| Jeudi, 20 décembre 2001 21:28 | QUE LA PAIX SOIT AVEC VOUS MME RITCHIE ! |
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QUE LA PAIX SOIT AVEC VOUS Mme RITCHIE ! Le Droit dans son édition du 18 décembre 2001 nous apprenait quune avocate dOttawa, présidente de lInstitut canadien pour les droits humains et, récipiendaire de lOrdre du Canada vient dentreprendre une croisade pour que la cour se prononce sur la légalité de la politique linguistique de la nouvelle ville dOttawa. Madame Marguerite Ritchie considère discriminatoire que 37 postes de direction soient déclarés bilingues, obligeant selon elle les employés à apprendre le français. Ce qui étonne, cest que la politique de la nouvelle ville, adoptée en mai dernier, est la même que celle qui existait dans lancienne ville dOttawa; cest que la politique noblige pas davantage les uns à apprendre le français que les autres à apprendre langlais, elle requiert que ceux qui veulent occuper ces fonctions soient bilingues; cest que lavocate des droits humains a soutenu la politique daction positive en faveur des femmes (Affirmative action) dans la fonction publique fédérale et soppose maintenant à toute forme de dotation positive à la ville dOttawa, Capitale nationale, lorsquil sagit de la dualité linguistique, en respect de lesprit de la loi sur les deux langues officielles du Canada. Je ne sais pas où se trouvait Madame Ritchie lorsquen 1995, la veille du référendum sur la séparation du Québec, des milliers de canadiens anglophones sont venus à Montréal dire aux québécois de ne pas quitter le Canada, quils allaient faire tout en leur pouvoir pour reconnaître et promouvoir les droits des francophones et leur statut égalitaire dans ce pays fondé sur notre dualité culturelle. Les résultats serrés du vote référendaire (49/51) devraient faire réfléchir tous ceux qui ne croient pas encore que la Capitale du Canada devrait jouir dun statut bilingue et doter ses postes de direction de gens possédant au minimum une double capacité linguistique sinon culturelle. Cest pourtant cette égalité de droit entre les deux communautés linguistiques que voulait reconnaître la Charte des droits et libertés de 1982 et, dès 1969, la Loi sur les Langues Officielles au Canada. Toute personne qui se soucie de droits humains et déquité ne peut ignorer cela. Ce nest pas avec un tel exemple quon va convaincre les jeunes francophones Hors-Québec que les chances de réussite sont égales pour tous et que la dualité linguistique officielle dans ce pays est plus significative quune simple récupération de bonne conscience de ce quon appelle encore «la langue de la minorité ». Les jeunes ne veulent pas être des citoyens de seconde classe, ni les anglophones au Québec, ni les francophones Hors-Québec. La dualité linguistique et culturelle, partout au Canada, se doit de reposer sur légalité, le respect et le goût des autres. Quant à ladministration de la nouvelle ville dOttawa et à Madame Ritchie nous leur souhaitons pour 2002 : « Que la paix soit avec vous» ! Antoine Normand (2001-12-19) |
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| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |