| Mercredi, 08 décembre 2004 15:48 | OCCULTER LE PROBLÈME LINGUISTIQUE |
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- Une stratégie gouvernementale!
La SSJBM, par la voix de son président général Jean Dorion, commente le rapport annuel courageux et éclairant, publié par l'Office québécois de la langue française (OQLF). L'impression d'ensemble, produite par ce document, en est une de sur place et
de réversibilité des progrès passés, souligne Jean Dorion. Une des explications les plus déterminantes de la suprématie de l'anglais ressort du rapport, publié il y a deux semaines par la Commissaire fédérale aux langues officielles, Dyane Adam. Selon elle, les deux tiers des anglophones estiment qu'il est possible de vivre en anglais dans leur entourage; un cinquième seulement parlent surtout le français au travail et, à Montréal, les trois-quarts parlent surtout l'anglais au travail, dans une ville où il n'y a même pas un anglophone sur cinq habitants. «Une telle situation serait impossible sans l'imposition, par ces personnes, de l'anglais comme langue de travail à beaucoup de collègues, de subalternes, voire même de patrons francophones et allophones» conclut Jean Dorion. Cette non obligation du français, pour ceux qui parlent l'anglais, explique la plus grande partie des autres situations révélées par l'Office québécois de la langue française. Jean Dorion souligne la profonde ambiguïté de la situation linguistique au Québec: «Alors que nous avons prétendu faire du français la langue officielle, dans les faits tous les services publics demeurent accessibles en anglais et les lois sont aussi rédigées dans cette langue avec le résultat que l'état québécois n'est pas vraiment français mais bilingue». Sur le plan des comportements individuels, il faut déplorer la propension de très nombreux Québécois à utiliser l'anglais avec toute personne, dont le français n'est pas la langue maternelle. La SSJBM invite les Québécois à éviter cette malheureuse habitude qui, en plus de causer beaucoup de tort au français, est souvent perçue comme un message d'exclusion adressé aux non francophones. «Il y a des progrès», souligne l'attachée de presse de la ministre responsable de l'OQLF, Lyne Beauchamp. Elle aurait plutôt dû dire : «Il y a eu des progrès à l'époque où la préoccupation pour le français était beaucoup plus forte», souligne Jean Dorion. Malheureusement, les neuf dernières années ont été marquées par une volonté d'occulter le problème linguistique, tant de la part des gouvernements que de celle d'une majorité des élites médiatiques. Il faut féliciter l'OQLF de relancer un débat nécessaire. Renseignements supplémentaires : (Le 6 décembre 2004) |
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| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |