| Mercredi, 29 novembre 2000 21:46 | UN COMITÉ SUR L'ÉPARGNE |
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UN COMITé SUR L'éPARGNERosaire Morin
Le ministère de l'économie et des Finances vient de former un comité sur l'épargne. L'Action nationale s'en réjouit. M. Jean Campeau en est le président. La création de ce Comité arrive à point. Il est réconfortant d'observer que M. Landry se préoccupe du placement de l'épargne québécoise. Nous l'en félicitons. Quelques réflexions et propositions du dossier de L'Action nationale méritent d'être soumises à l'étude de ce Comité. Elles répondent à la fois à certains propos pas toujours bienveillants. 1. Réflexions Les financiers ne travaillent pas avec leur argent. Ils gèrent l'argent des autres. Ils s'enrichissent avec l'argent des autres. Ne devraient-ils pas investir un peu d'argent dans le milieu des épargnants ? A titre d'exemple, les Gaspésiens et les Madelinots qui souscrivent environ 1,2 % des primes d'assurances devraient bénéficier d'au moins 0,6 % des placements des sociétés d'assurances. Or les financiers objectent qu'il n'y a pas, dans la péninsule et dans les Iles, de projets rentables pour un tel investissement. Ils n'y investissent pas ou presque. Il en est ainsi dans toutes les régions éloignées. On parle présentement de fonds de développement. Le risque est pesé à l'once. Les normes sont pesantes. Les programmes de démarrage sont lourds. Les projets sont jugés trop légers. Investir dans le deuxième Québec, c'est une aventure ? C'est dangereux ? 2. Les marchés financiers Le secteur financier peut aider une économie qui fonctionne au ralenti à passer à la croissance rapide. Mais s'il est mis au seul service du capital, il compromet le développement. Le placement au Québec, mesuré à l'once, ralentit les activités financières, freine l'essor industriel et paralyse le développement économique. Il est primordial d'axer le placement vers le développement du Québec et de ses régions. A ces fins, il faut : - restructurer la Bourse de Montréal; - accroître l'activité sur les actions québécoises; - développer les marchés monétaire et obligatoire; - favoriser l'essor du marché des valeurs mobilières; - protéger davantage les épargnants. 3. Des limites à l'exportation Plus de 100 milliards $ d'épargne québécoise sont placés en d'autres provinces et pays. Les institutions financières: banques, caisses populaires, caisses de retraite, sociétés d'assurances et de fiducie placent plus de la moitié de leurs portefeuilles à l'extérieur du Québec. Une action précise s'impose. Le gouvernement du Québec doit limiter à 40 % la portion de placements que les sociétés financières opérant au Québec peuvent faire en d'autres provinces et pays. Le Canada a limité à 20 % la portion d'avoirs étrangers que les caisses de retraite peuvent posséder. 4. Les investissements Si les entreprises financières investissent dans une région 60 % de l'épargne de la région, les assisté(e)s sociaux travaillent, consomment, paient des impôts et connaissent une qualité de vie nouvelle. Cette obligation doit être imposée à toutes les entreprises qui perçoivent au Québec des dépôts, des primes ou des cotisations. Sans quoi, elles ne bénéficient pas du permis d'opérer de l'Inspecteur général des institutions financières. Les paramètres peuvent être :
5. La Caisse de dépôt et placement La Caisse de dépôt et placement recherche des rendements, non pour elle-même, mais pour tous les Québécoises et Québécois. Pour réduire l'éparpillement de l'épargne et la canaliser vers le développement du Québec, il importe de :
6. Bref C'est dans le Québec que les épargnes québécoises doivent être majoritairement investies. Notre avenir sera ce que nous le ferons. Nous avons les moyens de le faire grand si nous le voulons. Nous possédons les ressources pour affronter les défis économiques et résoudre les problèmes sociaux. Il ne nous manque, pour nous lancer dans cette voie, qu'un éveil lucide à nos problèmes de solidarité nationale. |
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| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |