Impératif français
Accueil arrow Archives arrow Articles arrow Articles - 2003 arrow UQO POUR UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN OUTAOUAIS OU EN ONTARIO ?
UQO POUR UNIVERSITÉ DU QUÉBEC EN OUTAOUAIS OU EN ONTARIO ? Version imprimable Suggérer par courriel
08-12-2003

UQO pour UNIVERSITé DU QUéBEC EN OUTAOUAIS ou EN ONTARIO ?

L’UQO a choisi d’utiliser les ressources mises à sa disposition pour offrir des programmes en anglais. Selon un rapport préparé par un groupe de travail en faveur de la formation en anglais (http://www.uqo.ca/direction-services/vrer/francais-uqo.asp), 60 % des étudiants inscrits aux trois programmes offerts en anglais à l’UQO ne sont pas anglophones. Dans un programme, le DESS exécutif CMA, certaines années, c’est même 100 % des étudiants qui sont francophones ! Dans une université de langue française, certains professeurs francophones sont tenus d’enseigner en anglais à des étudiants francophones ! Le délire anglicisant et dévalorisant des concepteurs et promoteurs de ces programmes ne fait pas de doute ! L’UQO a même l’intention d’offrir de nouveaux programmes du même acabit et de bilinguiser les services qu’elle offre à la communauté étudiante : «L’offre de programmes en langues autres que le français doit s’accompagner de services appropriés (services au comptoirs, formulaires, etc.) dans la langue d’usage des étudiants (lire en anglais !) de ces programmes, ce qui suppose des ajustements en conséquence de l’organisation du travail des personnels impliqués auprès de ces étudiants.»

Pourtant il est connu que la région outaouaise est insuffisamment desservie en programmes d’études universitaires en français de premier, deuxième et troisième cycles :

«L’offre de formation universitaire en français est globalement moitié moindre en Outaouais quand on la compare aux trois autres régions, Saguenay-Lac‑Saint-Jean, Mauricie, Estrie. à s’en tenir aux diplômes traditionnels que sont le baccalauréat, la maîtrise et le doctorat, les chiffres sont éloquents : les 18 baccalauréats en Outaouais sont loin des 33, 38 et 35 des trois autres régions; les 6 maîtrises outaouaises s’effacent devant leurs 14, 19 et 44 maîtrises; finalement l’unique doctorat outaouais ne fait pas le poids devant les autres respectivement au nombre de 6, 9 et 23.» (Mémoire d’Impératif français à la Commission des états généraux)

L’UQO doit abandonner toute idée de développer davantage sa programmation anglophone, ne pas investir un sou dans le développement de services en anglais et mettre rapidement fin à ses programmes en anglais, pour plutôt concentrer tous ses efforts à combler le retard de sa programmation afin de mieux desservir la population de l’Outaouais. L’histoire du développement de l’entrepreneuriat francophone au Québec au cours des 30 dernières années montre bien que la réussite en affaires tant au plan national qu’international, est compatible avec des études universitaires de qualité en français.

Source :

Impératif français

Recherche et communications

Tél. : (819) 684-8460

Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

www.imperatif-francais.org

(Le 8 décembre 2003)

**********************************

L’Université du Québec en Outaouais propose d’abandonner sa mission d’université au service du développement de la communauté francophone de l’Outaouais

Un comité consultatif sur la formation en anglais à l’UQO a remis son rapport en septembre 2003 (voir à l’adresse suivante : www.uqo.ca/direction-services/vrer/francais-uqo.asp). Ce rapport trace le bilan de l’expérience des programmes d’enseignement en anglais à l’UQO, essentiellement aux études avancées en administration et sciences comptables, et propose d’élargir ce type d’offre de formation à d’autres programmes de deuxième et de premier cycles et d’offrir (aux comptoirs d’inscription, de la bibliothèque, etc.) les services et formulaires en anglais.

Ces propositions doivent être dénoncées car l’UQO, même si elle ne parvient pas à offrir tous les services d’une vraie université en français aux étudiants, propose de puiser dans ses ressources déficitaires pour desservir une clientèle anglophone ontarienne pour une bonne part et francophone en voie d’assimilation d’autre part. Rappelons que le recensement de 1996 indique que les Franco-Ontariens s’assimilent à un taux de 24,7 % à l’anglais. Même du côté québécois de l’Outaouais, le français a peu de force d’attraction et le solde des transferts linguistiques y est négatif : pertes respectives de 574 et de 290 francophones dans la Région Métropolitaire de Recensement Hull en 1991 et 1996 comparativement à des gains de 4 448 et de 4 730 personnes pourt la langue anglaise aux mêmes dates de recensement.

La situation frontalière de l’UQO et le bilan du bilinguisme chez les Franco-Ontariens comme conduisant à une forte assimilation à l’anglais aurait pourtant dû inciter l’UQO à rejeter cette voie de développement et à favoriser au contraire son rôle de promotion d’une communauté francophone fière et s’épanouissant dans toutes les sphères d’activité. Il nous semble que la priorité demeure la promotion d’une instruction de haute qualité pour les francophones. Ceux-ci étant de toute façon toujours plus bilingues que les anglophones.

Nous présentons six raisons justifiant de faire de l’UQO un instrument au service du développement de la communauté francophone de l’Outaouais et non pas un instrument d’assimilation.

1- L’UQO plaide que l’internationalisation exige des programmes en anglais. L’Université de Montréal est beaucoup plus une université active au plan international que l’UQO et elle a pourtant adopté une politique linguistique qui fait du français la seule langue d’enseignement et de travail au premier cycle et aux cycles avancées, la seule exception notable étant pour les cours de langues ou cours dispensés dans un pays anglophone.

2- L’UQO plaide la nécessité de l’anglais dans un contexte d’affaires international. Le même contexte prévaut pour les étudiants de l’Université de Montréal et cette université ne se croit pas obligée de contribuer à l’assimilation des francophones. Par ailleurs, les étudiants québécois ont vu leur formation en anglais améliorée ces dernières années au primaire et au secondaire. De plus, la situation de l’emploi des francophones dans la capitale fédérale montre que les universitaires formés au Québec trouvent de l’emploi dans la fonction publique fédérale et dans le secteur privé ontarien. Il n’y a donc pas de problème majeur avec leur anglais. Les étudiants universitaires québécois qui pensent éprouver des problèmes en anglais peuvent aussi prendre 3 cours libres en anglais dans le cadre de leur formation universitaire à l’UQO.

3- L’UQO présente encore une programmation largement déficitaire en français. Elle est une des universités les moins développées de toutes les universités du Québec, et ce, malgré un bassin de population beaucoup plus important que celui des universités de Sherbrooke, de Trois-Rivières et de Chicoutimi. En fait, encore aujourd’hui, les étudiants de l’Outaouais qui veulent suivre les nombreuses formations non offertes à l’UQO, doivent fréquenter l’Université d’Ottawa, soit s’expatrier à Montréal, région où plusieurs demeurent à la fin de leurs études, marquant ainsi une perte de ressources humaines qualifiées pour la région de l’Outaouais. Pour ce qui est des cours de l’Université d’Ottawa, plusieurs ne sont plus offerts qu’en anglais après la deuxième année du baccalauréat, ou sont si rarement offerts en français qu’un étudiant qui ne veut pas retarder ses études doit les suivre en anglais.

L’UQO offre seulement 18 programmes de baccalauréat par rapport à 35 à l’Université de Sherbrooke, à 33 à Chicoutimi et à 38 à Trois-Rivières. Les mêmes ordres de grandeur se retrouvent pour les programmes de certificats. Aux études de deuxième cycle, la situation est encore plus catastrophique. L’UQO offre 6 maîtrises, contre 44 à Sherbrooke, 19 à l’UQTR et 14 à l’UQAC. Au doctorat, on en compte un seul à l’UQO (deux en septembre 2004) contre 23 à Sherbrooke, 9 à l’UQTR et 6 à l’UQAC. (Source : Plan stratégique de développement de l’éducation en Outaouais). Dans son projet d’université en anglais, l’UQO plaide la nécessité d’accroître ses clientèles étudiantes. L’urgence et le bon sens devraient pourtant l’amener à considérer que les plus grands gains de clientèles sont à faire avec le développement de sa programmation en français, comme l’expérience des autres universités le montre, d’autant plus que la région de l’Outaouais compte plus de population, et une population plus jeune, que les régions de Sherbrooke, Trois-Rivières ou Chicoutimi.

4- L’expérience des programmes anglais de l’UQO en gestion de projets, DESS exécutif CMA et MBA en services financiers confirme les pires craintes. En effet, depuis 1995, 50 % de la clientèle de ces programmes en anglais est constituée de francophones. Dans le cas du programme Exécutif CMA, c’est même 100 % de la clientèle du programme anglophone qui est constituée de francophones. Ce programme n’a été offert que deux fois en français, contre 3 fois en anglais, faute d’un nombre suffisant d’inscrits, avec pour résultat qu’on a « incité » des étudiants qui désiraient le suivre en français, à le suivre dans sa version anglaise. Sinon, ils auraient pu attendre des années afin de terminer leur formation ! De façon prévisible, pour tous ces programmes, il n’y a eu que 0,7 % d’anglophones (5 / 699) qui ont suivi la formation dans la version française du programme (Document UQO, p. 9-10).

Les raisons avancées par certains des francophones sondés par l’UQO pour expliquer leur choix de suivre la version anglaise du programme indiquent bien le processus d’assimilation en cours : Ils font valoir qu’il leur apparaît plus « rentable » d’étudier en anglais, qu’ils doivent travailler en anglais, que le français n’est pas la langue des affaires, « It’s better in English - economical view » ... Des énoncés classiques des francophones du Québec qui persistaient encore dans la province au début des années 1960 et qui se reflètent encore aujourd’hui en Outaouais par suite du sous-développement d’une force économique en sol québécois. ça manifeste aussi l’échec de la fonction publique canadienne à faire respecter le bilinguisme puisque 50 % des inscrits aux programmes d’études en anglais à l’UQO travaillent dans le secteur public (on peut penser qu’il s’agit essentiellement de la fonction publique fédérale vu son poids numérique dans la région). L’UQO ne peut se cacher derrière l’excuse d’un choix personnel que font ces individus matures. L’UQO, comme institution d’affirmation et de développement francophone, n’a pas à mal utiliser ses ressources au profit de ce mouvement d’assimilation. L’Université d’Ottawa et Carleton s’en chargent déjà. Ces individus matures qui font le choix d’étudier en anglais plutôt qu’en français doivent aller exercer leurs choix personnels dans ces universités. L’UQO doit plutôt permettre aux étudiants francophones de l’Outaouais d’exercer leur libre choix d’étudier en français à l’UQO en développant une gamme complète de programmes en français. Pour le moment, plusieurs étudiants sont privés de cette liberté et sont contraints pour une bonne part d’étudier à Ottawa, en bonne partie en anglais.

5- Ce processus d’assimilation des étudiants des programmes anglais se manifeste aussi chez les clientèles allophones dans leur travail et dans leur famille alors que le transfert de la langue maternelle vers la langue d’usage se fait essentiellement d’une langue « autre » vers l’anglais (Document UQO, p. 19). On parvient encore mal à comprendre comment l’UQO peut ainsi bafouer si ouvertement l’esprit de la Charte de la langue française du Québec.

6- Finalement, malgré le nombre encore limité de ces programmes en anglais à l’UQO, la dynamique de l’anglicisation de l’Université est déjà enclenchée. Le personnel en contact avec ces étudiants doit maintenant être bilingue pour accéder à des postes de soutien technique, les professeurs sont fortement incités à enseigner dans les deux langues, avec menace de se faire retirer le cours s’ils n’acceptent pas de le donner dans les deux langues. On peut penser que dans ces programmes, l’engagement des futurs professeurs posera comme exigence l’enseignement dans les deux langues, on annonce déjà la nécessité de traduire tous les documents, le site Internet, etc. Des reculs pour le français comme langue de travail et des dépenses fortes dans une conjoncture où l’UQO fait face à des problèmes budgétaires importants et où elle tarde à développer une programmation complète en français d’une université digne de ce nom.

En conclusion, l’UQO doit renoncer à toute idée de développer davantage sa programmation anglophone, ne pas investir un sou dans le développement de services en anglais et mettre fin graduellement à ses programmes en anglais, afin de concentrer tous ses efforts à combler le retard de sa programmation pour mieux desservir la population de l’Outaouais. L’histoire du développement de l’entrepreneuriat francophone au Québec au cours des 30 dernières années montre bien que la réussite en affaires tant au plan national qu’international, est compatible avec des études universitaires de qualité en français.

