| Mercredi, 29 novembre 2000 21:46 | PENDU UNE DEUXIÈME FOIS! |
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DOSSIER PENDU UNE DEUXIèME FOIS ! En 1985, l'actuelle vice-première ministre, Madame Sheila Copps, avait déclaré : «Louis Riel, qui est mort inutilement, devrait être exonéré par le gouvernement et déclaré victime d'un méfait». Elle vient tout récemment de voter contre le projet de Loi annulant la déclaration de culpabilité de Louis David Riel ! N'est-ce pas bouleversant de voir agir ainsi la ministre responsable du «patrimoine» ? Pendu la première fois à Regina le 16 novembre 1885 par le gouvernement pro-britannique de Sir John A. Macdonald qui avait alors déclaré que «tous les chiens auront beau aboyer au Québec, Louis Riel sera quand même pendu», le fondateur du Manitoba Louis Riel vient d'être exécuté une seconde fois le 10 décembre dernier par le même parlement canadien gouverné cette fois-ci par nul autre que Sir John Chrétien. Le parlement canadien s'entête à ne pas reconnaître le crime atroce qu'il a perpétré contre un des siens. Il perpétue la même injustice en refusant de renverser l'accusation de trahison contre le leader métis. Pourtant, une résolution unanime de la Chambre des communes du 10 mars 1992 stipule que le francophone «Louis Riel a payé de sa vie le fait d'avoir été à la tête d'un mouvement qui a lutté pour le maintien des droits et libertés du peuple métis». Alors ! L'histoire se répète. à l'époque, ils le savaient innocent et ils le pendouillèrent. Aujourd'hui, ils le savent innocent et ils l'accusent à nouveau et le pendent une seconde fois... Sa faute, il y a 111 ans, d'avoir combattu le racisme en exigeant le suffrage universel, le respect des droits de la personne, du droit à sa langue, à sa religion... Sa faute, aujourd'hui ? Serait-ce qu'il a vécu dans un pays encore majoritairement anglophone ? à quelques instants de sa mort, Louis Riel écrivait : «Que mon enterrement soit simple, qu'il soit entouré des tendresses de la religion. Loin de moi, et loin de mes restes mortels, les désirs de vengeance, de représailles. Je pardonne à ceux qui commettent tant d'injustices contre moi». «Je pardonne à ceux qui commettent tant d'injustices contre moi». Visionnaire, Louis Riel savait-il que, 111 ans plus tard, le même parlement gouverné cette fois-ci par Sir John Chrétien répéterait les mêmes injustices?
Jean-Paul Perreault, président Impératif français |
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