| Mercredi, 29 novembre 2000 21:46 | LOI 101 : LE NOMBRE DE PLAINTES POUR L'AFFICHAGE DIMINUE ! |
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LOI 101 : LE NOMBRE DE PLAINTES POUR L'AFFICHAGE DIMINUE !Le journaliste Pierre O'Neill écrivait dans le Devoir du 16 janvier dernier : « Les croisés de la langue ont réajusté leur tir; l'affichage commercial public n'est plus leur cible préférée. C'est maintenant le droit d'acheter et d'être informé en français qui a la cote, qui alimente les nouvelles angoisses linguistiques des Québécois francophones. Un bilan sommaire des activités de la Commission de protection de la langue française démontre que les plaintes relatives à la langue d'affichage ont diminué de moitié en un an. En 1998, la loi 101 a été violée 4569 fois, soit une diminution de 384 infractions par rapport à l'année précédente. Cette tendance à la baisse tient principalement au fait que pour la même période, le nombre d'infractions aux dispositions sur l'affichage est passé de 1575 à 792, soit une diminution de 783 cas en douze mois. » Impératif français tient à apporter les précisions suivantes en réponse à l'article du Devoir : Il est évident que le visage linguistique du Québec est beaucoup plus anglicisé qu'il ne l'aurait été sans les modifications apportées à la Charte de la langue française suite à l'adoption de la loi 86 qui a, entre autres, rendu légal l'affichage public et la publicité commerciale dans une autre langue que le français. Il serait donc plus juste d'affirmer que, bien que la Charte de la langue française stipule que l'affichage public et la publicité commerciale puissent se faire uniquement en français, le nombre de cas où la langue anglaise est présente dans l'affichage et la publicité a néanmoins considérablement augmenté depuis l'entrée en vigueur de la loi 86. La diminution du nombre de plaintes et de violations dans le domaine de l'affichage commercial ne provient donc pas d'un plus grand respect du caractère français du Québec, mais découle plutôt du laxisme de la législation linguistique que le gouvernement refuse de modifier malgré les engagements qu'il avait pris à cet égard. Impératif français tient à dissiper toute ambiguïté en réaffirmant qu'à son avis l'affichage public et la publicité commerciale ne devraient se faire qu'en français au Québec tout comme ils ne sont qu'unilingues anglais au Canada hors Québec. « Les Québécois et les Québécoises doivent catégoriquement s'opposer à toute pratique inéquitable du genre « deux poids, deux mesures » dans tous les domaines, et notamment ceux de l'affichage public et de la publicité commerciale » d'affirmer le président d'Impératif français, monsieur Jean-Paul Perreault, avant d'ajouter que « par conséquent, ils devront suppléer au laxisme de la loi en rappelant aux fautifs qu'il est parfaitement légal, selon la Charte de la langue française, et, de surcroît, responsable, en regard de la fragilité de la langue française et de la culture d'expression française en Amérique, d'afficher uniquement en français sur tout le territoire du Québec. » Impératif français se réjouit, par contre, de constater que le nombre de plaintes portant sur les autres aspects de la législation est en hausse : présence de la langue française sur les produits et leur emballage y compris les modes d'emploi, langue des logiciels et des ludiciels, etc. « à sa façon, cela confirme que beaucoup de Québécois demeurent soucieux du respect de leurs droits linguistiques au point de déposer des plaintes... lorsque la loi les protège adéquatement », de conclure le président d'Impératif français.
Objets d'infractions Selon dossiers de la Commission de protection de la langue française, la ventilation du nombre d'occurrences des objets d'infraction est, du 98-01-01 au 08-12-31, la suivante :
Source : CPLF, 13 janvier 1999 Source : Impératif français Le 25 janvier 1999 |
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