Ce débat est d’une importance cruciale et dépasse largement les murs de l’UQO. C’est toute la communauté outaouaise qui doit s’allier pour faire entendre raison à la direction de l’UQO, que ce soit les élus municipaux, les associations d’affaires et syndicales, les regroupements d’artistes et les divers groupes sociaux. Il y va de notre développement économique et culturel et de notre capacité d’attirer vers le français langue d’usage, des immigrants dont le nombre ira croissant dans les prochaines années.

(Source : Nous avons reçu le document précédent par la poste)

***************************

Lettre expédiée au Conseil d’administration de l’UQO :

Le 5 décembre 2003

Membres du Conseil d’administration

Université du Québec en Outaouais

283, boul. Alexandre-Taché

C.P. 1250, succ. Hull

Gatineau (Québec) J8X 3X7

Mesdames,

Messieurs,

Nous apprenons que l’Université du Québec en Outaouais préfère, selon un rapport préparé par un groupe de travail en faveur de la formation en anglais à l’UQO, utiliser les ressources mises à sa disposition pour offrir des programmes d’études en langue anglaise et qu’elle envisagerait même en offrir de nouveaux.

Que les auteurs aient retenu comme titre du rapport «La formation en langues autres que le français (lire en anglais !) à l’UQO» et choisi de retenir en conclusion les énoncés suivants comme étant «les plus forts, en termes consensuels» ne laissent aucun doute sur les visées anglicisantes et assimilatrices de l’UQO (ou pour le moins de ces auteurs !) dans une région déjà trop aux prises avec ces problèmes:

«L’offre de programmes actuelle en anglais, qui relève du secteur des sciences de la gestion, apparaît justifiée...»

«L’offre de programmes en langues autres que le français doit se faire...»

«L’offre de programmes en langue autres que le français (lire en anglais !) doit s’accompagner de services appropriés (services au comptoirs, formulaires, etc.) dans la langue d’usage des étudiants (lire en anglais !) de ces programmes, ce qui suppose des ajustements en conséquence de l’organisation du travail des personnels impliqués auprès de ces étudiants.»

«Les étudiants des programmes offerts en langues autres que le français (lire en anglais !) devraient pouvoir s’intégrer à la communauté et à la vie étudiante.»

«L’offre d’activités en langue autres que le français (lire en anglais !) à l’intérieur des programmes réguliers de l’Université est encouragée...»

Involontairement ironiques, les statistiques publiées dans le rapport précisent que 60 % des étudiants, soit six sur dix, inscrits aux trois programmes offerts en anglais à l’UQO ne sont pas anglophones. Dans un programme, le DESS exécutif CMA, c’est même 100 % des étudiants qui sont francophones certaines années ! Dans une université de langue française, des professeurs francophones sont tenus d’enseigner en anglais à des étudiants francophones ! Le délire anglicisant et dévalorisant des concepteurs et promoteurs de ces programmes ne fait pas de doute !

L’Université du Québec a été créée dans la foulée des manifestations monstres «McGill français» afin de doter la société québécoise d’une autre université de langue française et non d’une autre université anglicisante, ce rôle étant encore aujourd’hui, très bien rempli par les universités anglophones McGill, Bishop et Concordia ! Et lorsque l’Université du Québec a décidé d’ouvrir un centre d’étude, et plus tard une constituante, en Outaouais, l’objectif était de doter la région d’une université au service du développement de la communauté francophone en Outaouais et non de la communauté anglophone laquelle, faut-il le rappeler, est amplement bien desservie par les universités anglophones du Québec et de la région ontarienne voisine.

Pourtant il est connu que la région outaouaise est insuffisamment desservie en programmes d’études universitaires en français de premier, deuxième et troisième cycles comme le confirment les extraits suivants des mémoires préparés par Impératif français présentés à la Commission des états généraux sur l’avenir de la langue française au Québec et à la Ville de Gatineau :

La faiblesse de l’offre de formation postsecondaire en français est notoire en Outaouais. C’est d’autant plus déplorable qu’une offre de formation équivalente à celle que commanderait son poids démographique permettrait de combattre plus efficacement l’acculturation qui frappe la région outaouaise.

Des quatre régions comparées (Tableau 1), l’Outaouais est non seulement la plus populeuse avec ses 307 441 personnes, mais elle est aussi celle qui compte le pourcentage le plus important de population de moins de 30 ans, soit 41,5 %.

Tableau 1
Caractéristiques démographiques des quatre régions comparées

Saguenay-Lac-Saint-Jean

Mauricie

Estrie

Outaouais

Population totale

286 649

261 208

278 470

307 441

Population urbaine

70,3 %

74,1 %

61,7 %

72,9 %

Population de moins

de 30 ans

41 %

36,2 %

40 %

41,5 %

Source : Institut de la statistique du Québec, 1996.

Normalement donc, l’offre de formation universitaire et collégiale en Outaouais devrait au moins équivaloir à celle des trois autres régions, Saguenay-Lac‑Saint-Jean, Mauricie et Estrie, qui lui ressemblent par la population en général et par la population de moins de 30 ans. Le portrait est pourtant bien différent. L’offre de formation universitaire en français est globalement moitié moindre en Outaouais quand on la compare aux trois autres régions. à s’en tenir aux diplômes traditionnels que sont le baccalauréat, la maîtrise et le doctorat, les chiffres sont éloquents : les 18 baccalauréats en Outaouais sont loin des 33, 38 et 35 des trois autres régions; les 6 maîtrises outaouaises s’effacent devant leurs 14, 19 et 44 maîtrises; finalement l’unique doctorat outaouais ne fait pas le poids devant les autres respectivement au nombre de 6, 9 et 23.

Tableau 2
L’offre de formation à l’université

Saguenay-

Lac-Saint-Jean / UQAC

Mauricie / UQTR

Estrie / Université de Sherbrooke

Outaouais / UQAH

1er cycle

* baccalauréats

33

38

35

18

* certificats / mineures

49

31

55

22

* programmes courts

14

1 doctorat

de 1er cycle

15

8

2e cycle

* maîtrises

14

19

44

6

* diplômes d’études supérieures

6

6

28

6

* programmes courts d’études supérieures / microprogrammes

8

0

25

6

3e cycle

* doctorats

6

9

23

1

Source : Plan stratégique de développement de l’éducation en Outaouais, p. 97.

Cette importante inégalité entre l’offre de formation universitaire en Outaouais et celle des régions comparables a des conséquences : certains devant abandonner leurs études, d’autres vont chercher ailleurs au Québec ou à l’extérieur du Québec ce que la région ne leur offre pas.

Dans les circonstances, nous faisons nôtres les conclusions du document ci-annexé à savoir que :

«... l’UQO doit abandonner toute idée de développer davantage sa programmation anglophone, ne pas investir un sou dans le développement de services en anglais et mettre fin graduellement à ses programmes en anglais, afin de concentrer tous ses efforts à combler le retard de sa programmation afin de mieux desservir la population de l’Outaouais. L’histoire du développement de l’entrepreneuriat francophone au Québec au cours des 30 dernières années montre bien que la réussite en affaires tant au plan national qu’international, est compatible avec des études universitaires de qualité en français »

et nous vous prions de nous communiquer les mesures que vous entendez adopter à cet égard.

Il serait tragiquement ironique que l’UQO soit obligée de changer à nouveau son nom et que l’Université du Québec en Outaouais devienne l’Université du Québec en Ontario. Il est vrai que les auteurs du rapport incriminé seraient heureux de pouvoir dire qu’après tout, l’Université ne change pas son sigle.

Nous vous prions également d’agréer, Mesdames, Messieurs, nos salutations distinguées.

Le président,

Jean-Paul Perreault

Quelques adresses utiles :

Monsieur Pierre Reid

Ministre de l’éducation

Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Monsieur Benoît Pelletier

Ministre responsable de l’Outaouais

Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Madame Pauline Marois

Députée de l’opposition

Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Monsieur Francis Whyte

Recteur

Université du Québec en Outaouais

Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Monsieur Denis Dubé

Vice-recteur à l’enseignement

Université du Québec en Outaouais

Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Association générale des étudiant(e)s

Université du Québec en Outaouais

Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Syndicat des chargé(e)s de cours

Université du Québec en Outaouais

Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Syndicat du groupe professionnel

Université du Québec en Outaouais

Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Syndicat des professeur(e)s

Université du Québec en Outaouais

Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Association des diplômé(e)s

Université du Québec en Outaouais

Cette adresse de courriel est protégé contre les robots collecteurs de courriel, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir