| Mercredi, 31 juillet 2002 19:19 | LA FRANCE N'A PLUS LE DROIT DE DÉFENDRE LE FRANÇAIS |
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LA FRANCE N'A PLUS LE DROIT DE DéFENDRE LE FRANçAIS Je vous adresse un article du Figaro paru le 27 juillet qui me paraît dune
extrême gravité pour lavenir de la langue française en France même. Jajoute que Prodi sest particulièrement signalé depuis son arrivée à la tête de la Commission par son acharnement à réduire la place du français au profit de langlais dans toutes les activités de ses services, notamment en favorisant la promotion de directeurs anglo-saxons dans ladministration bruxelloise, faits qui ont été signalés par la presse. Cette affaire est cependant beaucoup plus grave puisquil sagit maintenant dimposer langlais aux consommateurs français dans leur propre pays. Cest absolument inacceptable et contraire aux droits élémentaires dinformation du consommateur. Remarquons le mépris total de la Commission pour le consommateur français (mais aussi allemand, italien, espagnol, etc.) qui sil ne comprend pas langlais na quà se contenter dune vague photo. Observons donc la réaction de notre nouveau gouvernement face à cette menace de « sanction » ridicule. Il est malheureusement à craindre quil finira par avaliser les vues de la Commission comme cela sest toujours fait dans le passé au nom dune Europe chimérique. Jajoute enfin que si les étatsuniens ont des difficultés pour traduire « chicken wings » et autre mangeaille de « fast-food » en français, ils nont quà garder ces produits chez eux ! Je ne suis pas sûr que nous ayons besoin dalimentation pour obèses ! JH Mora Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. (Le 28 juillet 2002) UNION EUROPéENNE La Commission s'apprête à rendre un avis qui interdit d'imposer le français sur les produits alimentaires La France n'a plus le droit de défendre sa langue !E. S. La France ne pourra plus imposer la langue française sur les étiquettes de denrées alimentaires. La Commission de Bruxelles s'apprête à rendre un avis motivé qui interdirait à la France d'imposer la langue de Molière sur les produits. La Commission considère qu'une directive de 1978 concernant l'étiquetage et la présentation des produits interdit à une nation d'imposer une langue sans retenir la possibilité qu'une autre langue comprise par les consommateurs puisse être utilisée. Comme le signale La Correspondance de la presse, la Commission citerait l'exemple d'un carton contenant des ailes de poulet vendu dans un « fast-food » sous l'appellation « chicken wings ». La commercialisation dudit produit serait conforme à la législation européenne si une photo explicite accompagne l'article. Cette décision, qui marque un recul de la francophonie, va légitimer un « packaging » anglophone car la seule langue qui puisse être comprise de tous est, bien entendu, l'anglais. Cette position traduit un recul de la France qui avait pourtant obtenu, en 1994, quand Jacques Toubon était ministre de la Culture et de la Communication que l'on puisse imposer l'usage du français dans le monde publicitaire. A l'époque, et dans les années qui ont suivi, Bruxelles avait considéré que la défense des langues nationales ne constituait pas une entrave à la construction européenne. Il semble désormais que ce ne soit plus le cas. Si la France devait céder à l'injonction de Bruxelles, cette affaire dépasserait de très loin le problème des étiquettes et des modes d'emploi. Elle serait interprétée comme un fléchissement des défenseurs de la francophonie que leurs adversaires ne manqueront pas d'exploiter. Ceux-ci auront désormais plus de mal à se battre au sein de l'Europe pour convaincre leurs partenaires que la publicité doit privilégier les langues nationales. Le slogan « just do it » de Nike n'aura pas seulement été décliné en anglais dans tous les pays européens, il aura commencé à être mis en application par la Commission qui ne tient plus compte des particularités nationales. |
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| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |