| Mercredi, 29 novembre 2000 21:46 | UNE FORTE SCOLARISATION EN FRANÇAIS NE NUIT PAS À L'APPRENTISSAGE DE L'ANGLAIS |
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Une forte scolarisation en français ne nuit pas à l'apprentissage de l'anglaisL'Express MONCTON, Nouveau-Brunswick (PC) - Une forte scolarisation en français ne nuit pas à l'apprentissage de l'anglais en Nouvelle-écosse, révèle une étude réalisée par deux professeurs chercheurs de l'Université de Moncton. L'étude de Rodrigue Landry et Réal Allard démontre que les craintes des parents au sujet des possibles effets néfastes d'une trop forte scolarisation en français sur l'apprentissage de l'anglais ne sont pas fondées. "Elle confirme ce qu'on a pu constater dans tous les milieux francophones minoritaires. Le milieu semble contribuer suffisamment à l'anglicisation pour qu'on puisse être complètement scolarisés en français sans nuire à l'apprentissage de l'anglais", a déclaré Rodrigue Landry en conférence de presse, la semaine dernière, à l'Université de Moncton. La Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-écosse, qui lutte pour une scolarisation complète en français de la maternelle à la 12e année, se réjouit des résultats de cette étude. "L'étude vient confirmer ce qu'on savait depuis longtemps. ça faisait longtemps que les parents demandaient une étude pour la Nouvelle-écosse. Nous avons donc un argument de plus pour obtenir des écoles homogènes", a affirmé sa directrice générale, Marie-Claude Rioux. Selon Mme Rioux, un certain pourcentage des parents attendaient une étude comme celle-là pour appuyer le projet d'école homogène. Sa seule inquiétude demeure que les parents voient en l'école homogène la panacée à tous les maux. Mme Rioux a rappelé que la famille avait aussi un rôle important à jouer pour contrer l'assimilation. C'est d'ailleurs ce que prouve l'étude de MM. Landry et Allard. Chez les élèves acadiens et francophones néo-écossais, l'identité francophone et l'usage du français sont aussi fortement associés aux contacts fréquents avec d'autres francophones dans la famille et la parenté, ainsi qu'avec les médias francophones. Les deux chercheurs ont fait passer une batterie de tests à 465 élèves des cinq écoles secondaires qui desservent les francophones de la province. Les analyses révèlent que le développement de la compétence en anglais n'est aucunement défavorisé car plus la compétence en français est grande chez les élèves, plus leurs scores de compétence en anglais sont élevés. Des élèves entièrement scolarisés en français (sauf les cours d'anglais) ont un rendement en anglais équivalent à celui des élèves fortement scolarisés en anglais. Au cours de leurs nombreuses recherches auprès des minorités linguistiques francophones, MM. Landry et Allard ont constaté qu'il y avait deux types de bilinguisme. Il y a celui où plus on apprend la langue seconde, plus on perd la langue de la minorité, et il y a l'autre type, appelé "additif", où l'on apprend une deuxième langue sans perdre la première, un bilinguisme beaucoup plus stable. 17 au 23 mars 1998 L'EXPRESS - TORONTO |
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| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |