, Candidat au doctorat, Université libre de Bruxelles

Mme Heather Monroe-Blum, principale de l'université McGill, et M. Arthur Porter, directeur général du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), ont récemment pris la plume (Le Devoir, 7 décembre 2005) pour défendre la place de leurs institutions dans l'économie générale de la recherche en santé au Québec. Répondant à Jean-Robert Sansfaçon (Le Devoir, 21 novembre 2005), les auteurs soutiennent que le CUSM est une institution pleinement québécoise, et non seulement anglophone.

à notre avis, les autorités du CUSM jouent sur deux tableaux en même temps en tentant de justifier les investissements (au moins 800 millions de dollars) promis par Québec pour construire le «nouveau CUSM». De deux choses l'une : ou bien le CUSM est une institution qui appartient à tous les Québécois, ou bien il s'agit d'une institution qui appartient à la communauté anglophone.

Si le CUSM appartient à tous les Québécois, il est difficile de comprendre pourquoi le français n'y occupe pas une place plus importante. Mme Monroe-Blum et M. Porter soulignent que 60 % des quelque 10 000 employés du CUSM sont de langue maternelle française. Or, même si le français est la langue maternelle d'un grand nombre d'employés, il ne semble pas en être la langue de travail, comme en fait foi une étude de l'Office de la langue française qui indiquait qu'en 2001 20 % des patients étaient en contact avec du personnel ne parlant pas français dans les hôpitaux anglophones. Et qu'en est-il de la langue de recherche ? Un simple survol de l'Institut de recherche du CUSM montre que les francophones y sont largement minoritaires.

Finalement, comment expliquer que les francophones soient virtuellement absents du conseil d'administration du CUSM ? Sur 22 membres, on retrouve seulement trois francophones au c.a., dont le représentant de la Régie de la santé et celui du MSSS.

La situation n'est malheureusement pas plus rose au c.a. de la Fondation du CUSM ni au c.a. de l'université McGill. Pourquoi y a-t-il si peu de francophones, alors que ceux-ci représentent 82 % de la population du Québec ? Simple hasard malheureux ? Absence de «francophones qualifiés» ? On peut penser que non.

Cela nous laisse penser que le CUSM s'adresse d'abord et avant tout à la communauté anglo-québécoise. Mais alors, pourquoi devrait-il obtenir 43 % des investissements fédéraux dans la recherche en santé au Québec (par l'IRSC), puisqu'il n'y a que 8 % d'anglophones au Québec ? Pourquoi devrait-il obtenir le même financement que le CHUM, puisqu'il n'y a que 12 % d'anglophones dans la RMR de Montréal.

à cela s'ajoute le fait que l'université McGill, à laquelle sont attribuées 25 % des places en médecine à chaque année, a le pire taux de rétention au Canada. En effet, seulement 47 % des médecins formés à McGill sont encore présents au Québec cinq ans après l'obtention de leur diplôme, alors que le chiffre équivalent est de 89,7 % pour l'Université de Montréal et de 93,4 % pour Laval. Les investissements publics massifs dans la faculté de médecine de McGill en valent-ils la peine ? D'autant plus que l'attribution de certaines spécialités au CUSM, comme le veut le plan de répartition du ministre de la Santé, signifiera qu'il sera désormais impossible de se former en français dans certaines filières en Amérique du Nord.

à tous quand il s'agit de payer

La réponse est simple : c'est que le CUSM appartient à tous les Québécois lorsqu'il s'agit de payer, mais à la minorité anglophone lorsqu'il s'agit d'obtenir des postes de prestige et de direction.

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(Le 14 décembre 2005)