| Jeudi, 03 octobre 2002 17:32 | DISCOURS DU TRÔNE : UN HÉRITAGE MAIGRE POUR LES FRANCOPHONES ! |
|
|
Discours du Trône : un héritage maigre pour les francophones ! « L'héritage que s'apprête à laisser Jean Chrétien aux francophones du Canada est maigre et le discours du Trône, qui prévoit faire la promotion du bilinguisme et « rendre plus accessibles les services dans leur langue dans les domaines tels que la santé » n'est pas à la hauteur des défis que doivent relever les « Héritiers de Lord Durham ». De plus, l'intention annoncée du gouvernement de s'immiscer dans le domaine de l'apprentissage des langues auprès des immigrants a de quoi inquiéter au Québec où les objectifs de francisation des immigrants divergent de ceux de promotion du bilinguisme du gouvernement fédéral.» Voilà la première réaction du président d'Impératif français, M. Jean-Paul Perreault, au discours du Trône, présenté par le gouvernement fédéral. Au moment où le Premier ministre se prépare à prendre sa retraite, il convient de dresser les grandes lignes du bilan de ses réalisations sur le plan linguistique. Si la fonction publique fédérale affiche aujourd'hui un visage légèrement plus francophone qu'elle ne l'était il y a trente ans, force est de constater : - que la langue officielle de travail y demeure l'anglais, malgré les
obligations de la Loi sur les langues officielles, « Il reste 17 mois au Premier ministre pour corriger le tir. S'il veut passer à l'histoire comme une personnalité déterminante pour les siens, il devra d'abord clairement établir que c'est la langue française qui a besoin du soutien de l'état canadien. Par la suite, il devra présenter un « Plan Dion » vigoureux, comprenant des objectifs précis et chiffrables, un échéancier serré et une enveloppe budgétaire importante. Ce plan devra permettre de stabiliser les populations francophones hors Québec et proposer une harmonisation des politiques linguistiques canadiennes avec les québécoises. » a poursuivi M. Perreault. Impératif français a cependant peu d'espoir de voir le gouvernement fédéral agir avec célérité dans le dossier linguistique. D'une part, le libellé des engagements gouvernementaux du discours du Trône demeure nébuleux. De plus, le « Plan Dion » qui a été demandé par le Premier ministre le 25 avril 2001, est toujours à l'étape d'ébauche. Enfin, les déclarations du ministre des Finances à l'effet que la marge de manoeuvre du gouvernement est réduite, nous amènent à croire que le « Plan Dion » disposera de peu de ressources financières, ce qui explique peut-être la langue de bois utilisée dans le discours du Trône. à défaut d'agir, l'héritage que laissera M. Chrétien aux siens risque d'être fort maigre. En dépit de la Charte, des législations et des milliards, il aura été impossible d'infléchir la tendance lourde vers la disparition qui menace les francophones hors Québec. Au Québec même, il pourrait bien passer à l'histoire comme le premier ministre canadien ayant rapetissé les pouvoirs en matière linguistique de l'Assemblée nationale, et ce à l'encontre de la volonté unanimement exprimée de celle-ci. Quelques adresses utiles : Monsieur Jean Chrétien Monsieur Stéphane Dion Monsieur Gilles Duceppe Madame Dyane Adam, Source : Jean-Paul Perreault C.P. 449 |
Faites un don ou devenez membre d'Impératif français
Pour faire un don rapidement
| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |