| Mercredi, 29 novembre 2000 21:46 | PLUS DE FONDS POUR FAIRE QUOI |
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Plus de fonds pour faire quoi ?Winnipeg - La Commission nationale des parents francophones (CNPF) reste déçue du budget fédéral rendu public plus tôt cette semaine. Le discours du ministre des Finances Paul Martin comprend l'annonce d'une hausse de 70 millions $ par année au financement prévu pour le développement des communautés francophones en milieu minoritaire, mais ne laisse présager d'aucune direction nouvelle. "C'est vrai que nous avons besoin de fonds additionnels, souligne la présidente de la CNPF, Annette Labelle, mais on a aussi besoin de modifier le tir. Ce qui se fait présentement est inadéquat : l'érosion progressive des communautés francophones ne fait que s'accentuer au fil des ans. Si on répète les mêmes stratégies qu'avant, on n'avancera pas nécessairement plus loin, même avec plus de fonds." La CNPF considère que l'ensemble des programmes fédéraux destinés à l'appui aux langues officielles doivent être révisés pour produire des résultats en termes de lutte contre l'assimilation. "Il n'y a aucun plan à l'heure actuelle pour remédier de façon concrète et concertée à l'érosion des communautés. Est-ce que c'est en saupoudrant plus d'argent un peu partout qu'on y arrivera ?" s'interroge madame Labelle. La CNPF reconnaît que les besoins de la francophonie sont nombreux et complexes. Elle déplore que, malgré les demandes répétées de ses membres dans les provinces et territoires, le travail que font les comités de parents à la base pour sensibiliser les familles et pour assurer une clientèle future aux 700 écoles françaises hors Québec n'est généralement pas reconnu. "Il y a un travail immense à faire auprès des familles, auprès de la jeune enfance et auprès de la jeunesse en général pour que l'éducation joue pleinement son rôle de pierre angulaire du développement des communautés. La sensibilisation des jeunes parents, le recrutement chez les ayants droit et les services préscolaires ne reçoivent pas suffisamment d'attention des preneurs de décisions." Pour le moment, clame la CNPF, des sommes exorbitantes sont dépensées en éducation dans les provinces et qui n'atteignent pas la cible, tant au préscolaire qu'au scolaire. "Il faut que le gouvernement fédéral reconnaisse d'urgence l'assimilation comme l'ennemi numéro un, non seulement des communautés en situation minoritaire, mais aussi de l'avenir de la dualité canadienne", soutient la présidente de la CNPF. "Nous sommes prêts à devenir des partenaires du gouvernement pour trouver des solutions durables. Mais on n'est pas prêts à rester silencieux quand des millions $ sont dépensés autour de nous sans que cela ait un effet mesurable." La CNPF préconise une approche concertée face à l'assimilation. "Nous recommandons qu'un large partenariat entre les gouvernements et les communautés s'attaque au problème et élabore des nouvelles solutions qui produiront des résultats, a conclu Annette Labelle. L'année de la francophonie en 1999 est une belle occasion pour entreprendre une telle démarche." La CNPF a pour mission d'appuyer ses membres dans 11 provinces et territoires dans
l'établissement d'un milieu familial et éducatif favorisant le plein épanouissement des
familles francophones du Canada. Le 18 février 1999 |
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| 28.05.2012 à 19h30 - GUY PERREAULT |