| Mercredi, 13 février 2002 21:54 | FRANCOPHONIE |
|
|
FRANCOPHONIE
Jacques Chirac s'inquiète du déclin de
la langue française.
PARIS (AP) -- Le président Jacques Chirac s'est inquiété mardi, lors d'une cérémonie en l'honneur du Haut conseil de la Francophonie à l'Elysée, du déclin de la langue française, et a plaidé pour un renouveau de ''l'action culturelle internationale'' de la France. Le chef de l'Etat a rendu un vibrant hommage à ''une langue dont les ressources subtiles traduisent au plus juste l'infinie palette des sentiments et des émotions humaines'', la ''langue de tant de poètes''. ''A Porto Alegre (lors du Forum social mondial: ndlr), nous avons entendu la voix de citoyens attachés au dialogue et à la solidarité et décidés à peser sur la scène internationale''. Et ''cette voix, souvent, elle s'est exprimée en français'', a-t-il noté, en jugeant ''encourageant qu'aux yeux du monde tant de Français et de francophones se soient mobilisés''. Partisan d'une ''politique déterminée de défense du français'', Jacques Chirac a observé que ''des indices sérieux semblent témoigner d'une baisse de sa qualité dans les écoles ou à l'université''. Le chef de l'Etat s'est également ''inquiété du retard du français sur Internet''. ''On compte aujourd'hui bien moins de sites francophones que de sites allemands ou espagnols, sans parler des anglophones'', a-t-il souligné. ''Que deviendra notre culture, si elle reste étrangère à ce nouveau vecteur mondial d'échanges entre les hommes? Il nous faut réagir'', a-t-il estimé. ''Améliorons l'équipement de nos ménages, de nos écoles, et de nos universités en ordinateurs et de nos villes en réseau à haut débit''. ''Il nous appartient de bâtir une société de l'intelligence et du savoir et pour cela de donner un nouvel élan à la politique culturelle de l'Etat'', a souhaité Jacques Chirac. Il a ainsi espéré que ''l'action culturelle internationale de l'Etat reçoive elle aussi toute sa place''. Et de proposer ''qu'un établissement public anime la politique d'échanges culturels et fédère, à l'image du British Council ou du Goethe Institut, l'ensemble des implantations culturelles françaises à l'étranger''. Par ailleurs, ''un autre réseau mérite notre engagement: celui de nos établissements d'enseignement'', a-t-il estimé. ''Il nous faut aussi redoubler d'efforts d'imagination, de dynamisme pour que la France et les pays francophones puissent rivaliser avec les autres grandes destinations universitaires en Europe et aux Etats-Unis''. Jacques Chirac a également regretté que la France soit ''loin de disposer d'une grande chaîne d'information internationale en français, capable de rivaliser avec la BBC ou CNN''. Le président de la République a enfin souhaité que ''la France établisse la Francophonie dans un lieu qui marque son éclat''. Car ''comme l'UNESCO, notre organisation mérite à Paris un siège qui illustre la force de notre fraternité'', qui ''incarne en un mot notre ambition commune''. (Ce texte nous a été communiqué par notre correspondant M. Adrien Borel Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ) (Le 13 février 2002) |
Faites un don ou devenez membre d'Impératif français
Pour faire un don rapidement
| 25.02.2012 à 18h00 - SOIRÉE HOMMAGE À JACQUES LACOURSIÈRE |
| 25.02.2012 à 20h00 - CONCERT BRASSENS |