| Lundi, 06 décembre 2004 12:41 | LES JEUDIS DE LA LANGUE |
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- Si lavenir du français vous tient à coeur.
Si lavenir du français vous tient à coeur Vous êtes invités aux : Jeudis de la langue Des « 6 à 8 » où il y aura une courte conférence à la Maison Ludger-Duvernay Lentrée est gratuite Au programme : Conférence du jeudi 9 décembre 2004 Voici un extrait de son récent article choc paru dans l'aut'journal (novembre 2004) : «Les investissements en santé à McGill : des subventions à lexportation?» « Le gouvernement du Québec a autorisé la construction du McGill University Health Center (MUHC) et du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) au coût estimé de 800 millions de dollars chacun. De facto, le Québec accorde ainsi à McGill University la moitié des nouveaux investissements en santé à Montréal alors que les anglophones ne forment que 25% de la population de Montréal (et 8% de la population du Québec). [...] une étude de l'Association des facultés de médecine canadiennes (AFMC) indique que les gradués de McGill représentent 57% des départs de médecins du Québec. Environ 60% des médecins formés à McGill quittent le Québec, cet exode affectant également les natifs du Québec. à l'inverse, les facultés de langue française ont un taux de rétention qui oscille autour de 88%. [...] Pourtant, on ne constate nulle part le début dune remise en cause de lampleur des sommes investies en santé à McGill, sommes qui dépassent de loin celles requises par le poids démographique des anglophones au Québec. Il faudrait assigner environ 10% des places en médecine à McGill et 25% des sommes à Montréal pour atteindre un niveau correspondant à léquité entre les groupes linguistiques. Curieuse gestion que celle qui consiste à faire des économies de bout de chandelle sur le dos des assistés sociaux pendant que lon continue à investir des centaines de millions de dollars pour des programmes de formation de médecins et de physiciens médicaux qui profitent...à lOntario et les états-Unis! Voici un extrait d'un de ses articles parus récemment dans L'Action nationale: «Le financement des universités :le non-dit.» (Frédéric Lacroix et Patrick Sabourin, Septembre, 2004). « Selon une étude conjointe de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) et du ministère de léducation du Québec (MEQ), les universités québécoises seraient sous-financées si on compare les ressources dont elles disposent par étudiant avec la moyenne des universités canadiennes. Pour lannée 2002-2003, le sous-financement serait de lordre de 375 millions de dollars par année, dont 261 millions en frais de fonctionnement généraux et 114 millions en fonds de fiducies. Sappuyant sur ces conclusions, plusieurs personnes ont appelé de leurs voeux une augmentation majeure des frais de scolarité, [...] Pourtant, examinés de plus près, ces arguments se révèlent soit beaucoup plus faibles que lon veut bien nous le faire croire, soit carrément faux. [...] Enfin, il ne paraît pas justifiable daugmenter les frais de scolarité pour lensemble des étudiants québécois avant douvrir le débat plus fondamental, que constitue le niveau de financement accordé aux institutions universitaires anglophones du Québec. Ce niveau dépasse de loin celui justifié par la proportion danglophones au Québec et, de plus, est complètement hors-normes comparativement aux pratiques en vigueur dans les autres provinces canadiennes. » (Le 6 décembre 2004) |
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| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |