| Dimanche, 17 décembre 2000 19:19 | LETTRE DE M. YVES MICHAUD AUX DÉPUTÉS DU QUÉBEC |
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LETTRE DE M. YVES MICHAUD AUX DéPUTéS DU
QUéBEC Conforté par l'appui renouvelé, massif et élargi, des militants et militantes de la circonscription de Mercier et de la réprobation générale du vote infâme de l'Assemblée nationale du Québec exercé à son endroit, Yves Michaud maintient sa candidature à l'assemblée d'investiture du Parti Québécois de la circonscription de Mercier. Il invite les militants et les militantes de toutes les régions du Québec qui seraient tentés de déchirer leur carte de membre du Parti de ne pas le faire et de continuer à défendre à l'intérieur de ses structures le droit à la liberté d'expression de tous les citoyens et citoyennes du Québec, et celle pour notre peuple de décider de son avenir. En attendant la réponse à la requête qu'il a faite aux 125 députés de l'entendre sur les vagues, imprécises et grossières accusations qui lui ont valu un vote de blâme unanime des élus du suffrage universel, M. Michaud affirme qu'il ne sera pas disponible pour aucun commentaire sur cette déshonorante et triste affaire. Lettre de M. Michaud aux 125 députés de l'Assemblée nationale du Québec : Montréal, le 18 décembre 2000 à la suite de la motion unanime de l'Assemblée nationale au sujet de propos que j'aurais tenus récemment, et compte tenu de la demande que j'ai faite au président de l'Assemblée nationale d'être entendu par les députés, je m'adresse à vous comme à l'ultime gardien des valeurs démocratiques et de la liberté d'expression. La motion de blâme votée le 14 décembre 2000 à mon endroit est sans précédent dans les annales de notre droit. Le code pénal prévoit des sanctions pour des propos relevant de la littérature haineuse, de la diffamation ou de l'atteinte à l'intégrité des personnes physiques ou morales. Je crois, je persiste et je signe, que les opinions que j'ai pu exprimer n'enfreignent pas la Loi. L'Assemblée nationale n'est pas un tribunal habile à se prononcer sur des opinions exprimées librement par un citoyen ou une citoyenne. Il appartient seul au pouvoir judiciaire d'en disposer. La motion de blâme à mon égard, en violation des principes élémentaires du droit, discrédite l'Assemblée nationale qui s'est constituée en tribunal d'exception pour honnir un citoyen qui a le droit à son honneur, à sa réputation et à sa dignité. Elle offense à travers ma personne tous les citoyens et citoyennes du Québec dans leur liberté d'expression. En l'occurrence, j'espère que ma requête d'audition recevra votre agrément de sorte que réparation puisse être faite dans les plus brefs délais des atteintes à ma réputation et aux préjudices que j'ai subis. Si tel ne devait pas être le cas, je me verrai dans l'obligation de m'adresser à d'autres instances pour que réparation soit faite et que justice me soit rendue.
Yves Michaud |
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